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25 février 2009

DEUTSCHINSA - formation du futur

Compte-rendu de l'intervention de Vincent Leridez et Willy Kresser, à l'occasion de la rencontre organisée à NEURIED le samedi 7 février par le Comité stratégique du Forum Carolus

Vincent Leridez, chargé du développement européen des formations à l'INSA et responsable de la classe "Deutschinsa", a présenté avec l'appui de Willy Kresser l'aVincent Leridez.JPGmbitieux projet initié par l'INSA à Strasbourg et par ses partenaires allemands et suisses de création  d'une formation franco-allemande intégrée d'ingénieurs à l'échelle de la région rhénane. Willy Kresser est quant à lui membre du Verein Deutscher Ingenieure Schwarzwald et VDI Elsass, et administrateur de l’ARISAL, l'Association Régionale des Ingénieurs et des Scientifiques d'Alsace.

Vincent Leridez est tout d'abord revenu sur les origines et le contenu du projet. Afin de voir le jour en septembre 2008, celui-ci a fait l'objet d'une demande de cofinancement communautaire et a finalement obtenu une aide de l'Union Européenne  programmée pour trois ans (fonds INTERREG), valorisant ainsi les atouts du projet en terme de plus-value transfrontalière, de caractère innovant, d'utilisation et de renforcement du potentiel régional (formation, emploi..). Pour autant, il ne faut pas occulter les difficultés nombreuses qui ont jalonné les différentes étapes du projet et qui pourraient le mettre à terme en péril, comme le rappelle Vincent Leridez. L'intervention se présente alors comme un témoignage retraçant les difficultés concrètes que rencontre encore un responsable du terrain dans la mise en oeuvre d'un projet transfrontalier.

Contenu de la formation

L'INSA est une des principales écoles d'ingénieurs d'Alsace. Le cursus y est bien rôdé et les pratiques conformes aux traditions françaises propres aux grandes écoles. L'Institut forme en 5 ans après le baccalauréat des ingénieurs et des architectes dans 7 spécialités (génie civil, climatique et énergétique, électrique, mécanique, mécatronique, plasturgie et topographie). Le cursus commence par un tronc commun de trois semestres puis se poursuit avec une spécialisation en cycle d'ingénieur. Le projet présenté pendant la rencontre à Neuried, consiste à effectuer les trois premiers semestres en formation DEUTSCHINA et révèle la prise de conscience croissante de la part des acteurs régionaux de la nécessaire prise en compte des spécificités liées à l'environnement industriel transfrontalier et au potentiel de la région en terme de formation et d'emploi. Le concept repose en effet sur l'ouverture internationale des métiers d'ingénieurs à travers l'acquisition de compétences bilingues et biculturelles aptes à offrir par la suite aux jeunes concernés une double qualification sur un marché du travail élargi.

La formation réunit un réseau inédit de partenaires français, allemands et suisses (l'INSA, la Hochschule d'Offenburg et de Karlsruhe, l'Université de Karlsruhe et la Fachhochschule Nordwestschweitz). Au programme de la formation DEUTSCHINSA :

Une école d'été gratuite qui se déroule à Offenburg pendant le mois d'août précédant l'entrée à l'INSA avec des cours de langue, de mathématiques et de physique, des enseignements bilingues dispensés par des professeurs français, allemands et suisses, des binômes pour tous les travaux en groupe, des modules d'interculturalité dispensés à la Hochschule de Kehl, et un stage obligatoire de fin de 1ère année.

Enjeux et perspectives

Deux principaux problèmes ont été identifiés par Vincent Leridez dans la mise en oeuvre du projet. Ils concernent à la fois les représentations et les structures propres à chaque pays engagé dans la coopération.INSA.jpg

La persistance des préjugés liés à certaines représentations a été régulièrement constatée sur le terrain par le responsable Deutschinsa.  Les "Hochschule" allemandes sont souvent mal jugées par les enseignants français qui rechignent à collaborer avec leur voisin sur le terrain de la formation d'ingénieurs. Ces représentations, liées semble-t-il à la fois à la génération et au secteur de l'ingénierie, freinent la coopération.

Par ailleurs, les compétences des élèves sont très variables en fonction des systèmes éducatifs, ce qui pose un problème en terme de recrutement que les écoles d'été peinent à résoudre bien qu'elles soient censées opérer le rattrapage nécessaire pour suivre la formation en commun. En Allemagne l'éducation est régionalisée et les programmes variables selon les länders,  alors qu'en France le système est centralisé. Les Allemands du Bade-Wurtemberg, dont le niveau après l'Abitur est un des plus élevés en Allemagne, ont un retard de 6 semaines par rapport aux Français à la sortie du bac. Cette réalité existe également dans le supérieur. La solution consisterait à niveller le niveau de connaissance des jeunes diplômés, par le haut ou par le bas, de manière à rendre possible la participation à un enseignement commun. Un autre problème plus général se pose également concernant la compréhension par les élèves des choix très différents opérés en matière d'éducation par les deux pays : le système français reste très scolaire et hiérarchisé, alors que le système allemand se veut flexible, favorisant l'autonomie du jeune public qui ne comprend pas toujours la rigidité franco-française...

L'INSA lance un appel à candidature : les inscriptions pour participer à la classe DEUTSCHINA 2010 sont ouvertes jusqu'au  20 mars 2009. Sont concernés les détenteurs du bac S franco-allemand,  du bac S section européenne allemand, du bac S LV1 allemand, du bac européen LV1 allemand, et de l'AbiBac section S.

Pour en savoir plus sur la DEUTSCHINSA (formation, inscriptions) : http://www.insa-strasbourg.fr/fr/formation-ingenieur/

Les portes ouvertes de l'INSA se dérouleront également le 14 mars 2009 de 10h à 17h.

Clarisse Bargain

 

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23 février 2009

Le feu vert de la CUS

Tramway_Strasbourg_Broglie.jpg

La ligne D du réseau de tramway strasbourgeois rejoindra bientôt le port du Rhin et desservira à terme la gare de Kehl. Les élus de la CUS se sont en effet prononcés le vendredi 13 février dernier en faveur de l'extansion d'une ligne de tram qui ira à terme jusqu'à Kehl, sur la rive allemande du Rhin.

Cette décision intervient alors qu'élus allemands et français ont approuvé en décembre l'idée d'un Groupement européen de coopération territoriale afin de consolider l'Eurodistrict - zone frontalière - en lui donnant un véritable statut juridique.

Pour le sénateur-maire Roland Ries et son homologue allemand de Kehl, Günther Petry, cette liaison doit constituer "l'épine dorsale" de l'Eurodistrict, une zone à cheval sur la frontière.

Contact : Clarisse Bargain, Coordinatrice du projet "Eurodistrict" au Forum Carolus.

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20 février 2009

Première rencontre du comité de soutien au projet "Un lieu d'Europe" le 24 février 2009 dans les salons de l'Association Parlementaire Européenne à Strasbourg.

Parlement_europeen_Strasbourg.JPGLa première réunion du comité de soutien pour la création d'un "Lieu d'Europe" aura lieu le mardi 24 février 2009 à 19h30 à Strasbourg dans les salons de l'Association Parlementaire Européenne.

L'évènement se déroulera en présence de :

- Madame Nawel RAFIK EL MRINI, Adjointe au Maire, en charge des relations internationales.

Pour en savoir plus sur cette rencontre, consulter la lettre d'invitation formulée par Henri Mathian, Président de l'association le Cercle de la Cathédrale, à Strasbourg, ainsi que l'article paru récemment sur ce blog concernant le projet "Lieu d'Europe". www.forum-carolus.org/upload/invitation Lieu d_Europe.pdf

Contact : Clarisse Bargain, Coordinatrice du projet "Eurodistrict" au Forum Carolus.

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06:09 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (1)

18 février 2009

Appel à candidature pour la jeunesse franco-allemande

Logo_Robert_Bosch_Stiftung.jpgL'Institut français des relations internationales (Ifri/Cerfa), la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP) et la Fondation Robert Bosch reconduisent pour la troisième année consécutive le projet "Dialogue d'avenir franco-allemand", fort du succès connu par les éditions précédentes.

Ce projet a pour but d'une part de créer un réseau franco-allemand de jeunes actifs, et d'autre part de permettre à ces jeunes experts de publier des courts textes sur des sujets d'actualité.      images.jpeg

Les trois organismes lancent donc un appel à la candidature afin de constituer la promotion 2009 qui sera invitée à participer à des séminaires, à des débats, et à évoluer au sein de groupes de travail binationaux consacrés à la rédaction d'articles de synthèse et de fond sur des sujets franco-allemands et européens.

logo_IFRI.jpgLe projet s'adresse à des candidats qualifiés ayant au minimum un Master 2 en cours.

Pour tout renseignement sur le programme et les dossiers de candidature, consulter le document ci-joint:
www.forum-carolus.org/upload/Appel_offre_Dialogue_avenir....
www.forum-carolus.org/upload/Ausschreibung Zukunftsdialog 2009.pdf

Achtung! la date limite de dépôt des candidature est fixée au 1er mars 2009...

17 février 2009

Rencontre Carolus du 7 février 2009


Groupe Carolus 7 fev 09 III.JPG

-Voir l'ordre du jour de la rencontre du 7 février


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16 février 2009

compte-rendu de la Rencontre organisée par le Comité stratégique du Forum carolus le 7 février 2009

 

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Compte-rendu de la rencontre organisée le 7 février 2009 à NEURIED par le

comité stratégique du Forum Carolus.

 

La rencontre a été ouverte par Henri de Grossouvre, délégué général du forum Carolus. Il a tout d'abord procédé à une rapide présentation des interventions programmées à l'ordre du jour avant de revenir sur l'actualité en cours du forum. L'agenda 2009 du forum Carolus sera prioritairement consacré à la conception d'un livre sur l'Eurodistrict CUS-Ortenau destiné à ouvrir un débat constructif sur les différents aspects du projet, à constituer un outil de réflexion et d'action au service de l'exécutif régional et des acteurs de l'Eurodistrict ainsi qu'une référence pour les autres Eurodistricts européens. Henri de Grossouvre a notamment indiqué le résultat provisoire des demandes de financement pour ce projet et relevé la participation de certains contributeurs à la rencontre.DSC00951.JPG

Quelques mots de bienvenue ont ensuite été prononcés par le président du Forum Carolus, Nikolaus von Gayling.

Le tour de table qui a suivi a permis de constater la diversité des participants :

La diversité nationale et linguistique: les interventions et les débats ont lieu principalement en allemand et en français, chacun s'exprimant sans sa langue. Ce principe adopté dès la création du Forum permet de favoriser la compréhension interculturelle. La diversité des acteurs représentés: institutionnels, universitaires, étudiants, acteurs privés et publics. La diversité des approches: des thèmes techniques ont été abordés, notamment la photonique dans l'Eurodistrict, des thèmes artistiques avec la présentation d'un projet théâtral binational, des thèmes historiques à travers le rôle du Triangle de Weimar dans les relations franco-germano-polonaises et un compte rendu de la présentation à Ferette le 31 janvier 2009 du concours Grenzen fließen. La question de la formation n'était pas non plus absente puisque l'INSA a présenté son projet de formation d'ingénieurs bilingues et d'échanges inter-universitaires.

Les potentiels et les obstacles dans le développement d'une coopération franco-allemande dans les différents domaines ont été chaque fois soulignés, ainsi que le rôle clé que pourrait jouer l'Eurodistrict dans le développement uniformisé de l'espace rhénan et dans l'amélioration des conditions de la coopération.

