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26 novembre 2007

Rencontre du Consul d'Allemagne

« Strasbourg International Club », a le plaisir de vous inviter à la rencontre de Bruno Brommer, Consul général d’Allemagne. Elle aura lieu le mercredi 12 décembre à 19h30 au Tie-Break, restaurant du Tennis Club de Strasbourg (30, rue de Coubertin- 67 000 Strasbourg- Tél : 03 88 45 78 776- Parking attenant).Pour des questions d’organisation, merci de vous inscrire par retour de mail: johnexum@gmail.com. Frais de participation : 25 € en votre aimable règlement sur le lieu et à l’ordre du restaurant.
Pour plus d'informations veuillez télécharger Invitation 12 decembre Consul Allemagne.pdf.

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21 novembre 2007

POUR UNE EUROPE EUROPEENNE, UNE AVANT-GARDE POUR SORTIR DE L'IMPASSE

Henri de Grossouvre   Pour une Europe européenne - Une Avant-garde pour sortir de l'impasse
Xenia 2007 /  17 € - 111.35 ffr. / 191 pages
ISBN : 978-2-88892-037-3
FORMAT : 15,0cm x 21,5cm

L'auteur du compte rendu : Juriste, essayiste, docteur en sociologie, Frédéric Delorca a dirigé, aux Editions Le Temps des Cerises, Atlas alternatif : le monde à l'heure de la globalisation impériale (2006).

La «fin de l’Histoire» n’ayant finalement eu qu’un temps, les peuples de notre époque de plus en plus tentent de se réapproprier leur passé pour se construire un avenir. Telle est la tâche à laquelle s’atèle parmi d’autres, en Europe, le «Forum Carolus», un think tank basé à Strasbourg et dirigé par le publiciste Henri de Grossouvre.

Partant du double constat selon lequel l’Europe indéfiniment élargie risque de noyer tout projet politique dans une zone de libre-échange mou et que l’Empire américain, sur le déclin, ne peut plus rien proposer à l’Europe, l’ouvrage collectif que ce groupe publie chez Xenia sous le titre Pour une Europe européenne propose un option originale pour notre continent : une intégration politique dans les frontières de l’ancien empire carolingien (France-Allemagne-Belgique-Luxembourg-Autriche augmenté de la Hongrie, à l’exclusion des Pays-Bas, pour des raisons politiques qui auraient du reste gagné à être mieux explicitées).

L’idée ne sort pas du néant. Voilà quelques années que le projet de «noyau dur», ou d’«Europe à plusieurs vitesse» circule dans les débats. La création de la zone euro et de l’Espace Schengen participe de cette logique. L’intérêt de la proposition du Forum Carolus est de formaliser concrètement cette «avant-garde» institutionnelle possible, dans les domaines de la défense, de l’énergie de la recherche scientifique. Comme le fait remarquer Henri de Grossouvre dans sa propre contribution au livre, d’une certaine façon l’échec du Traité constitutionnel européen, rejeté par référendum par la France et les Pays-Bas en 2006, ouvre une chance à l’option «avant-gardiste», tandis que la dynamique économique de l’axe rhénan plaide fortement pour la viabilité du projet.

La volonté de repenser une Europe politique autour de l’héritage carolingien marque aujourd’hui une rupture avec l’utopie d’une Europe abstraite, dé-territorialisée, aux frontières évanescentes et atemporelle. Elle renoue avec les fondamentaux de la science politique qui articulent l’action publique aux États et aux territoires. En rompant avec les Iles britanniques (exclues de cette «avant-garde» potentielle), le projet fait le choix clair d’une intégration continentale cohérente qui, en fermant la voie à l’hégémonisme états-unien, ouvre sur une collaboration avec la Russie et l’ensemble de l’Eurasie (H. de Grossouvre dirige par ailleurs l’association Paris-Berlin-Moscou).

On peut cependant s’interroger sur le modus operandi concret de la construction politique qui nous est ici proposée. S’agit-il dans un premier temps d’un simple programme expérimental inter-étatique sur le modèle du Corps européen par exemple, ou d’emblée d’un embryon d’Etat au sein de l’Union ? S’il s’agit d’un futur Etat, sa structure est-elle envisagée sur un mode centralisé ou fédéral (le livre fait beaucoup référence à des réseaux, ce qui semble faire pencher la balance plutôt vers la seconde option) ? Quelles seraient les relations de cette structure avec l’Union européenne et les autres organisations multinationales comme l’OTAN, le Conseil de l’Europe, l’OSCE ? Enfin, on eût aimé aussi que cet ouvrage fournisse une piste sur les moyens de susciter l’adhésion populaire à pareil projet, et notamment de surmonter les obstacles culturels (en particulier linguistiques) persistants qui séparent l’ensemble germanique du bloc francophone.

Le présent ouvrage a au moins le mérite d’ouvrir une piste stimulante pour la réflexion et le débat, à l’heure où l’évolution institutionnelle de l’Europe se trouve à la croisée des chemins.

Frédéric Delorca

article initialement publié sur Parutions.com

 

12 novembre 2007

LANCEMENT DU LIVRE « POUR UNE EUROPE EUROPEENNE. UNE AVANT-GARDE POUR SORTIR DE L’IMPASSE » DU 6 NOV. 2007

02442e1a0686c5384c99b931b6691f1d.jpgLe 6 novembre à la Librairie Kleber à Strasbourg nous avons eu le plaisir d’assister au lancement du livre Pour une Europe européenne. Une avant-garde pour sortir de l’impasse sous l’égide du Forum Carolus.
Cet événement a été l’occasion de mener un débat autour de l’impératif d’une relance de la construction européenne par la création d’une avant-garde sur la base d’un « noyau dur » franco-allemand. Cette démarche est fondamentale pour ne pas aboutir à une impasse et relever le défi des alliances stratégiques permettant à l’Europe de renforcer sa souveraineté.

Slobodan Despot, le directeur de la maison d’édition Xénia, a fait le lien avec le précédent livre de Henri de Grossouvre Paris-Berlin-Moscou, la voie de l’indépendance et de la paix, publié en 2002, et dont cet ouvrage est d’une certaine manière la continuation. L’auteur, directeur du Forum Carolus, a renchéri d’ailleurs en parlant des « 2 facettes de la même médaille » car on retrouve dans ces 2 livres la thématique de l’Europe politique et de la coopération stratégique avec des tiers. 

« Europe européenne » : Ce sous-titre apparemment tautologique fait référence à une expression 7844ad1bb19e7d540e427a486ddd4fb1.jpggaullienne englobant la notion d’Europe politique vers laquelle il faut œuvrer, une Europe indépendante, qui peut mener sa propre politique conformément à ses intérêts.

Deux alternatives se présentent à nous: l’Europe marché ou bien l’Europe politique. Si l’on opte pour la deuxième il y a une seule solution: se donner les moyens de construire une Europe à part entière et dont on connaît les frontières avec les pays qui en sont capables.

A l’heure actuelle, face à l’échec du Traité constitutionnel européen, après un élargissement à 27 et l’adoption du traité réformateur, il est impossible d’aller plus loin politiquement. Il s’ensuit que la mise en place d’une avant-garde de pays s’impose pour prendre des initiatives sur les questions vitales de l’Europe comme la défense, l’énergie et la recherche scientifique. Actuellement un groupe de 6 pays pourraient partager cette vision (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Hongrie et Autriche) mais la porte est ouverte aux pays souhaitant les rejoindre.

De surcroît, Henri de Grossouvre a accentué la nécessité pour l’Europe de compter sur elle-même pour la défense de ses intérêts vitaux.

4292944c951457859bebadd403f3212f.jpgPour sa part, l’analyste Hajnalka Vincze a tenu à clarifier 2 notions :

-le terme « européen » prenant le sens de supranational ne doit pas occulter le sens premier désignant ce qui est spécifique à l’Europe sous peine de minimiser toute possibilité de défense de l’indépendance et de la puissance européenne.

