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27 mars 2007

Déclaration de Berlin à l'occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome

medium_berlin_summit.2.jpgA l'occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome, les dirigeants de toute l'Europe ainsi que le Président de la Commission européenne et celui du Parlement européen se sont rassemblés le 25 mars 2007 dans la capitale allemande pour signer la Déclaration de Berlin. Présentant sa vision de l'Europe, la déclaration réaffirme les valeurs européennes communes et présente les enjeux à venir.

Télécharger la Déclaration de Berlin (Source: Ambassade d'Allemagne - 25 mars 2007): Déclaration_de_Berlin_-_25.03.2007.pdf


 

02 mars 2007

Déclaration de politique générale de la Chancelière fédérale Angela Merkel - 1er mars 2007

medium_Merkel_Bundestag.2.jpg50 ans après la signature des Traités de Rome qui instituaient la Communauté européenne, la chancelière fédérale Angela Merkel  voit l'Europe de nouveau confrontée à des défis historiques.

Aujourd'hui, il s'agit d'adapter l'Union européenne à la nouvelle situation mondiale, aussi bien sur le plan économique qu'écologique.

C'est ce qu'a exprimé Mme Merkel devant le Bundestag dans sa déclaration gouvernementale quelques jours avant le début du Conseil européen de printemps.

Télécharger la Déclaration de politique générale d'Angela Merkel - 1er mars 2007 (Source: Ambassade d'Allemagne):

Déclaration_de_politique_générale_A._Merkel.pdf

20 février 2007

Discours prononcé par Angela Merkel devant le Parlement Européen, 17 février 2007

medium_Merkel_3.jpgAngela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne et Présidente en exercice du Conseil, a participé mardi 13 février 2007 a une session plénière du Parlement Européen (Strasbourg).

Après que Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement Européen, ait présenté le programme de sa présidence lors de son discours d'investiture, Angela Merkel s'est exprimée devant les députés européens en mettant particulièrement l'accent sur l'importance pour l'Union Européenne de s'engager plus activement dans la protection de l'environnement.


Pour lire le discours, cliquer ici: 

Discours_prononce_par_Angela_Merkel_-_13_fevrier_2007.pdf 

(Source: Ambassade d'Allemagne)

22 janvier 2007

Discours prononcé à Strasbourg par Madame Merkel le 17 janvier 2007 devant le Parlement européen

medium_A._Merkel.jpgAngela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne,  a présenté mercredi 17 janvier 2007, devant les députés du Parlement Européen (Strasbourg), le programme de la présidence allemande de l’Union Européenne.

"Il ne pourra y avoir de nouveaux élargissements sans l'adoption d'une constitution", a t-elle notamment souligné...

Pour lire la suite du discours, cliquer ici: _Discours_prononce_par_Madame_Angela_Merkel_.pdf

08 janvier 2007

Des réformes pour l'Allemagne et pour l'Europe

medium_merkel.jpgDans une tribune publiée dans le quotidien allemand « Handelsblatt », la chancelière Angela Merkel, place le dynamisme économique comme une des priorités de l'Union européenne pour les années à venir. Ce sera donc un des axes de travail de la présidence allemande de l'Union européenne. L'indépendance de l'Europe en matière énergétique est également une question qu'il faudra sérieusement abordée, selon la chancelière. Enfin, Angela Merkel signifie son intention de donner un nouvel élan au projet de Constitution. Pour lire la tribune de la Chancelière sur le site du gouvernement allemand, cliquer ici. 

 

 

 

 

27 octobre 2006

Les priorités de la présidence allemande du G8

medium_europa-und-afrika-sind-nachbarn972279_property_poster.jpg La présidence allemande du G8 en 2007 mettra l'accent sur les questions de la mise en œuvre de la mondialisation de l'économie et le développement de l'Afrique. Le sommet du G8 se tiendra à Heiligendamm du 6 au 8 juin 2007. En savoir plus....

22 septembre 2006

Deutscher Bundestag hat Libanoneinsatz beschlossen

medium_bundeswehr_liban.3.jpgDie deutsche Marine ist auf dem Weg in den ersten Nahost-Einsatz in der Geschichte der Bundeswehr. An diesem Donnerstag liefen in Wilhelmshaven acht Schiffe mit rund tausend Soldaten an Bord aus. In zehn bis vierzehn Tagen sollen sie im Einsatzgebiet vor der libanesischen Küste ankommen. Verteidigungsminister Franz Josef Jung (CDU) sprach von einem historischen Tag, so die Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Lesen Sie den ganzen Artikel der FAZ....