Henri de Grossouvre a ensuite donné la parole aux premiers participants, le professeur Dan Curticapean de l'Université des Sciences Appliquées d'Offenburg, et le Professeur patrick Meyrueis de l'Université de Strasbourg. Ils sont intervenus sur le thème de la Photonique dans l'Eurodistrict "organisation, priorités et perspectives". (Ce thème fera également l'objet d'un chapitre du livre à paraître conçu par le Forum Carolus et portant sur l'Eurodistrict : voir projets du Forum sur le site www.forum-carolus.org).

La tradition de la coopération universitaire et industrielle entre Français et Allemands est ancienne. Elle s'exprime particulièrement dans le domaine de la photonique, secteur de très haute technologie qui fait l'objet d'un partenariat vieux de 20 ans entre la recherche à Strasbourg et à Offenburg. Cette collaboration s'appuie sur un contexte géographique et économique privilégié car il s'agit d'un secteur transversal touchant à des domaines forts de l'économie régionale (médias, énergies, automobile..). Elle obéit à un double objectif : la recherche fondamentale et la valorisation.

Professeur Meyrueis.JPGLe Land allemand du Bade-Wurtemberg affiche aujourd'hui clairement ses priorités pour la Photonique, de même que l'Etat fédéral allemand. Cela se traduit par le développement de projets lourds dans les universités de Fribourg et de Karlsruhe. Il faut à cet égard préciser que le Land concerné est le territoire en Europe qui rassemble aujourd'hui le plus d'emplois dans ce secteur de pointe.

Le LSP de l'Université de Strasbourg et de l'INSA collaborent depuis 20 ans en recherche et en enseignement en photonique avec l'Université d'Offenbourg. Cette collaboration se fait en anglais et a permis la soutenance de thèses co-dirigées conjointement par des enseignants-chercheurs des deux universités. Certains doctorants ainsi formés ont pu créer des entreprises dans l'Eurodistrict, par exemple Genesis à Offenbourg (Dr. Hubert Bertold), et PHOSYLAB à Strasbourg (Dr. Sylvain Fischer).

L'ambition pour l'avenir est d'avoir plus d'enseignements et de recherches menées en commun, en associant des résultats scientifiques et économiques. Il est dans ce contexte prévu de relancer le projet Interreg Photonique Transfrontalier Offenburg-Strasbourg, de favoriser la création de nouvelles start-up et de donner la priorité aux recherches menées en commun dans le domaine des micro technologies photoniques avec deux thématiques prioritaires : médias et énergie, et à travers des coopérations aussi étendues que possibles avec les entreprises de l'Eurodistrict. Dans cet environnement, une conférence est en préparation sur la "photonique verte", c'est-à-dire toutes les technologies avancées associant la photonique et l'énergie durable. Le lieu envisagé est soit Offenbourg soit Strasbourg. Prof. Dr. Curticapean.JPG

L'intervention des Professeurs Meyrueis et Curticapean sur ce thème a suscité de nombreux débats entre les participants, concernant les forces et les faiblesses de la coopération dans ce domaine. Les débats ont concerné l'importance de l'apprentissage des sciences et de la sensibilisation y compris des plus jeunes aux mathématiques. "Die Kinder sollen dadurch Spaß an der Wissenschaft gewinnen. Nicht zuletzt wollen wir durch gemeinsame Vorlesungen auch jungen Leuten, d.h. Schülerinnen und Schülern Interesse an der Wissenschaft vermitteln. Insbesondere sind hier Experimental-Vorlesungen mit beeindruckenden Versuchen aus der Welt der Physik, Optik, Astronomie geplant, die auf beiden Seiten des Rheins stattfinden sollen", erklährt Prof. Dr. Dan Curticapean.

Le problème de la langue dans la coopération a été évoqué à travers la difficulté à mobiliser des volontaires pour travailler dans la langue de l'autre. La fuite des cerveaux est également récurrente car les experts formés en photonique ont souvent un cursus universitaire international qui les poussent à partir à l'étranger, c'est pourquoi il est importer d'encourager la création d'entreprises. Les problèmes administratifs et les différences entre les systèmes nationaux pèsent également sur la coopération.

A venir un résumé des autres interventions...

Contact : Clarisse Bargain, Coordinatrice du projet "Eurodistrict" au Forum Carolus.

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08:51 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2009

Intervention de Wolfgang MÜLLER sur l'Eurodistrict Strasbourg-Kehl

Osthouse le mardi 10 février


Wolfgang MÜLLER.jpgDans le cadre des rencontres "Ersteiner Gespräche" organisées par la Volksbank de Lahr alternativement à Europa Park en Allemagne et au restaurant "L'Aigle d'or" à Osthouse, le maire de Lahr, Wolfgang Müller, est intervenu mardi dernier sur l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. L'ancien porte parole allemand de l'Eurodistrict (Günter Petry maire de Kehl vient de lui succéder) a commencé par souligner l'intégration du projet d'Eurodistrict dans deux cadres plus larges: celui de la région métropolitaine du Rhin supérieur et celui de l'Union Européenne des 27. Pour l'Allemagne, ce projet est particulièrement important car ce pays est à la fois un pays frontière et un pays de transit de l'Union. Ce processus s'inscrit dans une entreprise plus large consistant à "surmonter" les difficultés de l'histoire ("Geschichte bewältigen") comme cela va se faire très prochainement avec le stationnement pacifique de la brigade franco-allemande à Illkirch. Nous avons d'ailleurs aujourd'hui la chance d'avoir dans l'Eurodistrict une génération qui n'a pas connu et ne connait pas les barrières douanières ("Schlagbaum").

Puis monsieur Müller a souligné de manière un peu "optimiste" deux faits qui ne correspondent malheureusement plus aujourd'hui à la réalité: "nous allemands nous allons le soir sortir à Strasbourg" et "dans l'Eurodistrict nous parlons tous la même langue allémanique", même si historiquement il est vrai comme l'a rappelé M. Müller que "diese Region gehört zusammen". Le projet d'Eurodistrict, initié par les chefs d'états français et allemands en 2003 à l'occasion de l'anniversaire du traité de l'Elysée, a l'ambition de constituer une Avant-garde.

M. Müller a ensuite rappelé différentes réalisations très concrètes de l'Eurodistrict notamment dans le domStadt Lahr.jpgaine des transports et des secours d'urgence. Il a aussi évoqué le rôle des structures de l'Eurodistrict dont le Conseil (Eurodistriktrat) et le comité de suivi (Begleitauschuss).

Aujourd'hui, l'Eurodistrict est géographiquement quelque peu déséquilibré. Le territoire français de la CUS est citadin et très peuplé alors que le territoire allemand de l'Ortenau est plus étendu et rural. Il a longtemps manqué une forme juridique à l'Eurodistrict, lacune qui sera bientôt comblée par la création d'un GECT (Groupement Européen de Coopération Transfrontalière) dont la création doit être validée le 26 mars prochain par le Conseil de l'Eurodistrict. Mais il manque toujours à l'Eurodistrict un budget propre, des bureaux communs, et une équipe dédiée commune. Le siège de l'Eurodistrict est à Strasbourg et il a été décidé que l'équipe commune sera basée à Kehl. Le budget futur de l'Eurodistrict devrait environ correspondre à 60 centimes par habitant et au sein de l'instance de décision, la majorité simple suffit. Une majorité allemande conjuguée à une majorité française n'est plus indispensable. Pour conclure, le maire de Lahr a rappelé que les projets de l'Eurodistrict et de la région métropolitaine sont vitaux pour nous car nous avons besoin, à l'heure de la mondialisation, de visibilité internationale.

Henri de Grossouvre

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12 février 2009

Eurodistrict: un Landrat partisan de l'intégration

597_2563_1_m.JPGFrank Scherer, dirigant élu depuis bientôt cinq mois à la tête de l'arrondissement de l'Ortenau en Allemagne (la collectivité locale allemande voisine qui forme avec la CUS l'Eurodistrict), souhaite aller vers plus d'intégration.

Ces premières actions en tant que Landrat ainsi que ses récentes déclarations dans les journeaux français et allemands attestent de ses nouvelles priorités, parmi lesquelles figure en bonne place la coopération transfrontalière entre l'Allemagne et la France, dans le cadre de l'Eurodistrict Cus-Ortenau.

Il s'agit selon lui d'adopter à l'avenir une méthode pragmatique capable non seulement de conforter les acquis mais aussi d'approfondir la coopération dans un sens plus opérationnel. L'adoption d'un statut juridique pour l'Eurodistrict ainsi que le passage à la majorité simple (au lieu de la double majorité française allemande) pour la prise de décision au sein de l'Eurodistrict sont autant d'étapes mises en avant par le Landrat vers plus d'intégration.

Le Landrat est élu pour 8 ans par le Conseil de l'Ortenau (Kreistag) pour présider ce Conseil et diriger l'administration de l'arrondissement. L'Ortenaukreis (arrondissement du Bade-Wurtemberg) compte 51 communes et 418 000 habitants. Il dispose de 25 domaines de compétences dont notamment la collecte des déchets, les transports collectifs, l'aide sociale, l'aide à la jeunesse ou encore l'administration hospitalière.

Autant de domaines qui, gérés en commun, sont propices à l'amélioration des conditions de vie des transfrontaliers...

Contact : Clarisse Bargain

 

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10 février 2009

Compte-rendu de la Conférence du 5 février 2009 à l'APE : "En quoi le médiateur est-il utile au citoyen européen?"

Plusieurs problématiques ont été abordées par les deux juristes représentantes du Médiateur européen, Raluka Trasca et Christina Karakosta, au cours de leur intervention dans les locaux de l'Association Parlementaire Européenne de Strasbourg le 5 février dernier.

Nikiforos Diamandouros .jpg

Au centre du débat, l'utilité de cette institution encore mal connue, pourtant considérée et revendiquée comme étant le "visage humain des institutions de l'Union Européenne". Un effort particulier de communication a d'ailleurs guidé l'intervention, pendant laquelle les questions techniques ont partagé la scène avec les analyses critiques sur la nature et l'utilité du mandat de Médiateur, le tout appuyé par des cas concrets et illustratifs de plaintes déposées auprès du l'institution.

Une obligation de moyens plus qu'une obligation de résultats

D'après l'article 195 du Traité sur l'Union Européenne, base juridique sur laquelle repose l'action du Médiateur, la saisine de l'institution concerne les cas de mauvaise administration et les conditions de validité d'une plainte sont draconiennes. Quatre conditions générales à remplir pour s'adresser au médiateur sont évoquées par les intervenantes, auquelles s'ajoutent moultes critères de recevabilité. Parmi les principales conditions, il faut être habilité à déposer une plainte, celle-ci doit être dirigée contre une institution  de l'Union et doit être relative à un cas de mauvaise administration. Elle ne doit pas concerner des faits jugés ou en cours de jugement, doit intervenir après épuisement de toutes les autres voies de recours possibles  et après des démarches préalables faites auprès de l'institution fautive afin que celle-ci puisse prendre connaissance et position sur les allégations du plaignant. Les faits ne doivent pas non plus dater de plus de deux ans.

Néanmoins, les champs concernés par ces conditions sont régulièrement élargis de manière à rendre accessible la saisine du Médiateur. Ainsi la définition des institutions s'étend au trois organes bien connus du triangle mais aussi au Comité Economique et Social, à la Banque Européenne d'Investissement, à la Cour des Comptes ou encore à la Cour de Justice des Communautés Européennes. Le fonctionnement repose également sur la souplesse, principe capable de créer les conditions nécessaires à l'efficacité de la protection complémentaire que veut apporter le Médiateur au citoyen européen. intro_bck_fr.gif

Bien que la recevabilité soit soumise à rude épreuve car le principe d'opportunité régit l'action du Médiateur, la plue-value est réelle dans le cas où une enquête est menée par l'institution. Le pouvoir d'investigation est au coeur du mandat du médiateur qui dispose d'un arsenal de moyens déployés au cas par cas (témoignages, enquêtes...), et en perpétuel approfondissement.