-le terme de souveraineté, fil conducteur du projet d’avant-garde, implique aussi bien la liberté de décision du citoyen que l’autonomie de l’état, deux dimensions qui sont inextricablement liées.

Du fait de sa dépendance par rapport aux Etats-Unis, « l’Europe a un intérêt primordial à préserver une marge de manœuvre autonome ». Par conséquent, il faut « croire en l’Europe indépendante, l’asseoir sur la base d’une légitimité réciproque et inscrire ce partenariat transatlantique dans la durée ».

57e4fc64d852a961fdb7016719a58d8b.jpgFrançois Loos, député et ancien ministre délégué à l’industrie, initiateur du Forum Carolus, a préfacé cet ouvrage. Il a mis en avant la nécessité de penser l’Europe en Alsace, tout en se réjouissant du fait que le Forum Carolus réfléchit l’Europe autrement que d’autres think tanks et surtout pense l’Europe « de » Strasbourg.

Comme l’a fait remarquer Eric Maulin, directeur de l’IHEE de Strasbourg, le projet proposé dans ce livre représente « une alternative au développement de l’UE qui fait preuve d’une certaine empathie » par le truchement de la constitution d’une avant-garde et d’une coopération renforcée. En corollaire, la souveraineté européenne est quelque chose qui se constate à partir d’une volonté de vivre ensemble ; « sans la volonté commune toute construction européenne ne serait qu’une vaste prison ».15cde74d5887eaddaea0765d18deff98.jpg

Néanmoins, Henri de Grossouvre s’est interrogé sur le manque d’une réflexion véritable sur l’Europe à Strasbourg, le Forum Carolus étant le seul think tank strasbourgeois alors qu’il y en a des dizaines à Bruxelles.

Ce lancement, qui s’est déroulé dans une ambiance détendue, a suscité le vif intérêt de l’auditoire et a fait salle pleine. Les réactions appréciatives et le débat stimulant qui s’est ensuivi incitent à réfléchir sur l’avenir et le devenir de l’Europe.

Ici, à Strasbourg, ville en deçà et au-delà de l’UE, ce projet ambitieux et crédible fait rêver et nous caressons l’espoir qu’un jour il deviendra réalité.

4438c753f18ae7e5b4eecc2728857b05.jpgSorina Bobu, stagiaire au Forum Carolus, Strasbourg le 12 novembre 2007

11 novembre 2007

RENCONTRES DE L’ISEG STRASBOURG, le 15 nov. 2007

Dans le cadre des rencontres de l’ISEG de Strasbourg s’est tenue, le 15 novembre 2007, une conférence organisée par l’APUIE (Association pour la Promotion et l’Utilisation de l’Intelligence Economique) en partenariat avec le Forum Carolus.
L’intervenant, Pierre Bourguignon, est consultant en développement stratégique et commercial. Il a donné une conférence intitulée « Comment développer votre activité grâce à votre réseau relationnel ? ».

Le réseau est fondamentalement un accélérateur de rencontres et d’opportunités. Plus qu’un outil de travail, il consiste en une attitude à adopter, un savoir-être dont le catalyseur est l’ouverture aux autres. Il faut « repérer et se faire repérer, solliciter et être sollicité par les autres ». C’est uniquement à ce prix qu’il est possible de faire émerger des opportunités.
L’articulation clé d’un réseau est  « gagnant-gagnant » — et non « donnant-donnant ». Point important, la dynamique d’un réseau part d’un principe inéquitable : dans un premier temps,  il convient de donner beaucoup plus que ce que l’on estime être en droit d’attendre en retour. Si les réseaux constituent « des outils efficaces et rapides », ils le sont surtout « pour des gens peu pressés ».

Un réseau est sous-tendu par des valeurs communes. Il ne peut perdurer qu’à condition d’être animé. P. Bourguignon souligne que le respect des règles de courtoisie est un facteur crucial pour dynamiser un réseau. De plus, l’évolution du marché du travail se concrétise par un besoin de veille permanente et de nouvelles alliances.

 Les qualités essentielles d’un bon « réseauteur » sont résumées dans le profil type dressé par P. Bourguignon : proactivité, détermination, enthousiasme, objectifs clairs et précis, amabilité, diplomatie, faculté de donner avant de s’attendre à recevoir.

En guise de conclusion, on notera que l’existence de chacun d’entre nous est déterminée par une multitude de réseaux subis ou contrôlés ; arriver à les maîtriser est finalement une véritable leçon de vie.

 

Sorina Bobu, stagiaire du Forum Carolus, le 19 novembre 2007

27 octobre 2007

INVITATION

 

MAIS QUE VEUT L'EUROPE ?

Mardi 6 novembre à 17.30 à la Librairie Kleber - Strasbourg

 

ac18011954e563dfd1f79334c36283d9.jpgNous vous invitons le mardi 6 novembre à 17.30 à la librairie Kleber à Strasbourg à un débat: "Maisdd8bcbdb117de577e3380b9bc8c90e01.jpg que veut l'Europe?" avec:

-M. François LOOS (en photo à gauche), ancien ministre délégué à l'industrie (gouvernement Villepin), député, auteur de la préface du livre "Pour une Europe européenne".

-Mme Hajnalka VINCZE (en photo à droite) analyste en politique de sécurité, spécialisée dans les affaires européennes et transatlantiques.

-M. le Professeur Eric MAULIN, directeur de l'Institut des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg et président du Comité Stratégique du Forum Carolus (voir:Nouvelle organisation Carolus sept 07.pdf).

-M. Henri de GROSSOUVRE, essayiste, président de l'association "Paris-Berlin-Moscou", directeur du Forum Carolus.

Ce débat animé par M. Slobodan DESPOT, essayiste et éditeur a lieu à l'occasion du lancement du livre "Pour une Europe européenne, une Avant-garde pour sortir de l'impasse (éditions Xenia, septembre 2007).

Ce débat aura lieu en présence du nouveau Président du Forum Carolus, monsieur Nikolaus von GAYLING (Voir: ich bin ein Strassburger - Badische Zeitung 18 oct 07.pdf760947f4f322d3067ddd7f4c19987be6.jpg

 

 

 

Invitation de la Librairie Kleber, 1 rue des Francs-Bourgeois, 67000 Strasbourg: 6 nov 17 30 INVITATION Que veut l EUROPE.pdf

03 octobre 2007

Vers le pouvoir constituant du peuple

Nous reproduisons ici le texte de la conférence de Carl Joachim Friedrich sur le pouvoir constituant du peuple européen, prononcée à Rome en 1955, au lendemain de l'échec du projet de la Communauté Politique Européenne. Il nous semble en effet que ce texte, à cinquante ans de distance, est d'une particulière actualité et nous donne la mesure de l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir. 

Carl Joachim Friedrich (1901-1984) est une grande figure de la science politique américaine et un spécialiste des systèmes politiques fédéraux. Après des études à l’Université de Heidelberg, auprès de Alfred Weber (le frère de Max) dans un climat conservateur et élitiste, il part pour Harvard où il devient un professeur particulièrement écouté. Il joue un rôle important dans l’accueil des universitaires juifs-allemands en exil. Il y rencontre Zbigniew Brezinski (avec qui il rédige un grand livre du le totalitarisme) et y forme des politologues comme Benjamin Barber ou Judith Shklar. Après la guerre, il est le principal rédacteur de  la Loi fondamentale allemande de 1949 (toujours en vigueur) et s’implique dans la construction européenne. Au lendemain de l’échec du projet de la C.E.D. (Communauté Européenne de Défense) suite au refus du Parlement français de ratifier le traité, et de l’abandon du projet de Communauté Politique Européenne (C.P.E.) il prononce le 22 octobre 1955, à Rome une conférence importante, que nous reproduisons sur cette page. La version écrite de cette conférence a été publiée dans Qu’est-ce que le fédéralisme, sous la direction de Mario Albertini, Société européenne d’études et d’information, 1963, pp. 211-220.