01 septembre 2006

Romano Prodi recentre l'Italie sur l'Europe

                          Cmedium_RomanoProdi.jpgeux qui reprochaient à Romano Prodi de trop s'occuper de la politique italienne lorsqu'il était à Bruxelles ne peuvent plus aujourd'hui douter de son attachement à l'Europe. Les cent premiers jours de gouvernement de l'ancien président de la Commission ont marqué sans ambiguïté la volonté de Rome de revenir sur la scène européenne, et même d'y retrouver un rôle majeur...

Lire l'article sur la page web du Monde.

30 août 2006

Les Tchèques sans gouvernement depuis trois mois

                            Pmedium_RepTcheque.jpgrès de trois mois après les élections législatives des 2 et 3 juin, qui n'ont pu départager gauche et droite - cent députés chacune -, la République tchèque est toujours sans nouveau gouvernement et aucune solution viable ni stable ne se profile.

Lire l'article sur la page web du Monde...

24 août 2006

Paris estime que "les règles d'engagement" de la nouvelle Finul vont "dans le bon sens"

medium_finul.jpg"La France ne souhaite pas prendre officiellement position sur les "documents de travail" (...) qui s'appliqueront à la Force Intérimaire des Nations-Unis au Liban (FINUL) mais elle estime que ces textes (...) vont dans le bon sens..."

Lire l'article sur la page web du Monde

21 août 2006

L'Autriche n'entend pas envoyer de troupes au Liban

medium_logo-bundesheer.jpg

Article de RIA Novosti:

 L'Autriche n'a pas l'intention d'envoyer un contingent militaire pour renforcer la Finul (Force intérimaire de l'ONU au Liban sud), a déclaré jeudi la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik.

"Nous n'enverrons aucune force au Liban", a-t-elle souligné dans une interview accordée au quotidien Kurier. Lire plus....

18 août 2006

Besuch des ungarischen Ministerpräsidenten Gyurcsány in Wien

medium_Schuessel._Gyurcsany.jpgÖsterreich und Ungarn haben die gemeinsame Aufgabe, im Donauraum der Stabilität, der gemeinsamen Verständigung und der wirtschaftlichen Prosperität zu dienen. Wir übernehmen diese Rolle gerne und wir wollen einander dabei unterstützen“, so der ungarische Ministerpräsident Gyurcsány... so die Meldung von oesterreichnews.de-  hier klicken um den Artikel zu lesen

14 mai 2006

EU-Verfassung wichtig für deutsche Präsidentschaft

medium_wdr_europaforum.jpgBundeskanzlerin Angela Merkel sieht zurzeit keine Chance für eine deutsche Initiative zur Rettung der EU-Verfassung. In einer Rede beim Europaforum des WDR in Berlin bekannte sie sich zwar eindeutig zum europäischen Verfassungs- vertrag, wandte sich aber gegen einen "Schnellschuss". Der geeignete Zeitpunkt zum Handeln sei "zurzeit nicht gegeben", betonte sie. Gleichwohl zeigte sich Merkel davon überzeugt, dass Europa die gegenwärtige Schwäche überwinden könne. Nach den ablehnenden Referenden in Frankreich und den Niederlanden sei die Lage kompliziert, sagte die Kanzlerin. Deshalb müssten sorgfältig die Möglichkeiten ausgelotet werden. Sie kündigte an, dass die Bundesregierung während der deutschen EU-Ratspräsidentschaft im ersten Halbjahr 2007 dem Thema eine hohe Bedeutung zumessen werde. > Lire l'article de la "tagesschau"...

17 février 2006

Contribution thématique de Henri de Grossouvre à "IL FEDERALISTA"

La contribution thématique "La creazione di una avanguardia europea" de Henri de Grossouvre est parue dans la publication trimestrielle italienne "IL FEDERALISTA", éditée par la "Fondazione Europea Luciano Bolis" et du Centre des études du fédéralisme Mario Albertini (Pavie).