Le visage humain des institutions de l'Union

Quels constats et quels objectifs ont guidé la création de cette institution au moment de la signature du Traité de Maastricht en 1992? Il s'agissait avant de tout de restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions, et de recréer le lien avec l'administration européenne en promouvant de façon inédite une culture du service au citoyen. La notion de bonne ou mauvaise administration reste floue et peu accessible, comme le reconnaissent les intervenantes, mais son acception se veut large et sa portée significative en ce qui concerne les rapports entre institutions de l'Union et citoyens. Le travail du Médiateur s'inscrit en effet dans une logique qui va au-delà du simple respect de la légalité communautaire (c'est là le rôle du juge). Il prend généralement en charge des cas "subtils" qui nécessitent la prise en compte de la situation subjective du plaignant. Inciter les institutions de l'Union à mieux agir et à adopter un traitement respecteux des individus constitue un apport fondamental dans la culture administrative au niveau européen.

Le médiateur a une obligation de réponse dans un délai d'un mois après le dépôt de la plainte. C'est le Médiateur européen lui-même qui adresse aux citoyens la décision d'ouverture ou non d'une enquête. Le citoyen participe aussi activement que possible au déroulement de la procédure dans le respect du principe de débat contradictoire.

Bon nombre des plaintes adressées au Médiateur concernent en fait une mauvaise application du droit communautaire par l'Etat membre d'origine. Si l'institution n'est pas compétente dans ce cas, elle joue un rôle essentiel d'écoute et de conseil auprès du citoyen en se chargeant de réorienter les plaintes vers les bonnes institutions, notamment vers les réseaux de médiateurs nationaux et régionaux présents dans les 30 pays (membres et candidats).

Ce rôle de conseil fait partie intégrante du visage humain de l'institution. De plus, comme l'indique Raluka Traska, la satisfaction du plaignant n'est pas toujours subordonnée à la résolution du litige. Les individus attendent parfois au moins une clarification, une explication, et l'obtiennent par ce biais même si l'enquête ne leur donne pas raison.

Une institution en devenir

Le Médiateur européen est une institution jeune et prometteuse. Elle semble capable de combler en partie le déficit démocratique dont souffre de façon récurrente l'Union européenne. Pourtant, l'institution n'échappe pas aux paradoxes : elle est le visage humain et citoyen des institutions d'une part, d'autre part elle est invisible et inaccessible. Ce à quoi répondent aussitôt les intervenantes : Le nombre croissant de plaintes qui leur sont adressées prouvent que le Médiateur européen n'est pas une institution qui ventile.

Les catégories d'intervention du Médiateur concernent des plaintes le plus souvent relatives à la transparence (accès au documents par les citoyens), au respect de la légalité communautaire, aux relations de travail entre les institutions et les fonctionnaires européens (violation des obligations contractuelles, procédures de recrutement, abus de pouvoir, traitements discriminatoires...).

"L'important n'est pas que les citoyens comprennent le détail du mandat, mais qu'ils s'adressent à nous, et ils le font de plus en plus", conclut Christina Karakosta.

Nikiforos Diamandouros (Grèce) assume depuis le 1er avril 2003, les fonctions de Médiateur européen.
Avant d'occuper ce poste auprès de l'Union europénne, Nikiforos Diamandouros a été premier Médiateur national de Grèce pendant 5 ans. A côté de ces fonctions, Nikiforos Diamandouros est professeur et chercheur en science politique.

Pour en savoir plus sur le Médiateur européen: http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/a...

Contact : Clarisse Bargain, coordinatrice du projet "Eurodistrict" au Forum Carolus

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09 février 2009

La promotion de l'Europe à Strasbourg doit changer son fusil d'épaule...

henri mathian.jpg

C'est du moins ce que préconise Henri Mathian, président de l’association strasbourgeoise « Le Cercle de la Cathédrale », dans une interview donnée aux DNA le 25 janvier dernier. Il y présentait sa vision de l'avenir européen de Strasbourg, en écho aux ambitieux projets énoncés pour la ville par Roland Ries pendant sa campagne.

Pour l'actuel maire de Strasbourg, l'Europe est l'un des paramètres principal du destin de la ville, c’est pourquoi il faut œuvrer au renouvellement de la mythologie européenne à Strasbourg, par exemple en élargissant la base essentiellement symbolique sur laquelle reposait jusque là l’identité européenne de la ville, la réconciliation franco-allemande, qui parle peu aux nouvelles générations.

Le renforcement du positionnement européen de Strasbourg passerait donc par la création d’un « Lieu d’Europe », plus que jamais nécessaire, depuis longtemps évoqué par le Cercle de la Cathédrale et décliné à travers de nombreuses appellations porteuses de projets divers. Ce lieu serait ouvert au grand public, pourrait être bâti autour d’une identité, celle de Strasbourg, en tant que capitale des peuples. C'est  du moins le contenu du projet défendu par Henri Mathian.

Cette orientation serait aussi l’occasion d’associer à ce projet des citoyens européens plus concernés et par ailleurs assez largement représentés à Strasbourg, cet empire du « glocal » dont la double dimension régionale et mondiale s’exprime quotidiennement.

Sans le concours de la population, rien de structurant ne pourra se faire, c’est pourquoi le Cercle de la cathédrale a créé un comité de suivi et de soutien destiné à accueillir toutes les formes d'aides et de propositions  formulées pour faire émerger ce projet.

De plus, chacun des pays membres du Conseil de l'Europe, l'organisation paneuropéenne basée à Strasbourg, serait invité une fois par an pendant une semaine dans ce Lieu d'Europe afin d'alimenter et de promouvoir cette nouvelle conscience collective.

Voir également l'allocution de M. Alexis Lehmann au Cercle de la cathédrale de mars 2008.

Contact : Clarisse Bargain, coordinatrice du projet "Eurodistrict" au sein du Forum Carolus.

07 février 2009

"Grenzen Fliessen": Libre compte rendu du lancement du concours

samedi 31 janvier 2009 à l'hôtel de ville de Ferrette

Peter Heinrich von WESSENBERG - 2.JPGLe concours "Grenzen Fliessen" organisé par la société Jeanne de Ferrette / Johanna von Pfirt Gesellschaft a été lancé ce samedi 31 janvier à Ferette (voir l'annonce et le programme ci-dessous) conjointement par la société Jeanne de Ferette et par Paneurope Alsace. Cette rencontre était organisée par M. Philippe NUSS, vice-président de la société Jeanne de Ferette et secrétaire général de Paneurope Alsace. Le comte Christian d'ANDLAU, président de Paneurope Alsace a ouvert la séance, salué les éminents participants, et souligné les grandes lignes du concours "Grenzen fliessen". Les interventions se sont faites en français et en allemand et M. André Dubail a donné un résumé dans l'autre langue de chaque intervention pour les quelques participants non bilingues.

M. Peter Heinrich von WESSENBERG (photo de gauche) a lu trois adresses, celle de l'archiduc Michael-Salvator de Habsbourg-Lorraine et celle du comte Ferdinand Kinsky, respectivement président et président d'honneur de la société Jeanne de Ferrette, ainsi que celle de M. Ulrich Bohner, secrétaire-général du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe.


M. Christian WILSDORF, directeur honoraire des archives départementales du Haut-Rhin a tout d'abord évoqué les sept générations de comtes de Ferrette. Il souligne qu'à propos de Jeanne de Ferette, il faut rChristian d'Andlau - Philippe Nuss.JPGetenir qu'elle a empêché l'extinction des Habsbourg en donnant plusieurs enfants à Albert II. Il appella aussi à la réalisation de photos d'art des statues de Jeanne de Ferrette et de Albert II se trouvant dans la cathédrale de Vienne (Stefansdom). Le comté de Ferette a été transmis à Mazarin par Louis XIV puis aux Grimaldi (Monaco) qui en portent aujourd'hui encore le titre. Un participant fait remarquer que les Habsbourg ont cedé à Louis XIV quelque chose qui ne leurs appartenait pas puisque le comté de Ferrette relevait théoriquement de l'évêché de Bâle. L'intervenant répond alors que le droit comptait moins que les rapports de force. Nous nous permettrons de préciser plutôt, hier comme aujourd'hui, le droit est le plus souvent la transcription de rapports de forces.

Professor ZOTZ.JPGLe professeur Thomas ZOTZ, de l'université de Fribourg (photo de gauche) est ensuite intervenu sur un sujet passionnant et important et trop souvent méconnu en Alsace: "Friedrich II im Elsass. Die Pfalz zu Haguenau als Bühne staufischer Politik". Grace aux Hohenstaufen et au rôle privilégié qu'il donnèrent à Haguenau et à l'Alsace ("Das Elsass hat im XIII Jahrhundert eine grosse Bedeutung gewonnen"), cette région a alors acquis un rôle important au XIIIe siècle. Les Hohenstaufen fondent Haguenau en 1111. "Barbarossa blieb im elsässischen Bahn seines Vaters" et lance une croisade à partir de Haguenau. Quant à Henri VI, il séjourna huit fois à Haguenau et y fêta même deux fois Noël. Enfin, Frédéric II (à ne pas confondre avec son homonyme prussien du XVIIIe siècle), à qui l'essentiel de l'exposé était consacré, séjourna pas moins de 23 fois à Haguenau et seulement 17 fois à Spire, 14 à Nuremberg, 6 à Francfort et 3 fois à Mayence! Haguenau fut aussi le refuge des Hohenstaufen durant les périodes troubles. Nous publierons prochainement intégralement sur ce site le texte de l'intervention du Professeur Zotz  qui insista même en qualifiant l'Alsace et Haguenau de "Kernreich" et de "Stammland" des Hohenstaufen.

M. Jean-Claude REBETEZ, conservateur des archives de l'ancien Evêché de Bâle nous a livré "Quelques réflexions sur la notion de frontières dans l'histoire. Le cas de l'ancien Evêché de Bâle". Son propos était illustré par de nombreuses cartes géographiques très détaillées. Lors de la JC Rebetez - 2.JPGdiscussion, le professeur Maulin, directeur de l'Institut des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg" lui a demandé si, au cours des siècles lors des différentes modifications de frontières de l'évêché, la question linguistique jouait un rôle. L'évêché a en effet pendant longtemps rassemblé des populations germanophones et francophones. "Non", a répondu clairement monsieur Rebetez, les questions linguistiques commencent à jouer un rôle seulement au XIXe siècle. Nous nous permettons d'ajouter que cela n'est pas sans importance pour l'Alsace, région dans laquelle l'enseignement en français à l'école n'a réellement commencé qu'au XIXe siècle, sous Napoléon III.