 

 

VERS LE POUVOIR CONSTITUANT DU PEUPLE EUROPÉEN

par CARL-J. FRIEDRICH

 

" Aujourd'hui tout le monde se rend compte du fait que le mouvement pour l'unification européenne s'est ensablé. Tandis que les hommes politiques en parlent encore en termes vagues et généraux, et de cette façon ne rendent service qu'en paroles à l'idée de l'unité européenne, leur intérêt réel s'est éloigné de ce devoir difficile. Au moment présent, parmi les opportunistes de tout genre, s'est développée la tendance à en abandonner même la simple idée. Bien des gens s'estiment actuellement satisfaits d'une faible " intégration ", d'une intégration vague et ne présentant aucun caractère politique, du genre Conseil de l'Europe ou O.E.C.E. La détente générale, le " sourire " des Russes (qui, à plus proprement parler, devrait se nommer grimace), plus que la chute de la C.E.D., a créé cette attitude particulière. En substance, le scepticisme et la faiblesse de volonté et de détermination de nombreux européens après la guerre ont eu le dessus sur les esprits aventureux et courageux de ceux qui voulaient pousser l'organisation fédérale de l'Europe dans le sens d'une constitution à lui donner.

En tant que vieux spécialiste des structures et des processus constitutionnels, je suis convaincu qu'il est impossible que l'Europe ait une vie saine si elle ne possède pas une structure constitutionnelle ferme et, claire, une constitution librement adoptée par le peuple européen, au moyen d'un référendum sur une proposition préparée par une assemblée constituante représentative, librement élue par le peuple. J'ai l'impression que de nombreux soi-disant européistes ne désirent pas affronter cette réalité à laquelle on ne peut échapper : il est impossible d'obtenir un ordre politique moderne en termes démocratiques, s'il n'existe pas de base constitutionnelle. En réalité il n'existe même pas de communauté politique sans base constitutionnelle et tant que cette base n'a pas été créée. Afin de pouvoir apprécier entièrement la portée de ce fait élémentaire, il est nécessaire d'examiner brièvement la nature -de cet ordre constitutionnel. Dussè-je répéter des choses connues, je voudrais préciser ce concept fondamental.

C'est une erreur profonde que de concevoir une constitution comme un instrument essentiellement formel. Chacun sait que la constitution anglaise est une constitution tout à fait effective, bien qu'elle ne soit formelle sous aucun point de vue; tout le monde devrait savoir que la constitution de l'Union soviétique, bien que très déterminée et incluse dans un document formel, n'est pas du tout une constitution effective : une constitution comme celle de l'Union Soviétique n'est qu'une façade à laquelle ne correspond en aucune façon la vie réelle de la politique soviétique, car l'URSS n'est pas une organisation constitutionnelle mais une dictature totalitaire. Une constitution authentique est un système de contrôles définis sur l'exercice du pouvoir exécutif qu'elle organise de façon à sauvegarder l'autonomie de chaque citoyen dans sa propre sphère (ainsi que le font d'autres organisations).

Comment arrive-t-on alors à ce type de constitution ? Elle est toujours le résultat de la mise en action d'un pouvoir constituant, ce qui revient à dire d'un assez important groupe d'êtres humains qui possèdent la détermination et la volonté effective d'organiser une communauté politique, selon la liberté et selon les lois : les idées de liberté et de loi sont toujours implicites dans l'idée d'une constitution quand les discussions sur le constitutionalisme ont un sens précis et exact. Un gouvernement constitutionnel est en ce sens l'antithèse d'un gouvernement autocratique, qu'il soit monarchique, tyrannique ou totalitaire. Avant de commencer à affronter le problème d'une constitution pour l'Europe, il faut avoir bien présents à l'esprit les aspects fondamentaux d'un gouvernement constitutionnel. La difficulté en face de laquelle nous nous trouvons aujourd'hui est en partie le résultat de l'affaiblissement de la tradition constitutionnelle.

A toutes les constitutions qui ont été faites au cours de l'après-guerre, il manque en quelque sorte le soutien vigoureux d'un " pouvoir constituant " ; elles n'ont pas été le résultat de la ferme conviction qu'il était important d'avoir une constitution, mais elles représentaient plutôt le moyen d'échapper aux précédents régimes totalitaires détestés et à la débâcle d'une guerre catastrophique. Toutefois, même ces expériences doivent servir à rappeler qu'une constitution est essentielle pour une communauté libre. Ce qu'il ne faut pas se lasser de répéter, c'est que la constitution est une loi fondamentale qui garantit la liberté aux individus, aux groupes tels que les associations syndicales, et au peuple dans son ensemble, et c'est ce fait fondamental qu'oublient souvent ceux qui ont à faire avec les problèmes que cette constitution devrait résoudre. Ils oublient que la liberté ne peut plus être instaurée en Europe dans le cadre de la structure de l'Etat national.

Quelle est la raison principale de cet état de choses ? En dehors de la naissance des deux superpuissances que sont devenus les Etats-Unis et l'URSS, et de la sinistre apparition de vastes pouvoirs agressifs en Asie, la raison en est le développement économique et technique de ces dernières années. Ce développement, accompagné comme il l'est de concentrations toujours plus larges du pouvoir financier privé ou public, a donné naissance à de vastes organisations. Celles-ci ont de plus en plus accru à leur tour cette aliénation de l'esprit humain que Hegel et Marx considéraient comme une conséquence très grave du système industriel moderne. L'apparition de l'homme de la masse et des masses composées de ces créatures " atomisées " a rendu plus intense l'appel du sentiment nationaliste, parce que la nation est apparue à ces masses inquiètes comme une évasion à leur isolement, à leur douleur et à leur solitude. Telle est la raison pour laquelle des peuples fortement émotifs comme le peuple italien et le peuple allemand ont été plus que tout autre enclins à tenter cette évasion. Et ce sont justement ces expériences qui ont prouvé l'inutilité des tentatives de résoudre le problème en des termes nationaux et sur des bases nationales. En temps de crise, la seule évasion possible devient la guerre, parce que l'économie ne peut être autosuffisante et qu'on ne peut la rendre telle.

La raison de cet état de choses est que le développement technique et économique demande le contrôle total d'énormes ressources dont l'ordre de grandeur est tel qu'aucun des nombreux Etats nationaux grands ou petits ne le possède actuellement. L'Angleterre a créé une évasion à cette amère logique grâce à des adaptations variées qu'elle seule pouvait adopter : en premier lieu la préférence impériale dans le cadre du Commonwealth, puis le bloc sterling qui inclut la Scandinavie, tandis que le reste de l'Europe est allé à la dérive... La raison en est que l'Europe a perdu (résultat de deux guerres mondiales) une large part de ses ressources précédentes juste au moment où ces ressources assumaient de jour en jour plus d'importance. On ne peut donc pas être certain qu'une Europe unie pourrait elle-même réussir à résoudre ces problèmes gigantesques, mais ce qui est certain, c'est que l'Europe ne pourra pas être en mesure de le faire tant qu'elle restera divisée en autant de petits Etats nationaux.

Malheureusement cette réalité vraiment inquiétante reste actuellement cachée aux yeux de la plupart des gens par l'état de surprenante prospérité générale dans lequel se trouve l'Europe (de même qu'aux Etats-Unis, certaines évolutions très graves sont masquées par cette même prospérité). Mais tous les symptômes portent à la conclusion que de nombreuses économies nationales, et en particulier l'économie de l'Allemagne, de l'Italie et de la France (dans cet ordre) ne peuvent effectivement espérer résoudre seules les complications d'une crise économique sévère. Il n'existe aucune certitude que les Etats-Unis, si une telle éventualité se réalisait, seraient disposés à faire de grands sacrifices en faveur de l'Europe, au cas où celle-ci, contrairement aux instances répétées des Américains refuserait d'arriver à une mesure d'unité politique effective.