>Télécharger l'article

15 février 2006

Intervention de Henri de Grossouvre à Pavie (IT)

Le Directeur du Forum Carolus, Henri de Grossouvre, interviendra lundi, le 20 février 2006 lors du séminaire international "Building A European Federal State In An Enlarged European Union" à l'université de Pavie (Italie). medium_pavia.jpgCe séminaire est organisé par la chaire du droit européen de la faculté de droit de l'université de Pavie en partenariat de la fondation Mario et Valeria Albertini. Lire le programme>

17 janvier 2006

Villepin à Berlin le 18

medium_joschka.3.jpgEn décembre 2000, dans son célèbre discours à l'université Humbold à Berlin, Joschka FISCHER avait vivement plaidé en faveur de la constitution d'un noyau dur européen (Vom Staatenverbun zur Föderation, Gedanken über die Finalität der Europäischen Integration). L'idée d'un noyau dur avait été proposée en 1994 par les députés Lamers et Schaüble. Aujourd'hui plus que jamais, pour sortir de la crise institutionnelle, l'Europe a besoin que quelques pays pionniers décident ensemble d'aller résolument de l'avant, tout en laissant la porte ouverte à leurs partenaires qui souhaiteraient les rejoindre ultérieurement. "Stephan Collignon a inventé à ce sujet la jolie expression de la maison avec jardin, le jardin étant l'Union et la maison le noyau dur, pour lui la République Européenne" (Winfried VEIT, Friedrich Ebert Stiftung, La nouvelle géopolitique de l'Europe, mars 2005).

Dominique de VILLEPIN est partisan d'une Avant-Garde européenne à base franco-allemande (voir sur ce sitemedium_villepin.5.jpg notre note article paru dans le Figaro du 15 juin: "Alternative au Non à Strasbourg". Demain, mercredi 18 janvier, faisant écho au discours de Joschka FISCHER, Dominique de VILLEPIN prononcera un discours à l'Université Humbold de Berlin.

16 novembre 2005

Colloque sur l'Avant-garde à Budapest: 18 & 19 novembre 2005

Le CIFE Hongrie (Centre International de Formation Européenne de Budapest), en partenariat avec le Forum Carolus et le Petit Journal de Budapest, organise les 18 et 19 novembre à Budapest un colloque intitulé "L'avenir de l'Europe, l'Europe de l'avenir". Ce colloque portera sur l'élargissement et la question de l'Europe à plusieurs vitesses et du noyau dur. Programme du colloque de Budapest.

     NeTe – CiFe HoNgRiE

03 novembre 2005

Séminaire International à Strasbourg

Le séminaire international sur l'avant-garde européenne qui se tiendra les 12 et 13 novembre 2005 à Strasbourg (Hôtel Ciarus) aura pour thème : "After the failure of the European Constitution, how to resume the project of a European Federation with a "Core of States" ?".

Le débat portera également sur les procédures, les institutions et les compétences nécessaires à la création d'un noyau fédéral dans une Union élargie.

Lire le programme...

26 octobre 2005

Chirac pour les groupes Pionniers dans 26 quotidiens européens

Le président Jacques Chirac a publié, à la veille du sommet de Hampton Court, dans 26 quotidiens européens une tribune en faveur de la mise en place d'Avant-gardes et de groupes pionniers. Le débat et le projet de publication du Forum Carolus lancé, il y a quelques mois, a ainsi été programmé exactement au bon moment. Jacques Chirac écrit notamment:

"Sous présidence autrichienne, nous allons faire le point sur l'état du processus de ratification du traité constitutionnel dans l'ensemble des pays de l'Union. La France souhaite préparer cette échéance avec ses partenaires, et notamment le nouveau gouvernement allemand. En parallèle, nous pourrions réfléchir à l'amélioration du fonctionnement des institutions dans le cadre des traités existants, notamment dans les domaines de la gouvernance économique, de la sécurité intérieure et de l'action extérieure et de défense de l'Union. Dans le même esprit, si la France récuse l'idée d'un directoire – car l'Union a besoin de tous et doit respecter chacun –, je pense qu'il faut absolument permettre aux Etats qui veulent agir ensemble, en complément des politiques communes, de le faire. Ces groupes pionniers, pour lesquels j'ai présenté des propositions dès 2000, doivent pouvoir se constituer autour de tous les pays qui en ont la volonté et les moyens, et rester ouverts à tous ceux qui sont prêts à les rejoindre. C'est ce que nous avons fait avec la monnaie unique, la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen ou certaines initiatives de défense. Dans cette perspective, les membres de la zone euro ont vocation à approfondir leur intégration politique, économique et sociale."