Professeur RAPP.JPG"Le" grand historien du Moyen-Age de l'Alsace, le professeur Francis RAPP (photo de gauche), Membre de l'Institut, professeur émérite de l'Université de Strasbourg s'est interrogé: "Les Etats bourguignons ont ils servi de modèle à l'Etat autrichien?" et a élargi la vision géographique et politique de la journée. Il nous a parlé d'une période pendant laquelle l'Etat moderne et souverain s'est affirmé, d'abord en France, puis en Grande-Bretagne et en Espagne. En revanche ce modèle d'Etat moderne s'est imposé difficilement à l'Est face à un Saint-Empire rétif à la centralisation. Maximilien 1er de Habsbourg étend l'empire familial à l'Ouest et à l'Est. Il fut tout autant rêveur et visionnaire que travailleur acharné. Il voulait structurer ses possessions de manière moderne. Il épousera Marie, la fille de Charles le Téméraire qu'il défend contre l'apétit du roi de France, et qui apporte les Pays-Bas aux Hasbourg, leurs enfants seront Marguerite de Bourgogne et Philippe Le Beau (Espagne). Les Etats bourguignons sont éparses et divers et les ducs de Bourgogne s'inspirereront de la la France pour en rationaliser l'administration. Ainsi les universités de Louvain (en 1527) et Maline seront créées pour former les juristes. Quant à la Toison d'Or, elle sert à créer une fusion aristocratique au sein de l'empire. En 1493, lorsque Maximilien 1er accède à la tête du Saint Empire, il veut s'inspirer du modèle des Pays-Bas bourguignons, lui même en grande partie inspiré du modèle administratif français. L'empereur n'arrive pas, dans un premier temps à s'imposer. Il subi aussi des revers militaires et est battu par les Suisses en 1499. Il décide alors de faire l'Etat où on peut le faire, c'est à dire en Autriche et regroupe ses Etats en deux blocs: Niederösterreich et Oberösterreich et installe dans chaque unité administrative des institutions à la française avec notamment un "Regiment" et une "Schatzkammer". Il choisit Innsbruck comme capitale car il doit garder un oeil sur l'empire et y créer un certain nombre d'institutions, comme un "Hofrat" compétent pour l'ensemble autrichien. Son, , Mathieu a des compétences multiples et étendues, nous fait remarquer en souriant le professeur Rapp, il est aussi responsable du recrutement des "Schlafweibe"... L'empereur n'impose rien aux LandtageM. Werner Euskirchen.JPG mais négocie. En 1518, il réunit à Innsbruck les représentants de tous les "Landtage" (diètes), M. Peter HAGEN.JPGc'est un plein succès, les assemblées représentatives étaient ainsi associées au travail de gouvernement et surtout acceptaient d'y collaborer. Maximilien a jeté les bases de l'Etat autrichien correspondant au modèle de l'Etat moderne européen inspiré de la France mais étendu progressivement à toute l'Europe.

M. Peter HAGEN, Landesobmann de la Paneuropa Union Voralberg a présenté son association et M. Gerhard GRAHAMMER (photo de droite) nous a entretenu de manière à la fois historique et divertissante sur la fluctuation des frontières dans le Vorarlberg. M. Werner EUSKIRCHEN, Gerhard GRAHAMER.JPGLandesvorsitzender de la Paneuropa Union Rheinland-Pfalz, a traité le sujet: "Herzogswege als Beitrag zur europäischen Integration und Betonung der geschichtlichen Verbundenheit in Pfalz, Saar, Elsass und Lothringen".

Pour conclure, M. Peter Heinrich von WESSENBERG, vice-président de l'Association Jeanne de Ferette et principal initiateur du concours Jeanne de Ferrett en compagnie de M. Philippe NUSS, ont remercié les participants et rappellé les objectifs du concours: Evoquer les fluctuations des frontières, de France en Roumanie, au sein des territoires historiquement habsbourgeois et austro-hongrois, donc du Sundgau jusqu'en Transylvanie et en Bucovine, afin de mettre en relief ces fluctuations de frontières pour les citoyens des pays d'Europe aujourd'hui. La participation au concours peut se faire sous la forme d'une oeuvre scientifique ou littéraire, ou encore d'un film et la clôture en a été fixée au 1er décembre 2009.

Henri de Grossouvre

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06 février 2009

Officialisation de l'unité permanente allemande basée en France.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont confirmé dans une tribune commune publiée mercredi 4 février dans le journal le Monde la présence permanente sur le sol français d’une unité militaire allemande, dans le cadre de la brigade binationale créée en 1989 par François Mitterrand Helmut Kohl pour sceller la réconciliation entre les deux pays.

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Le fonctionnement concret de cette coopération, notamment la nature de l'unité, ses effectifs, et les modalité de stationnement devraient être précisée à Munich à l'occasion de la conférence annuelle sur la sécurité qui réunira lundi les deux dirigeants et les responsables de la Défense. Cette unité devrait être basée dans l'est de la France, selon une déclaration officielle du Ministère français de la Défense.

05 février 2009

M. Roland RIES: "Strasbourg dans 10 ans"

Intervention de M. Roland Ries, Maire de Strasbourg à l'ISEG

Jeudi 22 janvier 2009

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De gauche à droite, M. Selam, président du groupe IONIS, M. Ries, maire de Strasbourg, et M. René Eckhardt



Public ISEG 22 janvier Roland RIES.jpgL'ISEG, l'école de commerce située rue du Dôme à Strasbourg et faisant partie du groupe IONIS a organisé le jeudi 22 janvier un débat avec monsieur Ries sur le thème "Strasbourg dans 10 ans". Plusieurs représentants du comité stratégique du Forum Carolus s'étaient rendus à cet événement à l'invitation de la direction de l'ISEG. Le maire de Strasbourg est intervenu dans un amphithéâtre rempli principalement des étudiants attentifs de l'ISEG et de quelques invités extérieurs à l'école.

Il a été en grande partie question de l'Eurodistrict CUS-Ortenau sur lequel le Forum Carolus travaille et publiera à l'automne un livre se voulant à la fois une fédération des principaux acteurs de l'Eurodistrict et un livre blanc à l'usage des décideurs politiques et économiques. Après la publication de "Alsace porte de l'Europe centrale" (dossier publié dans la Revue des deux MOndes- Juin 2007) et "Pour une Europe européenne, une Avant-garde pour sortir de l'impasse", cet ouvrage sera la troisième publication d'envergure du Forum Carolus qui tient un rythme d'une publication par an depuis sa création. Le débat du 22 janvier était animé par M. René Eckhardt, président du Cercle des DirComs, et qui participera d'ailleurs également au livre du Forum Carolus.

Dans 10 ans, Strasbourg pourrait être par exemple doté d'un système de transport qui constituerait une sorte de colonne vertébrale de l'Eurodistrict tout en permettant une desserte facilitée de l'aéroport de Strasbourg, tant pour les habitants de la rive gauche que de la rive droite du Rhin: le tram-train de l'Eurodistrict. Cette ligne partirait d'Obernai, désservirait Entzheim et l'aéroport, puis continuerait sur Strasbourg, Kehl, et Offenburg. En ce qui concerne l'environnement, M. Ries souhaiterait arriver à un centre ville (au sein des bras de l'Ill)  par ailleurs déjà classé au patrimoine de l'humanité (UNESCO), dans lequel ne circulerait plus de voitures. La mairie veut mettre également en place des mesures permettant d'améliorer l'approvisionement alimentaire de proximité et la traçabilité en favorisant une production la plus proche possible.


Le but de l'Eurodistrict n'est pas de crééer un Etat sur le Rhin mais de tenir compte et de tirer parti de la situation historique et géographique 2 Public ISEG 22 janvier Roland RIES.jpgparticulière de notre agglomération et de sa région. L'Eurodistrict serait un territoire européen doté d'une masse critique suffisante permettant de regrouper les institutions européennes. "L'Eurodistrict ne peut exister sous cette forme exclusivement à Strasbourg" a insisté M. Ries. L'Eurodistrict pourrait également créer des conditions attractives pour l'établissement de sièges sociaux de grandes entreprises. Pour cela nous avons besoin du soutien des Etats français et allemands qui ont d'ailleurs déjà délégué des experts: Monsieur Bernard Cottin et Monsieur Erwin Vetter, ancien ministre du Bade-Wurtemberg et coordinateur allemand pour l'Eurodistrict. Le Rhin deviendrait le fleuve qui traversera notre agglomération.

La question des limites de l'Eurodistrict a aussi été soulevée, car dans l'état actuel, M. Ries ne manque pas de remarquer que l'Eurodistrict est actuellement un peu déséquilibré, le territoire allemand étant vaste et rural alors que le territoire français est urbain et concentré. Des villes comme Erstein, Rhinau, ou Achenheim souhaitent être intégrées au territoire du projet de l'Eurodistrict et ont déjà un statut d'observateur.

Suite à suivre sur le site du Forum Carolus (rubrique: Eurodistrict)...
Contact coordinatrice du projet Eurodistrict au sein du Forum Carolus: Clarisse Bargain.

Voir les films de l'intervention:

 - http://www.dailymotion.com/video/x88fki_strasbourg-dans-1... 
 - http://www.dailymotion.com/video/x88fqt_strasbourg-dans-1... 
 - http://www.dailymotion.com/video/x88g0l_strasbourg-dans-1... 
 - http://www.dailymotion.com/video/x88gg0_strasbourg-dans-1... 
 - http://www.dailymotion.com/video/x88h0u_strasbourg-dans-1... 

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04 février 2009

L’avenir de l’Eurodistrict : nouvelle étape dans l’agenda franco-allemand.

C’était hier que le rapport final sur l’analyse des perspectives d’avenir de l’Eurodistrict a été remis aux responsables français et allemand chargés des Affaires Européennes et de la coopération bilatérale, Bruno Le Maire et Günter Gloser, à l’occasion d’une journée conjointe de déplacement dans les deux pays.

Passerelle du Jardin des Deux Rives

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Au programme de cette journée binationale, une visite franco-allemande du Parlement Européen ainsi qu’un déplacement au sein des services spécialisés de lutte contre l’épilepsie de l’hôpital de Kork, développés dans le cadre de la coopération transfrontalière entre les deux territoires.

La remise du rapport a eu lieu au cours de la visite de la Mairie de Strasbourg par Günter Gloser, Ministre fédéral adjoint chargé des affaires européennes, et son homologue français Bruno Le Maire, successeur depuis décembre 2008 de Jean-Pierre Jouyet au poste de secrétaire d’État français aux Affaires européennes et Secrétaire général pour la coopération franco-allemande.

Cette journée s’inscrit dans la continuité des récentes rencontres franco-allemandes organisées entre les deux secrétaires, engagés de longue date dans la construction d’une Europe politique. Ils avaient notamment ouvert le colloque intitulé « Un ménage à plusieurs ? La France, l’Allemagne et l’Europe face au nouveaux défis du monde », récemment organisé à Paris par EADS, ARTE et la Fondation Robert Bosch.

Rappelons que la fonction de secrétaire général avait été créée par les gouvernements des deux pays à l’occasion du 40ème anniversaire du Traité de l’Elysée le 22 janvier 2003, pour soutenir et affirmer l’enjeu que représente les relations franco-allemandes, tant dans un contexte bilatéral que dans une perspective européenne. Les deux secrétaires ont aujourd’hui pour mission générale de préparer les prochains Conseils des ministres franco-allemands, de dynamiser la concertation gouvernementale entre les deux pays, et de favoriser le rapprochement des sociétés civiles, notamment françaises et allemandes.


Bruno Le Maire et Günter Gloser, le 3 février  2009 à Strasbourg

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A l’origine de ce rapport sur l’Eurodistrict franco-allemand se trouve l’ancien Secrétaire délégué aux affaires européennes lui-même, Jean-Pierre Jouyet, qui avait souhaité lancer les préparatifs d’une relance capable de faire écho aux ambitieux projets énoncés par Roland Ries lors de sa campagne municipale. Il a pour cela confié une mission exploratoire à Edwin Vetter et Bernard Cottin, respectivement ancien Ministre du land Bade-Wurtemberg coordinateur allemand pour l’Eurodistrict et codirecteur de la mission Eurodistrict de Strasbourg.

Le rapport final remis hier porte sur le potentiel de la région et l’évaluation des conditions, notamment juridiques, d'un approfondissement de la coopération transfrontalière de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. Il préconise la résolution prioritaire des difficultés quotidiennes des citoyens relatives au droit fiscal et social pour les travailleurs frontaliers, aux échanges entre les écoles, à l’accès aux services téléphoniques, aux soins, ou encore à la coordination des secours. Il s’agirait également pour l’Eurodistrict d’élaborer dans un délai d’un an un plan stratégique concernant la période 2010-2020, capable de créer les conditions d’un rayonnement économique, culturel et scientifique de la région. Les deux secrétaires se sont également accordés sur la nécessité de privilégier une coopération concrète et de proximité dans les domaines suivants: transports, police, santé, retraites, enseignement.