Comme résultat, il faut craindre qu'au moment de la crise ces nombreux Etats européens (y compris probablement l'Angleterre également) soient incapables de se montrer à la hauteur de la situation, ne soient pas du tout préparés à accepter les grands efforts communs qui pourraient servir à surmonter la crise, et ne soient pas préparés non plus à l'effort constitutionnel qui leur donnerait l'organisation politique nécessaire afin de travailler ensemble effectivement. Il pourrait bien être trop tard, et c'est ce qu'espèrent précisément les dirigeants soviétiques qui seront prompts et prêts à agir, anticipant ainsi la victoire des partis communistes en Italie et en France, et qui seront également prêts probablement à organiser des élections générales en Allemagne avec la participation effective de leurs agents communistes en Allemagne orientale. La structure de la France, de l'Italie et de l'Allemagne (République fédérale) est si instable, les possibilités de mouvements démagogiques sont si grandes (en tant que résultats de nos systèmes modernes de vases communicants) qu'il est fort probable que ces systèmes s'écroulent, malgré les efforts spasmodiques de la dernière heure, et que probablement, une fois de plus, le cri désespéré de " sauve qui peut " précédera une catastrophe qui n'est pas encore prévue.

Vous direz probablement que vous savez tout cela. Sans doute. Mais il est nécessaire que ces considérations essentielles soient bien claires dans nos esprits si nous voulons avoir un tableau précis de ce qu'il faut faire. Le mouvement pour un gouvernement européen traverse sans aucun doute une période de crise. Si l'on ne possède pas un sens profond de la gravité de la situation actuelle, il est impossible de maintenir, en face de toutes les voies de scepticisme et de doute, la conscience nette de l'urgence de la situation et il est difficile d'être prêts à faire les sacrifices que cette situation nécessite. Je n'ai fait qu'esquisser le tableau de la faiblesse de l'Europe telle qu'elle s'exprime dans l'incapacité des Etats nationaux à développer et à maintenir un ordre constitutionnel décent. Seul ce jugement, tout sommaire qu'il soit, offre une base convenable pour envisager le problème de ce qu'il convient de faire en présence de ces circonstances. Mais, une fois cette situation définie, la réponse au problème posé vient d'elle-même avec une logique inexorable. Il n'y a rien de particulièrement nouveau dans ce que j'ai à dire, cependant il vaut peut-être la reine de le dire.

Les devoirs en face desquels se trouvent ceux qui désirent travailler de façon efficace à l'unification de l'Europe sont en partie de nature intellectuelle et en partie de nature organisative : il faut préparer un plan, ébaucher une constitution, organiser une force politique, lancer une campagne. Tâchons de mieux préciser.

1. - Il faut préparer un plan. Le fait est qu'avec tous les discours qui ont été faits au sujet de l'unification européenne, des Etats-Unis d'Europe et de je ne sais quoi encore, il n'a jamais été préparé de plan indiquant de façon précise ce qu'il fallait faire. Il n'existe pas de Manifeste pour l'Europe qui, avec des mots simples, mais de façon très précise et à la suite d'une analyse profonde, expose le passé, le chaos présent et le plan futur d'un gouvernement européen et puisse être consulté par quiconque veut savoir à quoi l'on entend aboutir. Il existe naturellement des opuscules publiés par des personnes qui ont souvent fait des propositions intéressantes, tels que le comte Coudenhove-Kalergi, il y a de nombreuses années, mais ils n'ont jamais été généralisés au point d'être pris comme programmes d'action par un mouvement politique. Peut-être le devoir le plus urgent est-il donc celui de forger cette arme pour la bataille des idées en vue de la formation de nos contemporains européens.

2. - II faut dresser les grandes lignes d'une constitution. Il y a de nombreuses propositions de constitution européenne, y compris le fruit informe né en tant que projet de " l'Assemblée ad hoc ", aux travaux préliminaires duquel j'eus le privilège (ou plutôt le malheur) de collaborer moi-même. J'ai étudié toutes ces propositions et je regrette de devoir dire que, bien qu'elles contiennent beaucoup d'idées excellentes (mais aussi beaucoup de pauvres idées), il n'existe jusqu'à ce jour aucune proposition pour une constitution telle qu'elle serait nécessaire si nous devions demander aux hommes et aux femmes de faire des sacrifices authentiques. Il est impossible d'imaginer qu'il puisse y avoir des gens disposés à monter sur les barricades pour défendre les faibles compromis et les formules vides de " l'Assemblée ad hoc ". Je fus moi-même très déçu que le Mouvement Fédéraliste Européen n'ait pas repoussé ce monstre de constitution avec une juste indignation. Mais aboutirons-nous à une proposition plus satisfaisante ? Comment obtenir une proposition profondément constitutionnelle ? II existe une seule voie permettant de réaliser une proposition de ce genre, à savoir le développement d'une force politique constituante authentique, ce qui signifie qu'il doit se former un groupe de personnes qui soit d'accord au sujet de ce que doit contenir une constitution et qui soit prêt à combattre pour atteindre le but. Ceci suppose

3. - L'organisation d'une force politique. Quand je dis qu'il faut organiser une force politique, je veux dire que, comme pour toutes les activités politiques dans des situations démocratiques, il est nécessaire de conquérir des adhérents dévoués au programme et et à la doctrine et qui soient prêts à faire bien des sacrifices pour la " cause ". A ce point de vue c'est un avantage indubitable, pour un mouvement vital, que de ne pas disposer dès le début de larges moyens parce que cela oblige à passer à travers de gros efforts et de graves sacrifices. A l'heure actuelle, naturellement beaucoup d'efforts ont été faits suivant cette direction et beaucoup d'Européens, dans tous les pays d'Europe sont anxieux d'y participer. Mais on a pu noter dans le passé une tendance à se replier sur les manoeuvres de petits groupes d'initiés, et, ce qui est pis encore, ces groupes internes ont cherché, à travers le Mouvement Européen à s'organiser de façon nationale. Ce qui est au contraire nécessaire, c'est une force politique européenne unie pour établir un programme européen qui soit clair, fort et, sans équivoque possible, " fédéraliste ". J'entends ici par fédéraliste que ce programme doit insister clairement sur le fait que certaines fonctions de base du gouvernement doivent être exercées par un gouvernement européen tandis qu'en même temps certaines autres fonctions de base du gouvernement doivent rester l'apanage des différents gouvernements membres. En d'autres termes, ce programme doit se baser sur l'affirmation excluant toute équivoque du fait qu'il existe une communauté européenne générale, comme les communautés qui la composent, Italie, Allemagne, France, etc... et que chacune de ces communautés politiques est autonome dans sa propre sphère de fonctions. On doit pouvoir en dire de même d'une force politique européenne. On doit reconnaître clairement sa profonde structure fédérale et l'autonomie de l'ensemble doit être clairement énoncée. Ceci nous amène au quatrième et dernier point.

4. - Il faut lancer une campagne. Cette force politique, ou mouvement ou " front " (il s'agira toujours d'une force politique qui progresse) doit être engagée dans une campagne continuelle. Cette campagne peut, de temps en temps, reconnaître que des succès partiels ont été obtenus, comme l'organisation de la Communauté Charbon-Acier, ou d'un pool atomique, mais elle ne doit en aucun cas s'intéresser par-dessus tout à la défense de ces petits résultats de moindre importance. Il s'agit d'une campagne pour la réalisation du programme, ce qui revient à dire que, en raison de sa nature même, elle devra être " doctrinaire " ou " dogmatique ". Il s'agit d'une campagne de longue haleine comprenant un grand nombre de campagnes mineures ayant pour objet d'obtenir des résultats plus immédiats. Si vous me demandez combien de temps sera nécessaire, je vous répondrai qu'il faudra environ une génération et que l'organisation d'une campagne doit prévoir une période de dix ans au moins. Mais permettez-moi d'illustrer les problèmes inhérents aux campagnes d'importance secondaire, suivant l'exemple de l'unification allemande.