 

Source: Le Figaro, Lire l'article entier...

 

FAZ: "Chirac: die EU darf keine Handelszone werden"., Financial Times: "Europe needs Strength and Solidarity". Corriere della Sera: "Un pacchetto di mischia per guidare l'Unione" ; Népszabadság Online: Erő és szolidaritás - válasz az európaiaknak

 

"Frankreich und Deutschland hätten grosse Programme in der Biotechnologie, Informationstechnologie und Nanotechnologie angestossen. Er schlage vor, diese auf ganz Europa auszudehnen. Mit Hilfe der Europäischen Investitionsbank sollten die gemeinschaftlichen Forschungskapazitäten verdoppelt werden". (FAZ)

13 octobre 2005

L’avant-garde comme nécessité et opportunité

Par Hajnalka VINCZE

L’ Europe intégrée où il n’y aurait pas de politique, se mettrait alors à dépendre de quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une. (Charles de Gaulle, 1961)

Il y a une seule question qui vaille dans l’état actuel de l’Union européenne. C’est de savoir si cette crise est enfin « la » crise. La réponse dépend uniquement de la volonté politique des dirigeants des Etats membres, au premier chef desquels la France et l’Allemagne.

La souffrance est le résultat non pas du, mais des élargissements. Les chefs d’Etat et de gouvernement des Six, en 1969 à la Haye, avaient beau dire ne pas marquer leur accord pour l’ouverture des négociations d’adhésion que « pour autant que les Etats candidats acceptent les traités et leurs finalité politiques ». Or, il est plus qu’évident que déjà au tout premier élargissement certains des nouveaux Etats membres ne manifestaient guère d'intérêt pour la dimension politique de la construction européenne. Mais le véritable problème est le résultat de la négligence des aspects organisationnels par les Quinze. Il ne s’agit pas des bricolages institutionnels, mais de la gestion structurelle de la diversité, pour ne pas dire antagonisme, des visions politiques.

Néanmoins la différenciation gagne du terrain à l’intérieur de l’Union européenne. Car la gestion du nombre et de l’hétérogénéité croissants des Etats membres de l’UE rend inéluctable l’organisation de la soi-disant géométrie variable. En effet, le regroupement en différents cercles est l’unique solution pour consolider nos acquis et poursuivre le processus d’intégration. Ceci pour des raisons à la fois techniques (les réunions du Conseil à 25, autour d’une table longue comme le quart d’un terrain de foot, rappellent « les conférences de paix soviétiques » comme l’a remarqué l’observateur britannique Timothy Garton Ash) et surtout politiques (les divergences des ambitions des Etats membres quant au contenu et aux finalités du projet européen).

En effet, un document précieux fut soumis à la Commission, au printemps 2004, par un groupe de personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn, travaillant sur la demande de Romano Prodi pour élaborer « un projet durable » pour l’Europe. Le titre en dit déjà long : « Construire l’Europe politique ». Le message est, lui aussi, très clair : la cause de nos misères d’aujourd’hui se trouve dans le fait que rien ne défend et ne représente politiquement notre modèle économique, social, culturel européen. Leur conclusion est tout aussi limpide : « Certains Etats membres ne pourront pas satisfaire avant longtemps aux sacrifices de souveraineté qu’entraîne la construction de l’Union politique. D’autres ne le souhaiteront pas. Dès lors l’existence d’un ensemble plus intégré peut difficilement être écarté. Il faut inscrire le territoire de l’Union dans des ensembles concentriques : un ensemble plus intégré politiquement, ouvert à tous ; un ensemble proche de l’Union européenne actuelle, ayant vocation à s’élargir ; un ensemble affilié plus large réunissant les pays pouvant avoir vocation à l’adhésion autour d’une solidarité économique, financière et sociale. » Sur le long terme, tous les scénarios mènent à la mise en place de cette avant-garde.