Les étapes à venir dans l’approfondissement de la coopération franco-allemande seront la validation par le Conseil de l’Eurodistrict le 26 mars prochain de la création d’un statut juridique pour l’Eurodistrict, sous la forme d’un GECT, principe communément admis de part et d’autre du Rhin, puis la prestation solennelle et symbolique du « Serment des deux Rives » par l’ensemble des élus de l’Eurodistrict au printemps prochain.


Contact : Clarisse Bargain, coordinatrice du projet "Eurodistrict" au Forum Carolus

03 février 2009

Conférence à l'APE le 5 février sur le rôle du médiateur européen dans la construction d'une démocratie citoyenne en Europe

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31 janvier 2009

Le Patriarche Cyrille, Strasbourg et le Vatican...

Patriarche Cyrille.jpgCyrille de Smolensk et de Kaliningrad (photo de gauche) a été élu à la tête de l'église orthodoxe russe le mardi 27 janvier 2009. Il est le premier patriarche orthodoxe russe élu depuis la chute du communisme et la fin de l'Union soviétique en 1991. Il prendra ses fonctions demain, dimanche 1er février. Il était chef du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou depuis novembre 1989 et est perçu comme étant ouvert sur l'Occident et partisan d'un rapprochement avec Rome et les catholiques. Il est un intellectuel brillant et relativement jeune pour la fonction (62 ans). Il est connu internationalement et populaire en Russie où il anime une émission de télévision hebdomadaire à Moscou et a lancé le site Internet du Patriarcat. Il avait été nommé en 1971, dès l’âge de 25 ans représentant de l’Église orthodoxe russe au Conseil œcuménique des Églises.

Au sein du monde orthodoxe russe il est en revanche perçu comme étant trop libéral et trop proche de l'Occident. En l'an 2000, Cyrille a été le principal auteur d’un texte de l’Église orthodoxe russe sur la doctrine sociale du christianisme ; publié en français en 2006 aux éditions du Cerf.

Nous avions déjà attiré l'attention sur le rôle privilégié de Strasbourg pour les discussions en cours sur les rapprochements entre les Orthodoxes et les Catholiques (Lire l'article de Henri de Grossouvre: "Le choix des Russes: Strasbourg", paru dans "Rot un wiss / Vivre l'AlPere Philarete - Photo H de Grossouvre.JPGsace").

Depuis 2005, le père Philarète (photo de droite) est le représentant officiel du patriarcat de Moscou et de toutes les Russies auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg. Le représentant orthodoxe russe à Strasbourg est un émissaire de haut vol. Le père Philarète est recteur de la paroisse de la rue de Niederbronn à Strasbourg. Cette modeste chapelle a été aménagée dans un ancien garage alors qu'une demande d'autorisation de construction d'une plus grande église orthodoxe est engagée depuis plusieurs années auprès de la mairie de Strasbourg. Compte tenu de l'importance des relations avec la Russie pour Strasbourg et l'Europe en général, et compte tenu de la forte représentation de ressortissants orthodoxes à Strasbourg, ce projet serait amplement justifié.

Le mercredi 18 février à 18h à Strasbourg se tiendra une conférence publique sur "l'orthodoxie russe" en la paroisse orthodoxe russe de Tous les Saints, 4 rue de Niederbronn (près de la place de Haguenau, au coin de l'avenue des Vosges).

Cette conférence est ouverte au public et est organisée par l'Association Rhin-Volga. En voici le programme:

-Accueil par le Père Philarète, recteur de la paroisse et représentant du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l'Europe.

-"Historique sur les origines de l'orthodoxie et ses différences par rapport au catholicisme" et "signification de l'iconostase et de la place de la liturgie dans la tradition orthodoxe" par le père Daniel, recteur de la paroisse francophone orthodoxe Saint Grégoire Palamas et Sainte Attale du Patriarcat de Moscou à Strasbourg.

-"L'influence de l'orthodoxie en Europe" par le professeur Alain Cormont, conférencier, chevalier du Grand Prieuré russe de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La chorale de la Paroisse de Tous les Saints interprétera quelques chants liturgiques.

Forum Carolus

 

29 janvier 2009

PROGRAMME "Grenzen Fliessen" à Ferette le 31 janvier 2009

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Concours historique "Grenzen fließen"

TELECHARGER LE PROGRAMME (PDF)


JOURNÉE DE PRÉSENTATION A FERRETTE, 31 JANVIER 2009

Salle de l’Ancien Tribunal, 46 rue du Château, 68480 Ferrette

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21 janvier 2009

Invitation au concours "Grenzen Fliessen"

Concours historique "Grenzen fliessen"

INVITATION / EINLADUNG

Télécharger FR pdf / Runterladen pdf DE

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Le 31 janvier 2009 aura lieu en la ville de Ferrette (Haut-Rhin) la première présentation en terre d’Alsace du Concours historique "Grenzen fliessen". Elle est organisée conjointement par la Société Jeanne de Ferrette et le Comité d’Alsace pour l’Union Paneuropéenne. D’éminents historiens prendront la parole, parmi lesquels Monsieur Francis Rapp, membre de l’Institut et professeur émérite de l’Université de Strasbourg, Monsieur Jean-Claude Rebetez, conservateur des Archives de l’Ancien Evêché de Bâle à Porrentruy, Monsieur Christian Wilsdorf, directeur honoraire des Archives Départementales du Haut-Rhin à Colmar et Monsieur Thomas Zotz, professeur à l’Université de Fribourg en Brisgau. Cette manifestation rassemble des historiens de la région du Rhin supérieur, ainsi que des personnalités impliquées dans la coopération culturelle transfrontalière. Le Forum Carolus, la Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, ainsi que la Paneuropaunion Vorarlberg sont partenaires de la journée de présentation. Nous espérons avoir la joie de vous compter parmi les nôtres et vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à Ferrette, Samedi 31 janvier 2009 à 15 heures, dans la salle de l’Ancien Tribunal, 46 rue du Château, 68480 Ferrette.

Philippe Nuss
Vice-Président de l’Association Jeanne de Ferrette
Secrétaire Général du Comité d’Alsace de l’Union Paneuropéenne

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18 janvier 2009

Mais pourquoi l'Eurodistrict fait il si peur à madame Bollmann?

Le Forum Carolus prépare un livre collectif sur l'Eurodistrict et suit attentivement tous les événements et publications  traitant de ce projet. Les DNA du samedi 18 janvier 2009 annonçant une conférence de Pierre Hillard et Yvonne Bollmann sur l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, nous nous sommes donc déplacés, en compagnie de Philippe Nuss (membre du conseil d'administration du Forum Carolus) sachant par ailleurs que madame Bollmann mène campagne contre le projet d'Eurodistrict et tente depuis plusieurs années de dévoiler le pangermanisme et l'impérialisme viscéral qu'elle croit déceler chez les dirigeants politiques d'Outre-Rhin, non pas chez les membres du NPD mais au sein des partis actuellement au pouvoir, à la SPD et à la CDU-CSU.

On pouvaient lire dans les DNA de samedi 18: "Eurodistrict, quels enjeux pour Strasbourg et l'Alsace?, à l'ISEG, 4 rue du Dôme, de 14h à 17h. Au programme "Eurodistrict, de quel histoire serait il le prolongement?", par François Bunner, président du RCR; "Eurodistricts aspects linguistiques" par Yvonne Bollmann, essayiste; "Influence de l'Allemagne dans les coopérations transfrontalières en Europe" par Pierre Hillard, professeur de relations internationales."

Initialement le débat devait avoir lieu rue du Dôme dans les locaux de l'école de commerce l'ISEG, mais en raison de pressions exercées sur la direction de l'école, nous ont expliqué les organisateurs, le débat s'est déroulé au deuxième étage du sympathique pub Dubliners. On nous a alors annoncé que Pierre HILLARD, en raison de ce changement, ne viendrait pas et avait préféré aller se promener dans Strasbourg.

Hillard Bollmann B.jpgCe débat était organisé par François BUNNER, président du Rassemblement des Citoyens pour la République. M. Bunner s'est présenté aux dernières élections législatives dans la deuxième circonscription du Bas-Rhin et a obtenu un score de 0,28 % (77 voix). Etaient également présents parmi les organisateurs, trois autres membres de ce parti souverainiste, Jean Freyburger, Thomas Lavarenne, enseignant de Physique-Chimie à Strasbourg et Christophe Bord, informaticien originaire de Wissembourg. Disons tout de suite que nous nous sommes retrouvés à 13 (soit 8 participants en dehors des quatre organisateurs du RCR et de l'intervenante). Qu'à cela ne tienne, "klein aber fein" espérions nous encore...

François Bunner (photo de gauche, au milieu Mme Bollmann, à droite, Pierre Hillard réapparu miraculeusement à 17h) est intervenu le premier pendant une dizaine de minutes. Il était visiblement ému Jacques Kotoujansky.jpget avait du mal à rassembler ses idées et nous  du mal à comprendre où il voulait en venir. Il considérait avec étonnement les quelques feuilles de notes étalées devant lui et préparées pour son intervention. Il a tout de même réussi a nous dire que l'Eurodistrict était un déni de l'histoire de l'Alsace et que les Alsaciens, dès le XVIIe siècle, étaient las de faire partie du Saint Empire et espéraient déjà se rattacher à la France et à la pérennité de ses institutions protectrices! Et M. Bunner de convoquer le Bundschuh alsacien comme preuve de cette francophilie naissante, certes, mais déjà sincère... François Bunner évoque ensuite la construction idéologique d'une langue alsacienne unique comme une instrumentalisation des régionalistes alors qu'historiquement, cette construction a été à l'inverse faite par les milieux nationalistes français anti-allemands à la veille de la guerre franco-allemande de 1870. Les régionalistes qui se penchés sur la question savent bien sur qu'il y a différents dialectes germaniques (alémaniques et franciques) parlés en Alsace mais qu'il n'y a pas de langue alsacienne homogène (voir notamment Eugène Philipps, "Les luttes linguistiques en Alsace jusqu'en 1945", Salde, Strasbourg 1975). Aujourd'hui encore, les hommes politiques alsaciens opposés au bilinguisme présentent justement l'Alsacien comme un dialecte homogène distinct de l'allemand. Robert Grossmann, l'ex-président de la CUS laissait souvent entendre que l'Alsacien n'a absolument rien à voir avec les dialectes d'Outre-Rhin et le Schriftdeutsch. Mais l'alsacien serait il donc un rameau oublié du provençal?

Mais François Bunner n'arrivant toujours pas à retrouver ses esprits, sans doute était il vidé par sa précédente fulgurance historique, un participant qui le connaissait, Jacques KOTOUJANSKY (photo de droite) médecin et ex-responsable pour l'Alsace du Mouvement pour la France, vola à son secours en proposant d'interrompre l'intervention de son camarade et de faire un tour de table de présentation des participants. Mon voisin, qui connaissait également M. Bunner pour s'être présenté sur une liste concurrente aux dernières élections suggéra qu'il avait du trop préparer son intervention et en était surement très fatigué. Vous remarquerez qu'il n'avait toujours pas été question du sujet annoncé, l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. Jacques Kotoujansky fut la seule personne (avec bien sur votre serviteur du côté du public) à avoir plusieurs fois essayé, de manière constructive, de recentrer le débat sur le sujet annoncé: l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau.