L'unification allemande a été, comme chacun le sait, le grand obstacle à l'unification européenne, non seulement en raison du fait qu'elle est en relation étroite avec la guerre froide et tout ce que celle-ci implique, mais aussi parce que les Allemands ont été soumis au martellement continu de la propagande de l'Est qui insinuait qu'une union plus étroite avec l'Ouest, et en particulier la participation à un gouvernement européen, aurait détruit leurs chances d'unification. En même temps les Français et les autres peuples européens ont été terrifiés par le spectre de 70 millions d'Allemands qui auraient dominé un gouvernement européen. Je ne veux pas entreprendre ici le procès de ces arguments, si ce n'est pour dire que je ne crois valable aucun d'entre eux. Ce que je veux dire, c'est qu'une force politique européenne doit affronter clairement ce problème. Aucune campagne qui tenterait d'échapper à cette nécessité ne serait valable à longue échéance comme l'ont amplement prouvé des événements récents. Que faut-il donc faire ?

Une force politique européenne pourrait déclarer qu'il n'est pas possible que se vérifie une modification quelconque, et que la participation effective des Allemands qui sont libres de participer devrait être basée sur l'idée que la constitution proposée (tout comme celle de la république fédérale) devrait être telle qu'elle puisse prévoir la participation éventuelle de tous les Allemands, mais laisse la négociation des termes précis de cette éventualité pour le moment non précisé où ce fait deviendra " politique actuelle ". Ou bien elle pourrait partir de la supposition que l'unification allemande pourrait se réaliser assez vite et alors elle devra élaborer la constitution de telle sorte qu'elle englobe l'Allemagne tout entière; et c'est alors que s'ouvrent d'intéressantes perspectives qui n'ont jamais été prises en considération jusqu'à maintenant. Sous la république de Weimar, par exemple, la Prusse représenta sous une forme plus grave le même problème que celui qui se pose à l'Europe à l'égard de l'Allemagne. Les hommes chargés d'établir la constitution tentèrent de résoudre le problème en fédéralisant la Prusse et en faisant en sorte que les parties qui la composaient participent séparément au gouvernement fédéral. Il n'est pas nécessaire aujourd'hui de " fédéraliser " l'Allemagne parce qu'elle est déjà fédéralisée; mais peut-être ce fédéralisme pourrait-il servir de base à quelque compromis utile.

Mais ce qui prend une importance capitale au-delà de ces alternatives possibles, c'est la façon dont pourra avoir lieu l'unification de l'Allemagne. Je suis personnellement convaincu que si cette unification se vérifie (et de cela je ne suis pas sûr, et en tous cas je pense qu'une unification éventuelle ne s'étendra jamais au-delà de la ligne de l'Oder-Neisse), elle ne constituera un fait positif pour le reste de l'Europe et pour l'Amérique que si elle est réalisée à travers un accord entre l'Europe, les Etats-Unis et l'U.R.S.S. Seul un vaste programme de coopération économique entre l'U.R.S.S. et l'Europe, soutenu et probablement financé par les Etats-Unis, pourra constituer un effectif quid-pro-quo pour l'U.R.S.S., et sur cette base elle pourrait concéder cet atout que représente la zone orientale de l'Allemagne, à une association sûre de l'Occident. Je suis convaincu que seule une force politique européenne capable d'affronter avec clarté une telle éventualité et de développer en ces termes sa campagne en Allemagne, a la possibilité de conserver un rôle d'avant-garde au cours des prochaines années à venir.

Il n'est pas strictement nécessaire de tirer une conclusion de ce que je viens de dire. L'important est de ne pas envisager une solution négative.

A mon avis l'avenir de la liberté et d'un gouvernement selon sa loi - ce qui revient à dire le maintien des libres communautés d'Europe auxquelles nous devons tous jusqu'à l'air même de la culture que nous respirons - est en jeu dans la bataille pour une Europe unie, pour une Europe soumise à un gouvernement unique, capable de réaliser les aspirations du peuple de ce vieux continent de vivre libre et en paix.

Peut-être est-ce trop espérer. Mais permettez-moi de dire que des fins de ce genre ne s'obtiennent pas en contemplant les forces de l'histoire et en discutant de façon subtile sur leur caractère inévitable. Ce sont en dernière instance des problèmes de raison et de volonté, de ce qu'en tant qu'hommes nous décidons de faire dans une situation donnée. Ils appartiennent à ce monde d'hommes dans lequel nous sommes maîtres de notre destin. Je n'entends donc pas renoncer à la lutte pour une Europe unie, tant que je vivrai, et j'espère que vous agirez de même ".

 

02 octobre 2007

Actualité du traité réformateur

c8c0ad2460a1f855b2b6b139d6fc9695.jpgLes Etats membres de l’UE réunis à Bruxelles lors du Sommet européen des 21 et 22 juin sont parvenus à un accord sur le mandat de la future Conférence intergouvernementale (CIG) ouverte le 23 juillet dernier. Le calendrier prévoit la fin des travaux de la C.I.G. le 31 décembre prochain avec la signature d’un traité qu’il restera alors à ratifier. Chacun sait cependant que la procédure de ratification est la plus délicate. A la différence de la signature du traité, qui est le fait des Exécutifs et résulte d’une négociation entre experts, la ratification suppose une approbation référendaire ou parlementaire et comporte une dimension démocratique ouverte à la discussion mais à la versatilité des opinions. Il faut prendre la mesure de ce nouveau projet.

1/ L’idée d’une constitution européenne est pour le moment abandonnée. Il est vrai que la constitution européenne est comme l’Arlésienne : on l’attend et elle ne vient jamais. Il est vrai aussi que la constitution rejetée par la France et les Pays-Bas n’était pas une " vraie " constitution en ce sens qu’elle ne reconnaissait pas le pouvoir constituant du peuple européen. Elle était un traité comportant des dispositions constitutionnelles relatives à l’identité de l’Europe, à la protection des droits fondamentaux, à la définition d’une politique et notamment d’une politique étrangère commune.

2/ La mention des symboles de l’identité européenne ne figure plus dans le texte (drapeau, hymne, devise, mention de la monnaie européenne).

3/ La charte des droits fondamentaux ne figure pas non plus dans le corps du texte. Même si ces dispositions conservent, pour l’essentiel, une valeur juridique obligatoire, parce que ce sont des principes généraux du droit communautaire, elles n’en restent pas moins des dispositions d’un droit non-écrit.

4/ Le ministre européen des Affaires étrangères perd son titre (souhait de la Grande-Bretagne, de la Pologne et de la République tchèque) pour devenir un " haut représentant ". C’est dire qu’à une fonction gouvernementale on substitue une représentation diplomatique.

5/ La substitution des termes de " loi " et de " loi cadre " en place et lieu des " directives " et des " règlements " est abandonnée. Cet abandon est grave. La loi est la manifestation d’une volonté parlementaire exprimant une volonté générale, la directive ou le règlement sont l’expression d’une volonté gouvernementale. L’accent est mis sur le rôle des Etats plus que sur celui du Parlement européen.

6/ Les protocoles sur les services publics obtenus par la France et les Pays-Bas sont sans valeur puisqu’ils n’entrent pas dans le contenu même du traité ratifié. Il sera simplement annexé au traité deux déclarations unilatérales de la France et des Pays-Bas faisant état d’un désaccord. C’est la technique qui avait déjà été utilisée lors de l’échec du référendum au Danemark en 1992 ou en Irlande en 2001.

7/ L’Union conserve la personnalité juridique unique et le terme Union remplace partout le terme de communauté. Mais c’est en réalité une formalisation d’une réalité déjà existante. L’apport est faible.

8/ La présidence de l’UE de deux ans et demi est un progrès mais le mandat est trop court et les prérogatives du président sont faibles.

9/ A partir de 2014, la Commission comptera un nombre de commissaires égal aux deux tiers des Etats membres, et non plus un commissaire par Etat.

10/ Le rôle des Parlements nationaux est renforcé, pour compenser le trop faible renforcement du Parlement européen. Mais les Parlements nationaux sont la caisse de résonnance de problèmes purement nationaux. Il est a craindre que ce renforcement ne favorise pas la définition d’une politique commune conçue dans un intérêt commun.