A ce propos, il était particulièrement amusant de voir l’attitude de Jacques Delors et de Valéry Giscard d’Estaing au sujet du traité dit « constitutionnel ». Les deux se sont clairement prononcés en faveur de la ratification du traité. Or, on peut facilement deviner que ce n’est que parce qu’ils savent pertinemment que celui-ci ne signifie strictement rien. Sans entrer dans les multiples détails qui relativisent l’importance du texte, on s’en tiendra à l’essentiel. Delors et Giscard ont, par le passé, maintes fois affirmé que les ambitions réalistes de l’Europe élargie se situent quelque part vers l’Acte unique adopté au milieu des années 1980. C’est-à-dire quatre traités avant ce dernier. Et ils ont raison. Pour ce qui est de la mise en place d’une avant-garde capable de poursuivre les finalités de la vision des Pères fondateurs et d’établir les conditions de l’action politique, la question n’est pas de savoir « si » mais « quand ».

L’état actuel de l’Union ne fait qu’y ajouter l’argument de l’urgence. Notamment à cause du rapport de l’opinion public à l’Union européenne : le soi-disant déficit démocratique qui n’est rien d’autre qu’un déficit politique. Qui pourrait sérieusement imaginer un instant qu’une Europe trahissant ses finalités originelles, prête à abandonner son propre modèle, renonçant à son autonomie stratégique puisse jamais mobiliser les citoyens ? La seule réponse réside dans le lancement d'une avant-garde : un noyau dur défendant tous les aspects clés de la souveraineté européenne et capable d’entraîner, à terme, le reste des Etats-membres sur ce chemin.

L’approche française est révélatrice à cet égard. Au fond de la politique européenne de la France, on trouve la séparation « en deux projets » envisagée par Giscard et par Delors. C’est la seule manière de résoudre la contradiction qui paralyse Paris depuis longtemps (bien avant ce dernier élargissement à 25). Notamment le fait que d’une part le degré d’intégration actuel est insuffisant pour mettre en œuvre la vision d’Europe-puissance (la transformation de l’Europe en un acteur international autonome, à part entière) ; tandis que tout approfondissement de l’intégration au niveau du pan-Union (à 15, à 25 ou plus) entraînerait automatiquement la mise en minorité de cette même vision d’Europe-puissance.

La seule solution est de séparer le « vouloir vivre ensemble » et le « vouloir agir ensemble ». En d’autres termes : la distinction, sur la base de la volonté politique des participants, des éléments passifs et actifs de la relation aux monde extérieur. L’Europe-espace est en soi – en tant que « laboratoire de la gestion des interdépendances » pour reprendre la définition de Delors – un modèle pour d’autres intégrations régionales. Néanmoins, pour que des rapports de force plus équilibrés se mettent en place au niveau global – la condition sine qua non d’un véritable multilatéralisme – il faut que l’Europe-puissance apparaisse et joue un rôle actif.

Or, il est évident que l’Union d’aujourd’hui va contre-courant : on s’applique à forcer des approfondissements au niveau de la grande Europe. Dans ces circonstances, il faut maximiser les opportunités dans ce cadre et surtout promouvoir des projets concrets sur base de flexibilité. Et ne pas insister sur un quelconque approfondissement à 25, 30, 40 qui conduirait à une érosion de la souveraineté (transfert de celle des Etats membres vers un collectif européen qui n’est ni disposé ni capable de la défendre). En sachant pertinemment que sous la pression des événements la séparation des deux projets Europe-puissance et Europe-espace deviendra, tôt ou tard, inévitable. Comme l’avait remarqué l’inventeur du projet européen, Jean Monnet : « Il n’y a pas d’idées prématurées, il y a des moments opportuns qu’il faut savoir attendre. »

Hajnalka VINCZE (English version: European avant-garde as both a necessity and an opportunity)

L’article est une compilation basée sur plusieurs papiers de l’auteur:
http://hajnalka-vincze.com/Publications/21
http://hajnalka-vincze.com/Publications/26
http://hajnalka-vincze.com/Publications/27
http://hajnalka-vincze.com/Publications/94

Lamers: Pour une Avant-garde de la Défense

 

Au lendemain du Non français, Karl LAMERS, l'initiateur en 1994 avec Wolfgang Schäuble du concept de noyau dur, repris par diverses personalités de droite et de gauche, s'est prononcé pour une Avant-garde européenne batie sur la défense européenne: "L'Europe de la défense en priorité" (Le Figaro, 31 mai 2005), "Il n'y a pas d'alternative si l'Europe veut garder sa place dans le monde. C'est pourquoi les responsables français ne doivent pas se détourner de cette politique, mais au contraire la poursuivre avec détemination. C'est le seul moyen si l'on veut prendre en compte les peurs des citoyens qui craignent le dumping social et le chômage. Il faut, en un mot, que l'Europe redevienne synonyme d'espoir". (...)