A la fin du tour de table, François Bunner a brièvement repris la parole pour vite la transmettre à madame Bollmann. Cette dernière, fidèle à la thématique sur laquelle elle travaille depuis de nombreuses années, a commencé par longuement dénoncer la conception ethnique allemande du peuple, en faisant notamment référence à son livre "La bataille des langues en Europe". Madame Bollmann, ex-maître de conférence à l'Université de Paris XII et aujourd'hui retraitée y enseignait la civilisation germanique. Elle nous expliquera qu'elle est devenue bien malgré elle germaniste, ayant été orientée vers la langue de Goethe par ses professeurs en raison de sa seule qualité d'alsacienne. Depuis les années 1990, madame Bollmann traque la germanophonie alsacienne et surtout les conceptions ethniques qu'elle impliquerait. Elle signe à la même époque un manifeste sur "le retour du crapaud" et dénonce pêle-mêle la montée du FN et le mouvement autonomiste "rot un wiss". Ferdinand Moschenross, figure haute en couleurs de l'autonomisme alsacien, lui donne alors la réplique à l'occasion de débat animés à la librairie Kleber. Les lecteurs attentifs auront tout de suite remarqué la contradiction: le FN relève d'une filiation nationale, centralisatrice et jacobine, comme madame Bollmann, tandis que "rot un wiss" s'y oppose.

Selon madame Bollmann, le président du parlement européen lui même, Hans-Gert Pöttering serait partisan de droits en faveur de groupes collectifs. Na, und? Est ce suffisant pour le soupçonner de racisme? Pour madame Bollmann qui fait un grand bond, en lieu et place des intéressés, un grand bond des groupes collectifs à une conception brune de la politique, cela semble être suffisant. La notion même de droit à la différence ouvrant la porte à la différence des droits, est pour madame Bollmann problématique. Autre preuve de l'ethnicisme incorrigible des barbares allemands: "Volkswagen", la voiture du peuple, créée sous le national-socialisme, madame Bollmann est scandalisée que la marque n'ait pas changé de nom au lendemain de la seconde guerre mondiale. Je lui demande alors si elle soupçonne tous les conducteurs de Volkswagen d'être des nostalgiques du IIIe Reich, "mais bien sur que non" répond elle, en revanche sa suspicion se porte sur la "Gesellschaft für bedrohte Völker", créée à l'origine, nous dit elle, pour soutenir le Biafra! Comprend qui peut... Je suis intervenu de nombreuses fois, sans succès, pour savoir s'il était possible d'aborder le sujet annoncé: l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. Madame Bollmann a seulement précisé, sans plus d'explications, que l'Eurodistrict serait bien sur allemand (sic) et que la coopération transfrontalière n'était pas possible en raison de la différence d'organisation administrative des communes des deux côtés du Rhin.

Madame Bollmann trouve enfin choquant que l'on puisse être "de gauche" sans être jacobin et selon elle Roland Ries, l'execution de Eulogius Schneider.jpginitiateur du projet actuel d'Eurodistrict, se discrédite en osant revendiquer une tradition girondine et non jacobine. Yvonne Bollmann nous lit alors un passage d'un livre de M. Ries qui lui fait dresser les cheveux sur la tête: "c'est bien à une gauche girondine, autochtone, attachée à défendre de façon pragmatique les spécificités de cette région, que les populations de cette région sont disposés à faire confiance, et non à une gauche nationale, jacobine, et anticléricale, pièce rapportée sur le tissu régional" (Roland Ries, L'Alsace et la gauche, Le Verger, 2007). Je lui fais alors remarquer que l'Alsace a souffert du jacobinisme, en guise de réponse, elle souligne qu'il y avait aussi à ses yeux de bons allemands, venus en Alsace défendre ce jacobinisme, comme ... devinez qui ? Comme Eulogius Schneider! Connu pour avoir amélioré le rendement des massacres jacobin en inventant la "fahrbare Guillotine", la guillotine ambulante qu'il transportait de village pour éradiquer le droit à la différence des alsaciens récalcitrants. Eulogius Schneider a également fini raccourci (photo de gauche). Cette phobie de la différence est malgré tout compréhensible voire cohérente si l'on se place dans  la logique du paranoïaque, en effet comme l'écrit François Roustang (in "Comment faire rire un paranoïaque?"), le parano craint la différence, mais la différence, madame Bollmann, c'est la vie! Cette logique portée à son terme sombre inévitablement dans la terreur et la répression de l'ennemi perçu radicalement différent, comme en France en 1793 et en Russie en 1917. Aristos, bourgeois, ou péquenauds  osant persister à parler la langue de leurs pères : même combat! Un participant au débat (en veste rouge près du miroir, photo ci-dessus) a alors témoigné des vestiges, dans la deuxième moitié du XXe siècle, de la terreur jacobine en décrivant les punitions corporelles qu'il subissait enfant s'il osait parler sa langue maternelle avec son propre frère, dans l'enceinte de l'école.

Pierre Hillard que l'on croyait reparti pour Paris est finalement réapparu vers 17h, heure à laquelle les débats devaient se terminer. Il a commencé à intervenir sur le projet allemand de domination de l'Europe par une Allemagne utilisant l'outil de la régionalisation.  Il n'était toujours pas question de l'Eurodistrict mais le discours de Pierre Hillard était au moins fluide, argumenté et illustré de sources vérifiables, mais j'étais fatigué d'avoir presque plus parlé que les orateurs, fatigué et surtout attendu. Je suis parti.

La vision obsessionnelle et fantasmatique de l'Allemagne de madame Bollmann et théorique et parisienne de monsieur Hillard (il écrit sur l'impérialisme germanique mais ne parle pas l'Allemand et connait très mal le pays) sont évidemment à des années lumières de la réalité allemande de la république fédérale d'aujourd'hui. Cette vision anachronique est proche de celle du provençal Charles Maurras qui avait traversé le pont de Kehl une fois dans sa vie. La repentance des années sombres et l'ouverture humaniste sur le monde sont quasiment la règle générale en Allemagne et la loi fondamentale veille efficacement à réprimer les nostalgiques de la grande Allemagne largement minoritaires et marginaux.

Nous constatons quant à nous que l'Alsace a connu, depuis le moyen-âge, des époques économiquement prospères et son apogée culturelle General de Gaulle et Adenauer.jpglorsqu'elle était un centre, un lieu de passage, et non le glacis stérilisateur tourné contre l'Allemagne de la France jacobine. "Berge trennen, Wasser verbindet", ne l'oublions pas, l'idéologie ne peut rien contre la géographie. Nous pensons que l'Alsace et Strasbourg sont  naturellement placés pour rayonner à l'est comme à l'ouest et qu'une Alsace coupée de la rive droite du Rhin est comme une pomme coupée en deux, cela saute aux yeux lorsque l'on regarde une carte géographique. Il est donc temps que Strasbourg reprenne sa place et son rôle sur le Rhin et ne soit plus cantonnée sur l'Ill. Nous pensons aussi que le bilinguisme alsacien est un atout inestimable à préserver, à sauver, à faire fructifier. Enfin,  nous savons qu'un Eurodistrict Strasbourg-Ortenau donnera à notre capitale européenne la masse critique qui lui fait aujourd'hui défaut et lui donnera aussi la force opérationnelle franco-allemande qui a toujours fait ses preuves, de Charlemagne jusqu'à la construction européenne.  Ce n'est pas un hasard si le général de Gaulle, visionnaire géopolitique s'il en est, et qui avait pourtant participé à deux guerres contre l'Allemagne, prépara la réconciliation franco-allemande dès avant la fin des combats, l'ancien prisonnier  de la prison d'élite d'Ingolstadt et futur chef d'Etat appela même en 1943 de ses voeux, à l'occasion d'une discussion avec l'archiduc Othon de Habsbourg, "la réunion des Francs de l'Ouest et des Francs de l'Est"! Attractivité et prospérité économique, rayonnement culturel, richesse linguistique et développement institutionnel international, tels sont les enjeux de l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau.

Henri de Grossouvre

 

13 janvier 2009

Libre compte rendu de l'intervention de M. VATANEN le 12 janvier 2009 à Strasbourg

Ari_Vatanen 1.jpg

L'Association Parlementaire Européenne de Strasbourg et l'Association RETE-IHEE recevaient hier le député européen finlandais Ari Vatanen. RETE-IHEE est l'association des étudiants et anciens étudiants de l'Institut Européen des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg dirigé par le professeur Eric Maulin qui se trouve être président du comité stratégique du Forum Carolus. A la demande d'un vice-président de l'association étudiante, le Forum Carolus avait publié l'affiche (voir ci-dessous) de la conférence sur son site de débat et avait invité ses membres et habitués intéressés par les questions stratégiques européennes et les relations avec la Russie. Le titre de l'intervention du député européen était en effet prometteur: "Les futures relations de l'Union avec le monde PESC/PESD: PSDC, OTAN, ONU".

L'ex champion de courses automobiles s'est aujourd'hui reconverti dans la politique européenne. Ari Vatanen avait été notamment champion du monde des rallyes en 1981 avec l'équipe Ford, après avoir été champion d'Angleterre. Monsieur Vatanen est député européen depuis 1999, année de son élection en Finlande sur la liste d'un parti finlandais conservateur. Il travaille alors d'abord surtout sur les questions liées aux taxes automobiles et aux règles de trafic. Ayant acquis une maison près d'Aix en Provence, il s'est alors présenté en France en 2004 et a été réélu. Il suit depuis lors les affaires étrangères de l'Union et prend régulièrement position sur les relations de l'Union avec la Russie et avec les Etats-Unis. Il est membre de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen et de la sous-commission défense et sécurité, présidée par M. Karl von WOGAU, par ailleurs membre du Comité de patronage du Forum Carolus.

Après avoir fait attendre plus d'une demi-heure le public réuni dans une salle du bel hôtel particulier situé 67 allée de la Robertsau, Ari Vatanen est intervenu pendant un peu plus de trente minutes. Il a commencé par avouer qu'il n'avait pas préparé cette conférence sur la politique mondiale de l'UE et a enchainé par l'éloge du bon sens et du pragmatisme en citant plusieurs fois comme référence la société Nokia (sic) et en donnant l'exemple suivant: "Quand vous avez un trou dans le toit de votre maison, vous ne commencez pas par faire refaire la moquette de vos chambres... eh bien en politique c'est différent !"

A suivi un relativement long discours sur les bienfaits de la démocratie, de la paix dans le monde, de la justice, de la dignité huimposteur.jpgmaine et des droits de l'homme. Ce discours général n'était pas illustré d'exemples liés au titre annoncé de l'intervention, ni construit autour d'un raisonnement quelconque qui aurait pu être, par exemple, sur ces questions essentielles, d'ordre philosophique pour les droits de l'homme, historique et/ou technique pour la démocratie, ou enfin programmatique pour la paix dans le monde.

Puis monsieur Vatanen s'est attardé sur le cas de la Russie en commençant par constater que ce pays était par essence totalitaire non sans avoir auparavant informé l'auditoire que sa mère était originaire de la partie de la Carélie rattachée à l'Union soviétique au lendemain de la seconde  guerre mondiale et que sa famille en avait beaucoup souffert. Ari Vatanen a alors également avoué qu'il ne s'était rendu qu'une fois dans sa vie, en compagnie de Michel Barnier, en Carélie russe, d'où est originaire sa famille maternelle, à moins de 70 km de l'endroit où il a grandi. Nous avons d'ailleurs ultérieurement appris en discutant avec lui, un verre à la main après la conférence, qu'il connaissait très mal la Russie et ne s'y rendait presque jamais. Il avait été pourtant annoncé lors de la présentation de l'intervenant par le président de l'association étudiante qu'Ari Vatanen prendrait position sur la crise gazière ukraino-russe. Le niveau d'argumentation de la diabolisation de la Russie était le même que celui de la défense de la justice et de la paix dans le monde: au pire inexistant, au mieux incantatoire. Lorsque le délégué général du Forum Carolus a demandé à Ari Vatanen d'éclairer sa lanterne sur la crise russo-ukrainienne, le député européen a alors répété qu'il était très mal de la part de la Russie d'utiliser la force pour faire pression sur son voisin, sans pouvoir citer aucun fait précis et trahissant ainsi son ignorance totale du dossier. Nous constatons par ailleurs que les informations sur la Russie se trouvant sur son site internet n'ont pas été renouvelées depuis au moins 2006 (on y parle de 2006 au futur).