11/ La règle de la double majorité (55% des Etats membres représentants au moins 65% de la population) pour les votes au Conseil est maintenue. Pour arracher un accord sur l’ensemble du texte à la Pologne, les Etats membres ont accepté de différer l’entrée en vigueur de cette disposition à 2014. Jusqu’en 2017, un Etat membre pourra demander à ce que s’applique le système de l’ancien traité de Nice. Compte tenu des délais de mise en oeuvre de cette correction apportée aux effets pervers de l’inversion du calendrier entre l’adoption du traité constitutionnel et de l’entrée des Pays de l’Europe centrale dans l’Union, ce correctif est, pour les dix prochaines années d’effet tout à fait nul.

12/ L’application de la règle de la majorité qualifiée dans les délibérations du Conseil des ministres devrait être la règle pour un plus grand nombre de matières (coopération judiciaire et policière, l'éducation ou la politique économique). Mais l’unanimité, qui permet à chaque Etats de conserver un droit de veto, reste la règle dans les matières régaliennes : politique étrangère, défense, fiscalité et dans les domaines de la sécurité sociale et de la culture.

Ces concessions ont été faites compte tenu, notamment, des positions adoptées par la Pologne et la Grande-Bretagne. Elles montrent, plus que jamais, que la construction européenne ne peut plus se faire en prenant en considération le seul plus petit dénonimateur commun aux intérêts des Etats membres mais qu’il faut, à côté de cette progression lente et de faible pente, permettre aux Etats qui veulent aller plus vite et plus loin de se regrouper au sein d’une avant-garde et de rédiger une véritable constitution.

Comité Stratégique du Forum Carolus 

 

28 août 2007

"Pour une Europe européenne"

dd9ef6d0cc3591be3d250313465e8772.pngLe dernier livre du Forum Carolus vient de paraître aux éditions Xenia (Suisse) sous la direction de Henri de Grossouvre: "Pour une Europe européenne, une Avant-Garde pour sortir de l'impasse" . Un groupe d'experts européens a développé une réflexion prospective de nature à remédier à l’«absence européenne».

Préface: François Loos

Introduction: Henri de Grossouvre 

Chapitre I: Pourquoi une Avant-Garde (Hajnalka Vincze, Winfried Veit, Eric Maulin)

Chapitre II: A l'Avant-garde d'une défense européenne (Hajnalka Vincze, Thomas Schreiber, Sven Biscop)

Chapitre III: A l'Avant-garde d'une ambition économique (Gérald Cohen, Jean-Claude Empereur, Alain Favaletto) f139330e63d164e272a8a482feb0717c.jpg

Chapitre IV:  Pourquoi cette Avant-Garde (Henri de Grossouvre, Raymond Woessner, Philippe Nuss, Bernd Posselt, Martin Graff

Conclusion: Henri de Grossouvre

Postface: Ambassadeur Janos Perenyi 

Quatre événements de lancements de ce livre sont prévus, un à Paris, un à Strasbourg, un à Budapest et un à Fribourg en Brisgau, au château d'Ebnet le 18 octobre 2007 à 20.15 où nous serons accueillis par le nouveau président du Forum Carolus élu lors du Conseil d'Administration du 23 août 2007: le Baron Nikolaus von GAYLING.

En photo à droite: le professeur Eric Maulin, récemment élu directeur de l'Institut des Hautes Etudes Européennes et président du comité stratégique du Forum Carolus est l'expert chargé de suivre l'évolution des Institutions européennes au sein du Forum Carolus. 

Avant garde ISBN.PDF

06 juillet 2007

2 juillet: le président Sarkozy à Strasbourg

"Les vrais Européens, ce sont ceux qui croient à l'Europe intégrée, c'est-à-dire une Europe qui a des frontières, qui ne devient pas à force d'élargissements successifs, une sous-région de l'ONU."

 

e578915a81b2175df650e160ce525981.jpgPour Nicolas Sarkozy le politique précède le juridique, il fustige "L'Europe qui voulait partout remplacer la décision politique par des règles , des normes et des procédures, qui voulait partout faire prévaloir le choix technique sur le choix politique".

 

Le président français a présenté de la capitale européenne de la France un projet européen clair, fondée et relancée par le couple franco-allemand, avec une forme finale de l'Union annoncée, des frontières, une puissance d'action et d'influence vers l'extérieur, et une identité. Dans le domaine économique le président Sarkozy s'est également prononcé en faveur d'une politique industrielle européenne et de la préférence communautaire. 58283c73e46d403284c09c7c798daaec.jpg

"Je veux poser la question cruciale des frontières de l'Europe. Car, sans frontières, il n'y aura pas d'identité européenne et il n'y aura pas non plus de puissance européenne, parce que la volonté européenne sera condamnée à se diluer sans cesse."

"Il n'y a pas de culture française sans SHAKESPEARE, sans DANTE, sans GOETHE, sans CERVANTES. Il n'y a pas de culture française qui regarde comme étrangers FAUST, DON QUICHOTTE ou HAMLET. La pensée française est l'héritière de KANT, de SPINOZA autant que de MONTAIGNE, de PASCAL ou de DESCARTES."

L'importance curciale de la coopération franco-allemande, nécessaire politiquement et symboliquement a été également plusieurs fois soulignée. Cette coopération et cette amitié légitiment également le rôle de capitale européenne de Strasbourg: "L'amitié franco-allemande est à l'origine de l'Union européenne. Elle en restera le ciment à jamais. C'est pourquoi, Strasbourg, symbole de la réconciliation franco-allemande, est à jamais la capitale de l'Europe. Parce que c'est ici que l'on s'est battu et c'est ici que l'on s'est réconcilié. " Se présentant actif et pragmatique le président de la république change le discours et provoque ainsi Bruxelles pendant son séjour à Strasbourg le 2 juillet 2007. Une critique constructive pour « le dépassement des contradictions » en Europe par une synthèse du oui et du non qui se trouve dans la vision d'une Europe qui se donne les moyens d'agir et de se protéger:

" La synthèse entre le "oui" et le "non", elle se trouve dans une Europe qui, renonçant à toute naïveté, se donne les moyens d'agir, de lutter contre tous les dumpings, d'instaurer, ce n'est pas un gros mot, une préférence communautaire, de mettre en œuvre des politiques industrielles. Nous avons créé l'Europe pour que l'on garde des usines, des industries sur le territoire de l'Europe, pas pour que nous les regardions partir vers d'autres continents en restant les bras croisés sans rien faire. L'Europe, ce n'est pas cela. " Lire le discours intégral sur le site de l'Elysée...

Henri de Grossouvre

 

Consultez aussi l'Agenda du Forum Carolus & l'agenda des partenaires du Forum Carolus

 

 

28 juin 2007

Actualités diplomatiques franco-allemandes - 26.06.2007

04c25b1a4ed464f0070b6f2d839392d6.jpgBernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et M. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat chargé des questions européennes, recevront, le mercredi 27 juin, à 17 heures, en présence de M. Gunter Gloser, ministre délégué allemand chargé des Affaires européennes, des représentants et acteurs de la coopération franco-allemande, pour une réception dédiée à l'amitié franco-allemande. Ce sera l'occasion de rendre hommage, avant la fin de sa mission, à M. Klaus Neubert, ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne à Paris depuis juillet 2004.

Cette rencontre permettra de saluer le travail accompli par la Présidence allemande et l'accord obtenu au Conseil européen des 21 et 22 juin pour une nouvelle réforme des traités de l'Union européenne.90a9e91ed4023cbdfb62d530ee67f8a4.jpg

Avant cette rencontre, M. Jean-Pierre Jouyet s'entretiendra, à 15 heures, au Quai d'Orsay, avec M. Gernot Erler, ministre délégué allemand des Affaires étrangères, afin d'évoquer en particulier la politique européenne de voisinage, les relations de l'Union européenne avec la Russie, ainsi que le dossier de l'énergie.