"La perspective d'un élargissement sans limite de l'Union européenne, et en particulier à la Turquie, a renforcé ces angoisses. Nos citoyens se sentent d'une certaine manière étrangers à la nouvelle Europe élargie. A ce stade précis, les deux concepts fondamentaux de l'élargissement et de l'appronfondissement se sont révélés incompatibles". (...) "Il faudra prendre une initiative au niveau des Etats membres qui se sentent les plus proches les uns des autres, et donc en particulier la France et l'Allemagne, pour créer une Union plus étroite." (...) "Pourquoi ne serait il pas possible, en 2005, de prendre le chemin inverse: nous concentrer sur la perspective d'une défense européenne pour faire redémarrer le processus d'intégration".

Cette approche est aussi celle du Forum Carolus, la défense occupera une place centrale dans notre livre sur l'Avant-garde à paraître en 2006.

Forum Carolus, Strasbourg, le 13 octobre 2005

 

 

E. Balladur: pour une Europe à plusieurs vitesses

Edouard Balladur, chef de la Commission affaire étrangère du Sénat est pour une Europe à plusieurs vitesses.  Lubomir Zaoralek, président de la chambre tchèque est contre...

 

Lors de sa récente visite en France, le président de la Chambre des députés tchèque Lubomir Zaoralek s'est entretenu avec des hommes politiques français, dont M. Edouard Balladur, chef de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Le concept controversé de l'Europe à deux ou plusieurs vitesses a été l'un des principaux sujets abordés.
Lubomir Zaoralek refuse non seulement le concept selon lequel un groupe de pays jouerait un rôle plus important que les autres membres de l'Union, mais il se montre également réticent à l'idée d'une Europe à plusieurs vitesses. D'après cette idée défendue, par exemple, par Edouard Balladur, certains pays membres pourraient progresser plus rapidement que d'autres sur la voie de l'intégration européenne.
Lu sur Relatio
En 1994, le premier ministre Edouard BALLADUR avait été l'initiateur du concept de noyau dur qu'il avait défendu publiquement, cette idée avait été reprise la même année par les chrétiens-démocrates allemands Lamers et Schäuble.

12 octobre 2005

Alain JUPPE se prononce pour une Avant-garde européenne

Alain JUPPE se prononce sur son blog pour une Avant-garde européenne. Déjà, de nombreux hommes politiques européens, de droite comme de gauche (Pascal Lamy, Dominqiue Strauss-Kahn, Dominique de Villepin, Karl Lamers, Wolfgang Schauble...), ont pris position pour l'approfondissement de l'Europe politique, seule alternative à la logique de l'élargissement sans fin synonyme d'Europe Marché sans poids politique.

"L'Union européenne qui va se bâtir à 30 ou 40 (car après la Turquie viendra l'Ukraine et ainsi de suite) n'aura plus grand chose à voir avec le "rêve" - partagé par beaucoup d'entre nous - d'une Europe politique capable d'affirmer ses positions sur la scène internationale, dans un esprit de partenariat mais d'indépendance. Il suffit, pour s'en convaincre, de voir l'énergie que la Grande-Bretagne a déployée pour parvenir à ce résultat, avec le soutien actif de l'Administration Bush.
Le moment est donc venu, me semble-t-il, de rassembler ceux qui, dans l'Union, ne renoncent pas et veulent aller plus loin dans l'édification de cette Fédération d'Etats-Nations qui constituait le projet politique intimement lié avec le projet de Constitution. La zone Euro peut-elle servir de socle à cette Europe politique? Je ne sous-estime pas la très grande difficulté d'une telle entreprise. Mais fait-il renoncer à se poser les bonnes questions parce qu'elles sont difficiles?"  A. JUPPE,
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De defensa sur le noyau dur...