Tous les participants avec qui nous avons discuté après la conférence, universitaires, écrivains, militaires ayant occupé des responsabilités dans des  postes de défense des ambassades françaises en Europe centrale et en Russie... étaient atterrés par le simplisme du discours et le niveau général de l'intervention. Autant de naïveté et d'angélisme prêteraient peu à conséquence chez un citoyen européen lambda, mais il se trouve que le député européen Vatanen, par ses discours, ses prises de positions et ses votes au sein du Parlement Européen, engage la sécurité et le sort de près de 500 millions d'Européens.

Or il nous semble que non seulement monsieur Vatanen n'est pas qualifié pour intervenir et légiférer sur la politique étrangère de l'Union mais qu'il y a même dans ses déclarations, à y regarder de plus près, une cohérence et une logique contraire aux intérêts de l'Europe. Comme les membres de l'Union opposés à la création d'un Europe Politique, pourtant conforme aux ambitions des pères de l'Europe, Ari Vatanen est partisan de l'adhésion de la Turquie à l'Union, c'est à dire d'un élargissement illimité diluant le pouvoir politique européen naissant. En revanche il s'exclame spontanément "nous avons besoin de gouvernance mondiale". Il fait donc partie de ce courant idéologique pour lequel il n'y a pas de projet européen spécifique, ce dernier n'étant qu'une étape vers un gouvernement mondial. Le patriotisme constitutionnel d'Habermas et Derrida relève de cette mouvance. S'il connait mal la Russie et ne s'y rend qu'exceptionnellement, il connaît en revanche bien les Etats-Unis et y voyage volontiers. Il a par exemple participé en 2005 à un séminaire à New-York organisé par la Commission des Affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis: "Democracy in retreat in Russia", ses positions anti-russes sont sans doutes aussi issues de ce type de séminaires, il en a malheureusement oublié l'argumentaire en traversant l'Atlantique. S'il ne perd jamais une occasion de diaboliser la Russie ou de prôner l'adhésion de la Turquie, il n'oublie pas non plus d'insister sur l'importance du lien transatlantique (sans plus de raisonnement ni d'argumentation) et du rôle privilégié de l'OTAN. Il ne conçoit naturellement pas de défense européenne en dehors de l'OTAN. Il brise ainsi facilement une lance pour voler au secours de l'OTAN en se fendant d'une tribune dans les colonnes du célèbre quotidien new-yorkais Wall Street Journal dans laquelle il déclare qu'une Finlande membre de l'UE sans adhérer à l'OTAN équivaudrait pour une femme à être moitié enceinte! image délicate et riche en clés multiples (L'Europe attend d'être prise par les Etats-Unis...) Dans cette tribune il déclare, fidèle à son niveau de réflexion et d'argumentation: "Il est temps pour la Finlande de rejoindre l'OTAN (...) alors qu'en Russie la démocratie est en train de sombrer comme le Koursk" (consultable sur le site de M. Vatanen).

Malgré son sourire permanent et ses bons sentiments l'action de monsieur Vatanen au Parlement Européen est nocive, il défend en effet naïvement mais ardemment des positions opposées aux intérêts européens les plus évidents. Nous pensons quant à nous que la construction de l'Europe politique dont être prioritaire, que les relations avec notre voisin russe sont trop importantes économiquement, culturellement et politiquement pour être réduites à une diabolisation simpliste. Il nous semble enfin que les relations avec notre allié américain doivent être rééquilibrées d'urgence. Washington finance, avec l'épargne du reste du monde, d'imprudentes guerres servant à assurer son propre approvisionnement  énergétique, tout en instrumentalisant la démocratie, la paix et la justice en fonction de ses intérêts biens compris. Les pays européens, s'il s'engagent dans des actions militaires devant toujours demeurer l'alternative ultime, auront de plus en plus la possibilité de le faire en fonction de leurs valeurs et de leurs intérêts propres, pour peu qu'ils sachent le vouloir. En avril 2009 aura lieu à Strasbourg-Kehl le 1er sommet de l'histoire de l'OTAN organisé conjointement par deux pays membres. Les axes de travail du Forum Carolus tiennent leurs promesses...

Henri de Grossouvre

08 janvier 2009

12 janvier à 19.30 - Conférence de Ari Vatanen: Les futures relations de l'UE avec le monde

Conference Ari Vatanen 12 jan.jpeg

27 décembre 2008

Où va l'Alsace ?

Où va l’Alsace ?

Ou va l Alsace - Howiller.jpeg« Où va l’Alsace » ? En cette période chahutée la question méritait, plus que jamais d’être posée. Alain Howiller, Président de Fond’Action Alsace, Président du Conseil d’Administration de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg, Ancien Directeur-Rédacteur en Chef des DNA, se la pose dans un livre désormais en librairie.

L’avenir du Parlement Européen à Strasbourg, les perspectives (en demi-teinte) de la coopération transfrontalière, celles ouvertes aux cinq eurodistricts de la région sont quelques uns des points traités. Sont abordés aussi les rapports troubles des Alsaciens avec l’Histoire, les contours d’une nouvelle identité, les nécessités d’un « multi-linguisme éclairé », les évolutions d’une société qu’on croit (à tort) figée, la résistance (exemples à l’appui) d’une économie appuyée sur l’industrie (à tort méprisée), le mille-feuilles des structures politiques de la région, l’avenir des forces politiques etc.

Révolution tranquille sur le Rhin ?

Dans ce livre de réflexion et d’action - un ouvrage de quelques 200 pages (18 euros, éditions duALAIN HOWILLER.JPG Verger, verger.éditeur@evc.net)- l’auteur s’interroge sur ce qu’il appelle une « révolution tranquille sur le Rhin ».

Il s’appuie également sur l’action de Fond’Action Alsace qu’il  préside, sur le pari engagé par la création d’une université unique -de « taille européenne » - à Strasbourg et sur l’action développée sur le plan économique par la « Région Alsace ».

 

07:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18 décembre 2008

Photos du 17 décembre

 

LA RUSSIE PUISSANCE EUROPEENNE ET MONDIALE

PHOTOS DU DEBAT A L'UNIVERSITE MARC BLOCH DU 17 DECEMBRE

 

conference Russie ITI-RI 171208_26.JPG

La conférence organisée le 17 décembre par l'association des étudiants de l'ITIRI, "Perspectives Contacts", et dont Cécile Le Saint, Corina Friedli et Bénedikt Herges (photo de droite) ont été lesconference Russie ITI-RI 171208_42.JPG maîtres d'oeuvres a été un franc succès. L'amphithéâtre Pangloss de l'Esplanade était plein (photo de gauche). La majorité du public était composée par des étudiants. Une discussion sur l'avenir de l'Europe serait incoonséquente sans les responsables de l'Europe de demain...

Les interventions d'environ 30 minutes chacunes de M. Igor Kapyrin, adjoint de l'ambassadeur de la fédération de Russie auprès du Conseil de l'Europe et de M. Henri de Grossouvre, directeur du Forum Carolus et président de Paris Berlin Moscou ont été appréciées et ont suscité de nombreuses questions et commentaires.

La discussion a en effet duré jusqu'à plus de 20 heures. Le choix du sujet "La Russie puissance européenne et mondiale" allait à l'encontre de l'angle sous lequel la plupart des médias parlent habituellement de la Russie. Les médias "main stream" ayant tendance à réduire les relations entre l'Union Européenne et la Russie à l'unique question des droits de l'homme, sujet certes essentiel mais qui ne doit pas occulter l'immense potentiel de coopération existant entre l'UE et la Russie. Suivant cette ligne des médias dominants  grace à laquelle on sait d'avance de quoi les textes sur la Russie vont parler;  Jean-Claude Meyer, de la Feuille de Choux, a posé une question sur les droits de l'homme en Russie et le traitement des Caucasiens à laquelle M. Kapyrin a répondu.

conference Russie ITI-RI 171208_28.JPGMais le débat passionné qui a du être arrêté par les organisateurs, bien que de nombreuses personnes souhaitaient encore poser des questions, a surtout porté sur les grands enjeux économiques et culturels de la coopération entre l'Union Européenne et la Fédération de Russie: les relations difficiles avec une puissance états-unienne sur le déclin, la possibilité d'une entité politique eurasienne, la possibilité d'un nouvel "Helsinki" à la suite de la proposition du président Medvedev au sommet d'Evian, la nécessité d'une géopolitque économique basée sur les piliers des technologies de souveraineté, politique notamment menée par le Général de Gaulle dans les secteurs spatial, nucléaire, et pétrolier et politique menée aujourd'hui dans la Russie de Vladimir Poutine.

En dehors des nombreux étudiants, nous avons notamment reconnu dans le public le comte Christian d'Andlau, président de Paneurope Alsace (qui a récemment organisé un colloque sur la souveraineté européenne), plusieurs hauts fonctionnaires du Conseil de l'Europe, et plusieurs chefs d'entreprises. Le professeur  Alexey conference Russie Universite Strasbourg Professeur Kozhemyakov 17decembre 08_35 -.JPGKozhemyakov (photo de droite), qui fut conseiller du président Gorbacev avant la chute du mur de Berlin et est actuellement responsable de la charte des langues régionales ou minoritaires au Coneil de l'Europe a posé une question à Henri de Grossouvre sur la sécurité de l'UE. Pierre-Emmanuel Thomann, conseiller géopolitique de l'Institut de Relations Internationales de Bruxelles a quant à lui posé une question sur les différents scénarios susceptibles de se produire en Afghanistan et ses consécquences pour l'UE. Face au succès de cette soirée, le Forum Carolus souhaite organiser en 2009 conference Russie Universite Strasbourg 17decembre 08_24.JPGavec des partenaires russes et bruxellois un autre débat sur un sujet d'actualité concernant l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, voire de l'Atlantique à Vladivostok: la frontière entre l'Europe et l'Asie est une convention de géographes. Les frontières s'effacent et se redessinent au gré  du déclin ou de l'ascension des civilisations qui les habitent. Les frontières de l'Europe seront où nous aurons la capacité de les fixer...

Pierre Ersetzt

14 décembre 2008

Bruno Le Maire à la rescousse du franco-allemand

Bruno Le Maire 1.jpgBRUNO LE MAIRE a été nommé vendredi 12 décembre secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Même si la marge de manoeuvre de ce secrétariat d'Etat est limité par son ministre de tutelle, le ministre des affaires étrangère, il s'agit là d'une bonne nouvelle pour plusieurs raisons. Bruno Le Maire, avant d'être énarque est normalien, agrégé de lettres, et germaniste. Il est ainsi également un homme de culture, cela est devenu assez rare  parmi les responsables politiques de la Ve république pour être souligné. Sa ligne de politique étrangère est proche des positions gaulliennes classiques conformes aux intérêts de la France et de l'Europe. Nous avions été présenté lorsque nous étions étudiants par une amie commune qui avait décelé chez nous un profond intérêt commun pour la langue et la culture allemande: exotisme dans le microcosme parisien...

Début 2003, Bruno Le Maire, alors membre du cabinet du ministre des affaires étrangères, avait participé à la rédaction du retentissant discours de Dominique de Villepin du 14 février à l'ONU. Début 2002, un an avant que l'Allemagne, la France et la Russie adoptent des positions communes lors de la crise iraquienne, j'avais envoyé mon livre Paris-Berlin-Moscou au ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin qui m'avait d'ailleurs répondu très aimablement. Dominique de Villepin lit et a la réputation de se souvenir des auteurs qu'il croise... Villepin avait été par la suite le principal artisan de l'axe Paris-Berlin-Moscou dont les rencontres au sommet perdurent aujourd'hui encore.