A 18h30, M. Jean-Pierre Jouyet et M. Gunter Gloser, tous deux Secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, participeront à la remise des prix du journalisme franco-allemand, à la Maison de la radio.

Source: Actualités diplomatiques du Ministère des Affaires Etrangères - Point de presse du 26 juin 2007

26 juin 2007

Nouveau traité européen: accord conclu à Bruxelles

ce424243c43f9dfc7648f7d482c7af42.jpgLes 27 Chefs d'Etat et de gouvernement sont parvenus, le 23 juin 2007, à un accord sur le contenu du futur traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution européenne et qui devrait entrer en vigueur avant les élections européennes de juin 2009.

Lire les conclusions de la présidence - Conseil Européen de Bruxelles (21-22 juin 2007): http://www.consilium.europa.eu/ueDocs/cms_Data/docs/press...

18 juin 2007

Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle

Neuf grands décideurs économiques en Alsace ont signé une lettre aux candidats à l’élection présidentielle leur demandant de s’engager à relancer l’enseignement de l’allemand en Alsace. 

En effet, « le recul de l'enseignement de l'allemand et de la compétence des Alsaciens dans cette langue fait courir un grave péril à l'économie alsacienne », a indiqué Jean-Pierre Lavielle, président de la Chambre régionale de commerce et d'industrie.

Le constat alarmant des signataires de la lettre ouverte s’accompagne d’une proposition. Ils demandent la mise en place d’une délégation de la responsabilité de l'enseignement bilingue au profit des Collectivités territoriales alsaciennes.

Télécharger la lettre ouverte: Lettre_ouverte_aux_candidats.pdf

12 juin 2007

Lancement - Revue des Deux Mondes "Alsace, porte de l'Europe centrale", 15 juin 2007

medium_Invitation_Revue_des_Deux_Mondes.jpgLa Revue des Deux Mondes et le Forum Carolus vous invitent le vendredi 15 juin 2007 à 18h00 à l'ISEG (4, rue du Dôme à Strasbourg) au lancement du numéro de la Revue des Deux Mondes: "Alsace, porte de l'Europe centrale". La présentation par les auteurs de ce numéro spécial sera suivie d'un cocktail.

Si vous êtes intéressés, merci de vous inscrire par email à l'adresse suivante: contact1@forum-carolus.org

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Conférence-débat: "Pour la relance du modèle franco-allemand: le privilège alsacien"

medium_Franco-allemand.JPGLe Professeur Alfred GROSSER, Professeur émérite à Science-Po Paris et chroniqueur politique au quotidien "La Croix", tiendra le jeudi 14 juin 2007 à 20h00 au Cercle Saint-Martin (13, avenue Joffre - Colmar) une conférence-débat sur le thème: "Pour la relance du modèle franco-allemand: le privilège alsacien". Entrée libre.

12:00 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

11 mai 2007

Présentation de l'Association Campus Industriel Aérospatial & Transports et du GIE ID Advance - 7 juin 2007

medium_LOGO.4.jpgRéunion d'information et de présentation de L'Association Campus Industriel Aérospatial & Transports et du GIE ID Advance le jeudi 7 juin 2007 à 17h00 à la CCI de Strasbourg (Place Gutenberg).

L'association et le GIE réunissent des acteurs de l’aéronautique et du spatial en Alsace et parmi les régions voisines, des deux côtés du Rhin, et sont le produit de l’identification et de la mise en réseau des entreprises du secteur aérospatial par le Forum Carolus.

Télécharger l'invitation: Invitation_7_juin_2007.2.pdf

Inscription et informations: contact1@forum-carolus.org

14:30 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

10 mai 2007

« Quelle place pour le Français et l’Allemand dans l’entreprise de demain ? »

Le Professeur Frank Baasner , Directeur de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg (DFI), spécialiste des questions franco-allemandes, interviendra le mardi 22 mai 2007, à 17h30, à la CCI de Strasbourg, sur la réalité linguistique dans l’entreprise.

Quelle place occupent les langues étrangères dans l’entreprise aujourd’hui ? Quelle valeur ajoutée constituent le Français et l’Allemand pour l’entreprise ? Cette rencontre s’adresse aux acteurs de l’entreprise, tous niveaux confondus (Ressource humaine, Communication, Dirigeants, Salariés).

Télécharger l'invitation: 22_mai_Invitation_Intervention_Frank_Baasner.pdf

Inscription et informations : contact1@forum-carolus.org

 

14:30 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

04 mai 2007

Angela Merkel sonde les Européens sur un traité constitutionnel allégé - Le Monde 25.04.2007

medium_Angela_Merkel.JPGNous vous invitons à lire l'article "Angela Merkel sonde les Européens sur un traité constitutionnel allégé" paru dans le quotidien Le Monde le 25 avril 2007.

La chancelière, Angela Merkel prépare le Conseil européen de juin prochain, qui devra définir les grandes lignes d'une nouvelle version du traité constitutionnel. L'objectif est d'aboutir avant les élections européennes de 2009.

 Télécharger l'article au format pdf: Le_Monde_25.04.2007.pdf

02 mai 2007

L'Alsace, territoire(s) en mouvement - Librairie Kléber, 9 mai 2007

043937d51db30e6ee463b41dd8fece69.jpgL'Association de Prospective Rhénane a le plaisir de vous inviter à la présentation du livre « L'Alsace, territoire(s) en mouvement » Mercredi 9 Mai 2007 de 17h30 à 19h00 à la Librairie KLEBER (Strasbourg).

La présentation de cet ouvrage se fera en présence de son auteur, Monsieur Raymond WOESSNER, membre du Comité de pilotage du Forum Carolus.

11:00 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

27 avril 2007

Table Ronde sur l'Europe - Maison de l'Europe d'Alsace, 9 mai 2007

medium_Maison_de_l_Europe_d_Alsace.JPGDans le cadre des débats pour l'Avenir de l'Europe organisés à l'occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome et pour la Journée de l'Europe, la Maison de l'Europe d'Alsace vous invite à une Table Ronde sur le thème "50 ans d'histoire européenne: perspectives d'une Europe plus proche des citoyens" le mercredi 9 mai 2007 de 16h00 à 19h00 à la Maison des Associations de Strasbourg.

Pour plus d'informations, téléchargez l'invitation Invitation_Table_Ronde_9_mai_2007.doc , le programme Programme_Table_Ronde_du_9_mai_2007.doc et le bulletin de participation à la Table Ronde (à renvoyer avant le 7 mai) Bulletin_participation_Table_Ronde_9.05.07.doc

Contact: contact@maison-europe-alsace.eu / www.maison-europe-alsace.eu

 

 

 

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26 avril 2007

Séminaire clusters transfrontaliers du 24 avril 2007

medium_Participants.JPGNotre séminaire du 24 avril a été un grand succès et a accueilli plus de 170 participantsmedium_HG_1.JPG français, allemands et Suisse, chefs d'entreprises, représentant de la Recherche, et institutionnels. Les travaux se sont déroulés de 16 à 21h et se sont terminés par un cocktail.

Les partenaires du Forum Carolus pour cet événément ont contribué à son succès. En plein coeur de Strasbourg, 4 rud du Dôme, l'ISEG a accueilli ce séminaire.