Pas de Plan B, voire...

(...) Frattini ne donne qu’une indication générale. Il nous dit que l’on chercherait un “plan B”, donc qu’il peut y en avoir, — mais il ne nous dit pas qu’il y en a ou qu’on y travaille de façon très précise. C’est sur ce dernier point que nous apportons des précisions, venues de sources diplomatiques en contact constant avec la diplomatie allemande. Ces précisions nous disent qu’il y aurait d’ores et déjà une grande activité sur le thème d’un “plan B” et que le chancelier Schröder s’y active.

Ces sources indiquent qu’ « en cas de victoire du “non” en France, le chancelier Schröder pourrait proposer une formule pour la formation d’un “noyau dur” européen, éventuellement en-dehors ou à côté des structures formelles de l’UE. » Il s’agirait de tourner autour de la formule du “sommet de Tervueren” (avril 2003, réunion dans la banlieue de Bruxelles des Français, des Allemands, des Belges et des Luxembourgeois pour faire avancer la défense européenne), peut-être en y ajoutant les Espagnols de Zapatero. Ces mêmes sources s’interrogent sur la France à ce propos, puisque son “non” pourrait être perçu comme anti-européen, — mais cette interrogation nous semble purement formelle bien entendu. La France participerait évidemment à une telle initiative.

Ces mêmes sources signalent que les Allemands ont évolué d’une manière fondamentale du point de vue de la sécurité. « Pour la sécurité européenne, ils placent désormais l’Europe en première place comme cadre d’organisation, et l’OTAN en seconde place. Jusqu’ici, la formule était inversée, avec l’OTAN en première place. » Précision capitale : cette évolution n’est pas le fait du seul gouvernement et de la gauche allemande. L’opposition démocrate-chrétienne y souscrit, ce qui reflète une évolution générale de ces milieux de la droite allemande, qui prennent leurs distances de leur atlantisme traditionnel.

Une telle formule de la recherche d’un “noyau dur” européen a sans aucun doute la logique pour elle. La pire chose qui est arrivée à l’Europe ces dernières années, c’est l’élargissement, qui compromet définitivement tout projet sérieux d’intégration européenne, dans tous les cas dans quelques domaines importants et dans les schémas existants. Il est clair que l’opposition constatée en France à la Constitution européenne s’appuie en bonne part sur l’opposition à cette catastrophique initiative d’élargissement, dont l’effet ne cesse de s’aggraver avec les autres adhésions envisagées de façon chaotique.

Il est d’autre part certain que l’existence d’une alternative à la situation actuelle en cas de vote négatif français, surtout vers une formule de “noyau dur”, contribuerait, ou contribuera fortement à rendre le vote négatif beaucoup plus assuré. Lire le texte entier. 

Source: de defensa

Qui croit encore à un noyau dur?

Par Thomas Ferenczi

La perspective d'une Europe duale, partagée entre un centre solidement uni et une périphérie plus faiblement intégrée, n'est pas nouvelle. Elle a été défendue publiquement en 1994 par Edouard Balladur, alors premier ministre, développée la même année par deux dirigeants de la démocratie chrétienne allemande, Karl Lamers et Wolfgang Schäuble, relancée quelques années plus tard par Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, puis par Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères allemand, reprise ensuite largement dans le débat français, à droite comme à gauche. Jacques Chirac a parlé en 2000 de "groupe pionnier", tandis que plusieurs personnalités socialistes, dont Pascal Lamy, alors commissaire européen, et Dominique Strauss-Kahn, ont suggéré la création d'une "force ramassée" au cœur de la "solidarité continentale" , d'un "ensemble plus étroit à l'intérieur d'un autre" . La dimension de la grande Europe, expliquaient-ils, "ne se prête pas à l'action plus volontariste dont nous avons besoin". Source: Le Monde du 12 octobre, Lire la suite

11 octobre 2005

Séminaire international

Un séminaire international sur l'avant-garde européenne se tiendra à Strasbourg les 12 et 13 novembre 2005. Organisé par l'"Action Committee for a European Federal State" avec le support de la "Mario and Valeria Albertini Foundation", ce séminaire aura pour thème :

 "After the failure of the European Constitution, how to resume the project of a European Federation with a "Core of States" ?"