Bruno Le Maire lors de sa nomination a rappelé son amitié pour Dominique de Villepin tout en soulignant qu'il serait loyal au président de la Villepin et Sarkozy.jpgRépublique. Cela est sans doute plus facilement conciliable aujourd'hui, car, paradoxalement, sur les questions de politique étrangère, le président Sarkozy, s'est dans la pratique rapproché d'une politique gaulliste. Nicolas Sarkozy bénéficie d'une excellente image en Russie et en Asie centrale grâce à son efficace intervention durant la crise géorgienne. Il reste la crise des relations franco-allemandes. Le président Sarkozy ne connait pas l'Allemagne et on a du mal à trouver dans son entourage des conseillers capables de combler cette lacune pourtant vitale pour la politique française et européenne. Espérons que le nouveau secrétaire d'Etat aux affaires européennes aura suffisamment de marge de manoeuvre pour relancer le moteur franco-allemand et qu'il saura voir que Strasbourg, la capitale européenne de la France, à l'heure de la crise, a toutes les raisons de retrouver son rôle millénaire de centre de gravité franco-allemand.

Henri de Grossouvre

 

 

 

25 novembre 2008

La Russie puissance européenne

La Russie puissance européenne et mondiale

 

Conférence à l’amphithéâtre de l’ITIRI: le 17 décembre 2008 à 18h

(campus Esplanade, bâtiment Pangloss)

 

Russian Federation.pngConférence organisée par l'association Perspectives Contact et le Strasbourg International Club, en partenariat avec le Forum Carolus. Avec M. Igor Kapyrin, adjoint au représentant permanent de la fédération de Russie et M. Henri de Grossouvre, auteur, président de « Paris Berlin Moscou ».

 

A l’occasion de cette conférence, M. Igor Kapyrin (photo de droite), adjoint de l’ambassadeur représentant permanent de la fédération de Russie auprès du Conseil de l’Europe, interviendra sur le thème « La Russie et le Фото Капырина.jpegConseil de l’Europe ». Le président Medvedev a rencontré récemment à Moscou Terry Davis, secrétaire général du Conseil de l’Europe pour évoquer les tensions existantes entre la fédération russe et l’institution européenne dont la mission première est la défense des droits de l’homme. Le diplomate russe nous exposera sa vision d’une thématique largement médiatisée et souvent instrumentalisée. Par ailleurs, une réorganisation des structures de sécurité de la grande Europe est à l’agenda des discussions entre Bruxelles et Moscou à la suite des propositions du président russe au sommet d’Evian du 8 octobre dernier. A l’instar du processus qui a présidé à la création de l’OSCE, un nouvel Helsinki pourrait être convoqué, il est donc important de rappeler le rôle que pourraient alors jouer des organismes comme le Conseil de l’Europe qui rassemblent l’ensemble des pays européens au-delà des frontières actuelles de l’UE.

 

Henri de Grossouvre Guardando ad est.jpgLes médias occidentaux, la Commission Européenne et beaucoup de gouvernements européens ont trop souvent tendance à réduire les relations euro-russes à la question des droits de l’homme, certes essentielle, mais ne devant pas masquer le potentiel économique, les solidarités culturelles, et les intérêts stratégiques communs partagés par les pays de l’UE et la Russie. Henri de Grossouvre (photo de gauche), président de « Paris Berlin Moscou » et directeur du Forum Carolus nous expliquera en quoi la Russie est l’allié stratégique naturel de l’UE dans un monde redevenu multipolaire. Car la crise russo-géorgienne apporte la preuve du déclin géopolitique relatif des Etats-Unis. Washington n’est pas intervenu pour défendre un pays pourtant armé et financé par ses soins. Outre-Atlantique l’obamania ne doit pas faire oublier les constantes de la politique étrangère états-unienne. L’analyse des positions et parcours des financeurs, mentors et conseillers du nouveau président laissent présager une tension accrue entre Moscou et Washington. Ne nous laissons pas prendre, nous autres Européens, en tenaille dans une querelle anachronique mais sachons privilégier nos intérêts propres qui passent par la poursuite de la construction d’une Europe politique et opérationnelle sur la scène internationale. L’heure de l’Europe, de la plus grande Europe est peut être venu…

 


Affiche logo Crédit Mutuel.jpg

19 novembre 2008

Qui veut détruire la banque suisse?

 

Mon banquier m’a dit

Editions Xenia


Mon banquier m a dit.jpg

Les Editions Xenia, fondées et dirigées à Lausanne par Slobodan Despot se sont établies en peu de temps Slobodan Despot.jpgcomme un acteur culturel suisse incontournable. Ces éditions ont publié l'année passée le livre du Forum Carolus: "Pour une Europe européenne, une Avant-Garde pour sortir de l'impasse". Xenia va aussi notamment publier Unambomber le terroriste états-unien théoricien de la révolte contre la société industrielle et technologique. Slobodan Despot (photo de droite) se demande maintenant qui veut détruire la banque suisse...

Alors que les termes de « récession » et de « crise » emplissent de plus en plus la sphère publique, voilà un livre qui fera autorité sur la nature de ces phénomènes et sur les perspectives qui nous attendent.

La crise financière américaine menace de couler les grandes banques suisses. Comment, et pourquoi, des banquiers suisses se sont-ils aventurés sur les marchés financiers les plus vastes et les plus risqués du monde ? Comment les Américains ont-ils obtenu des Suisses que ceux-ci abandonnent leur sacro-saint secret bancaire ? Pourquoi les Américains continuent-ils de s’en prendre aux banques suisses sur des motifs éthiques, alors qu’ils sont le plus grand paradis fiscal du monde ?

Les plus grands décideurs suisses de la banque, de la politique et de l’économie sont convoqués au chevet de la banque suisse. Georges Blum, ancien PDG de la SBS, rappelle les désastres stratégiques de l’UBS. Alain Berset, Conseiller aux Etats fribourgeois, évoque le rôle de l’état dans l’affaire UBS, ainsi que le rôle plus large de la politique au sein de la finance. Christophe Reymond, Directeur du Centre Patronal, rappelle les liens qui unissent la banque à l’économie et l’évolution que ceux-ci ont connue récemment. Michel Dérobert, Secrétaire général de l’Association des Banquiers Privés, souligne la spécificité des banques privées et pourquoi celles-ci échappent, au moins jusqu’ici, à la crise.

Egalement, le professeur Luis Suarez-Villa, de l’Université de Californie, s’entretient avec l’écrivain David Laufer. Il décortique l’histoire bancaire suisse récente et son aventurisme, les systèmes fiscaux américains et suisses, les déterminants géopolitiques sous-jacents. Dans ce vaste système, l’hypocrisie des uns n’a d’égal que la cupidité naïve des autres.

Personnalités ayant contribué à cet ouvrage:
Prof. Luis Suarez-Villa, Université de Californie, Irvine.
Georges Blum, ancien PDG de la banque SBS
Matthias Leonhard-Lang, directeur de succursale, Kredietbank (Switzerland) ltd.
Christophe Reymond, directeur du Centre Patronal
Michel Dérobert, Secrétaire général de l’Association des banquiers privés
Alain Berset, Conseiller aux états, Fribourg, (PS)

Page du livre: http://www.editions-xenia.com/livres/banque

Parution France: 28 novembre.


 

30 octobre 2008

Il futuro della partnerschip Euro-Russa dopo la crisi Georgiana

 

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14 octobre 2008

Frédéric DELORCA: 10 ans sur la planète résistante

F Delorca 10-ans.jpgVoici le témoignage de Frédéric Delorca, trente-huit ans, qui raconte à la première personne Frederic Delorca.jpgson engagement dans un combat anti-impérialiste. En 1998, la rencontre d’un jeune Serbe sur Internet lui fait prendre conscience de la désinformation générale qui règne dans les médias français et dans la société autour de la guerre du Kosovo. Pour lutter contre le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie, puis contre l’embargo, il crée un site alternatif et milite aux côtés d’intellectuels européens connus comme Pierre Bourdieu, et de consciences plus anonymes.

Après la chute de Milosevic en septembre 2000, l’alignement de Belgrade sur les positions occidentales refroidit le militantisme anti-OTAN. Mais les connaissances acquises et les pratiques explorées dans ce premier combat vont nourrir un engagement contre les autres guerres de la globalisation, après le 11 septembre 2001 : Kaboul, Bagdad. Une lutte pour sortir du néo-colonialisme et de l’ethnocentrisme. Auteur d’un essai et d’un « atlas alternatif », Frédéric Delorca défend le choix difficile du refus de la résignation. Grâce au « Je » du témoin, le lecteur peut s’identifier au narrateur et se poser, en miroir, les questions qui le taraudent.

Pour joindre l'auteur: atlasaltern@hotmail.com

 

Atlas alternatif.jpg

13 octobre 2008

Le Forum Carolus vous donne la parole!

Le Forum Carolus vous donne la parole!

Sie haben das Wort!

 

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Invitation - Einladung

à intervenir aux comités stratégiques du Forum Carolus

drapeau français.jpgLe comité stratégique du FORUM CAROLUS souhaite accueillir des invités intéressés par nos travaux pour une intervention en français ou en allemand de 10 à 15 minutes sur un sujet d’actualité européenne ou un sujet lié à nos thématiques de travaux (Rhin supérieur, Eurodistricts, bilinguisme… voir les sites du Forum Carolus). Les interventions seront publiées sur les sites du Forum Carolus.


Si vous êtes intéressé, merci d’envoyer votre demande par courrier électronique avec vos coordonnées et le sujet de votre intervention à grossouvre@forum-carolus.org .

 

deutsche fahne.jpg

Das Comité Stratégique des FORUM CAROLUS wünscht sich Gäste einzuladen, die an unseren Arbeiten interessiert sind, indem sie 10-15 MInuten über ein aktuelles europäisches Thema oder ein Thema, das mit unserer Arbeit verbunden ist, vorstellen (siehe die beiden Internetseiten von Forum Carolus).

 

Wenn Sie interessiert sind, schicken Sie doch bitte das Thema Ihres evtl. Beitrages und Ihren Namen/ Institution per E-Mail an grossouvre@forum-carolus.org."

 

Calendrier des réunions

un déjeuner dans le village suit la réunion

Lieu : Neuried (D), 20 mn de Strasbourg, 40 mn de Fribourg

 

Samedi 6 décembre 2008 – 10h à 12.30

Samedi 7 février 2009 – 10h à 12.30

Samedi 4 avril 2009- 10h à 12.30

Samedi 13 juin 2009 - 10h à 12.30

Samedi 3 octobre 2009 - 10h à 12.30

Samedi 5 décembre 2009 - 10h à 12.30

08 octobre 2008

Le Forum Carolus au dialogue des civilisations de Rhodes

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Le Forum Carolus et Paris Berlin MoscouPBM livre.jpg au dialogue des civilisations de Rhodes (Grèce)

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Le Forum Carolus participe cette semaine au sixième dialogue des civilisations organisé sur l'île de Rhodes, en Grèce, par le "World Public Forum" du 9 au 13 octobre 2008. Le délégué général du Forum Carolus, Henri de Grossouvre, présentera les activités et publications du think tank strasbourgeois.

Le président de "Paris Berlin Moscou" en compagnie de plusieurs correspondants internationaux de cette ONG présentera ses projets et activités et interviendra sur le sujet : "Unity and diversity of the world community: European resistance to a sheer brutal US-American unidimensional world".

 

RIA-Novosti sur le dialogue des civilisations

Dialogue of civilisations & the center of Russian National Glory

Vladimir Volkoff dans le Figaro sur Paris Berlin Moscou

Parigi Berlino Mosca (A. Sansoni)

The dialogue of civilizations in Greece to have over 400 participants