Les autres partenaires du Forum Carolus étaient l'ADEC, Rhénatic, Rhenaphotonics Alsace, et EUCOR (Fédération des Universités du Rhin supérieur). 

medium_Professor_Curticapean_2.2.JPG Les représentants des cinq grandes thématiques sélectionnées ont eu l'occasion de se présenter durant la première partie: Photonique, Nanotechnologies, Aéronautique et medium_Table_ronde_3.JPGSpatial, Technologies de l'Information et de la Communication, Energie et Agro-Ressources. Pour chaque thématique, un représentant d'un secteur de la rive gauche du Rhin a succédé à un représentant de la rive droite. Les débats ont eu lieu en français et en allemand, avec une traduction simultanée pour les personnes ne maitrisant pas les deux langues. Durant la deuxième partie, la table ronde animée par Nicolas Carboni, a été particulièrementmedium_PEREN_-_Neuried.2.JPG appréciée. Le président de la Région Alsace, Adrien Zeller, est intervenu en prenant position et en donnant une réponse à chacun des thèmes abordés, performance remarquable pour quelqu'un qui n'est pas spécialiste de ces secteurs pointus et techniques.

medium_B_Heinzler_-_M_Gerner_-_RJ_Ahlers.JPGLe Forum Carolus et ses partenaires publieront prochainement des actes de ce colloque enrichi de quelques medium_Nussbaum_-_Boucherie_Vitel.JPGmedium_Carboni_-_Gautheron_-_Wehrli.JPGcontributions et propositions d'actions futures sous forme d'un livre blanc.

 

 

"L'avant-garde européenne - Avantages et risques d'une voie possible après l'échec du référendum du 29 mai 2007" Frédéric Le Jehan

medium_drapeau_europe.jpgNous vous invitons à lire l'intervention faite par Frédéric Le Jehan, conseiller municipal UDF de Strasbourg et conseiller communautaire, à Desenzano del Garda, en Lombardie, sur le thème "L'avant-garde européenne - Avantages et risques d'une voie possible après l'échec du référendum du 29 mai 2007".

Cette intervention a été publiée sous forme de note dans la version italienne de la revue "Il Federalista - rivista di politica" (anno XLIX, 2007, numéro 1) sous le titre "L'avanguardia europea".

Lire l'intervention: L_avant-garde_européenne.pdf

 


          

Newsletter N° 299 - Fondation Robert Schuman

La Fondation Robert Schuman publie dans sa Newsletter n° 299 du 23 avril 2007 des articles relatifs au traité constitutionnel.

Pour consulter les articles:

http://www.robert-schuman.eu/lettre.php?num=299&lg=fr#art-3201

http://today.reuters.com/news/articlenews.aspx?type=worldNews&storyid=2007-04-16T170817Z_01_L16161348_RTRUKOC_0_US-BRITAIN-BLAIR-EUROPE.xml

http://www.iht.com/articles/ap/2007/04/18/europe/EU-GEN-EU-Poland.php

http://launch.praguemonitor.com/en/67/czech_politics/5091/

20 avril 2007

Strasbourg International Club - Soirée Tunisie

medium_Drapeau_Tunisie.gifLa prochaine soirée du Strasbourg International Club aura pour thème la Tunisie et se fera en présence de M. le Consul de Tunisie, Abdeljelil Messaoudi le jeudi 03 mai 2007.
Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter par Email à l'adresse suivante: contact1@forum-carolus.org.


 

13:55 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

18 avril 2007

"Pour une Europe européenne - Une avant-garde pour sortir de l'impasse", sous la direction de Henri de Grossouvre, Ed. Xenia

1e07d3ef25222be86af30c075b12d5b6.jpgPour une Europe européenne - Une avant-garde pour sortir de l'impasse, sous la direction de Henri de Grossouvre, préface de François Loos, ouvrage à paraître en mai 2007 aux Editions Xenia.

L'Europe est à la croisée des chemins: certes les Etats européens procèdent progressivement à des abandons de souveraineté, mais sans les transférer à un acteur politique européen souverain, dont on connaîtrait les frontières et la forme finale. On peut encore se demander légitimement avec Slavoj Zizeck, mais "Que veut l'Europe?". Partant de ce constat, sous l'égide du Forum Carolus, un groupe de personnalités de premier plan a développé une réflexion prosprective de nature à remédier "l'absence européenne".


Plus d'informations en téléchargeant le sommaire: Pour_une_Europe_européenne.pdf

"2020 : Les scénarios du Futur" de Joël de Rosnay, Ed. Des Idées et des Hommes

336d9c4a33b4f4b7161b27d21b9fb1b8.jpgLe Forum Carolus vous informe de la parution du livre « 2020 : Les scénarios du Futur » de Joël de Rosnay, président exécutif de Biotics International et Conseiller du Président de la Cité des Sciences et de l ' Industrie de la Villette, aux Editions Des Idées et des Hommes.

Plus d'informations sur cet ouvrage:

http://www.desideesetdeshommes.com/ouvrage,35/2020-les-scenarios-du-futur.html?PHPSESSID=a09fe86adcb6159667a06df8ca838e46  

et sur le blog de l’auteur : http://www.scenarios2020.com/

 

"Tube" d'Yves Bonnet, Ed. Des Idées et des Hommes

03d16e740d7177b3b6584b6facb8cee0.jpgLe Forum Carolus vous invite à plonger dans le thriller "Tube" d'Yves Bonnet, préfet de région honoraire et ancien chef de la DST, paru dernièrement aux Editions Des Idées et des Hommes.

Plus d’informations sur : http://www.desideesetdeshommes.com/ouvrage,34/tube.html?PHPSESSID=a09fe86adcb6159667a06df8ca838e46

11 avril 2007

Petit-déjeuner - Débat - 27 avril 2007

L'Institut Prospective et Sécurité de l'Europe (IPSE) vous invite le jeudi 27 avril 2007 de 8h30 à 10h30 dans le salon "Le Lutèce" de l'Hôtel de Ville à Paris, à partager un petit-déjeuner - débat avec Vuk DRASKOVIC , Ministre des Affaires Etrangères de Serbie, autour du thème suivant: "Statut du Kosovo: test pour l'intégration de la Serbie dans l'UE".


Inscription et règlement obligatoires auprès de l'IPSE avant le mercredi 26 avril 2007.
Pour plus d'informations, téléchargez l'invitation: Petit-déjeuner_-_Débat_Kosovo_-_27_avril_2007.pdf

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Débat IPSE - 24 avril 2007

L'Institut Prospective et Sécurité de l'Europe (IPSE) invite Sylvie GOULARD, Présidente du Mouvement européen-France, et Alain TERRENOIRE, Président de PanEurope France et de l'Union Paneuropéenne Internationale, à débattre sur le thème suivant: "Cinquante ans après la signature du Traité de Rome, quel bilan peut-on tirer de la construction européenne et quelles peuvent être les perspectives à court, moyen et long terme?" .
Ce débat aura lieu le mardi 24 avril 2007 de 8h30 à 10h30 dans le salon "Le Lutèce" de l'Hôtel de Ville à Paris.

Inscription et règlement obligatoires auprès de l'IPSE avant le lundi 23 avril 2007.
Pour plus d'informations, téléchargez l'invitation: Invitation_-_Débat_24_avril_2007.pdf

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Printemps des Elfes - Dimbsthal/Marmoutier

f899f072dce09260d983921eedc31e59.jpgVenez nombreux les 30 avril et 1er mai 2007 au Printemps des Elfes pour une balade culinaire, musicale et poétique dans la Forêt du Tannenwald.

Contact et réservation: Office de tourisme du Pays de Marmoutier: 1 rue du Gal Leclerc - B.P 5 - 67441 MARMOUTIER Cedex / Tél: 03 88 71 46 84    Fax: 03 88 71 44 07
Email: tourisme.marmoutier@wanadoo.fr - http: www.marmoutier.net

Pour plus d'informations:

Printemps_des_Elfes_-_Programme_1.jpg - Printemps_des_Elfes_-_Programme_2.jpg

http://leprintempsdeselfes.site.voila.fr/

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05 avril 2007

Concert du groupe Magma - 24 mai 2007, Salle des Fêtes de Schiltigheim

1579109fd3ca99c7a22550dfe4bbee32.jpgVenez nombreux assister au concert du groupe Magma le jeudi 24 mais 2007 à la Salle des Fêtes de Schiltigheim.

Pour plus d'informations:

Téléchargez le descriptif du concert : Concert_Magma_-_24.05.2007.2doc.pdf

Consultez les sites dédiés au groupe Magma: www.seventhrecords.com / http://myspace.com/magmaofficial

 

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