04 mai 2009

Compte-rendu du Forum Académique sur la Sécurité en Europe 2009

Compte-rendu de la première matinée d'interventions et de débat de l'édition 2009 du Forum Académiquesur la Sécurité en Europe - 21 avril 2009

"La communauté transatlantique élargie, une garantie puissante de stabilité?"
FASE.jpg

M. Henri de Grossouvre a eu l'honneur d'ouvrir la liste des interventions au programme de cette 2ème édition du Forum Académique sur la Sécurité en Europe, après le message d'introduction du Professeur Eric Maulin. Celui-ci a félicité l'association RETE-IHEE et son comité de direction pour s'être de nouveau intéressé à un sujet aussi audacieux, avec la liberté de parole qui caractérise l'Université. C'est en effet le succès de la première édition de FASE en 2008 qui a poussé les différents protagonistes à reconduire l'expérience passée. La perspective du Sommet de l'OTAN a également orienté le choix du thème proposé pour cette édition 2009. Martin Mlodecki, directeur de la section Alumni RETE-IHEE a remercié toute l'équipe qui a soigneusement organisé l'évènement, ainsi que l'ensemble des partenaires qui ont rendu possible ces deux journées de conférence et de débat et qui seront sans doute un gage de la qualité des débats. Ceux-ci ont légitimement lieu à Strasbourg, capitale européenne et organisatrice du 60ème anniversaire de l'OTAN cette année. Martin Mlodecki a également lancé un appel à l'Université de Strasbourg pour soutenir les éditions à venir en prenant le relai de l'URS avant de présenter l'ordre du jour.

Giovanni Faleg, ancien étudiant de l'IHEE et président de FASE, a quant à lui souligné l'importance de la durabilité du projet FASE, dont l'édition 2010 est déjà en préparation (www.fase-rete.eu). Il est revenu sur le concept de stabilité -au cœur des débats- et sur celui de sécurité, avec une question : l'accroissement de la sécurité en Europe est-il compatible avec l'action de l'OTAN ?

Il ne s'agira pas durant ce colloque d'apporter des réponses définitives mais bel et bien de comprendre les enjeux réels, avec l'aide de tous les experts mobilisés pour l'occasion, et d'user de son droit de réponse lors des débats.

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Henri de Grossouvre a commencé son intervention en remerciant l'ensemble des organisateurs pour l'avoir invité à participer en tant qu'expert des questions d'axes stratégiques à l'échelle mondiale, puis il a salué la dimension internationale de ce colloque ainsi que la participation étrangère en français.

L'objet de l'exposé ici retranscrit a ensuite été présenté. Il s'agit de s'interroger sur les possibilités d'arbitrage au niveau international entre les intérêts divergents qui traversent l'Union Européenne - et les pays qui la composent- les États-Unis et la Russie.  L'OTAN rénovée devra nécessairement prendre en compte la nouvelle donne mondiale selon laquelle des relations économiques de plus en plus étroites se nouent entre des pays européens membres de l'OTAN (comme l'Allemagne, la France ou l'Italie) - fidèles alliés des États-Unis - et la Russie, en dehors de l'alliance (....)

Clarisse Bargain

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16 avril 2009

FASE II : Cycle 2009 du Forum Académique sur la sécurité en Europe

Venez nombreux participer à cet évènement majeur organisé par l'association RETE-IHEE en partenariat avec l'OTAN et la Ville de Strasbourg le mardi 21 et le mercredi 22 avril 2009. Au programme, 2 jours de conférences et de débats en présence de spécialistes de l'OTAN, de l'OSCE et de l'UE, et d'universitaires, qui se dérouleront à Strasbourg, dans les locaux de l'Institut des Hautes Etudes Européennes (IHEE). Les participants tenteront ensemble de répondre à la question générale posée par ce cycle 2009 : "La communauté transatlantique élargie, une garantie puissante de stabilité?"

Le Forum Carolus, en tant que lieu privilégié de discussion autour des questions stratégiques européennes, participera activement à la première journée de la rencontre à travers une intervention de son directeur, Henri de Grossouvre, sur le thème "Les intérêts stratégiques de la France et de l'UE vis-à-vis des Etats-Unis et de la Russie au sein d'une Alliance redéfinie" (mardi 21 avril à 11h45, voir dans interventions duForum).

Doc2.jpgLe Forum Académique sur la Sécurité en Europe (F.A.S.E.) est un projet mis en place par l'Association RETE-IHEE en collaboration avec l'Institut des Hautes Études Européennes de Strasbourg. Il vise à rendre accessible au grand public les problématiques liées au concept de « sécurité » en Europe, tout en favorisant une réflexion académique sur ce thème qui est transnational et interdisciplinaire. Dans le cadre privilégié de Strasbourg, capitale démocratique de l'Europe, FASE répond à l'attente du grand public de comprendre les Organisations et Institutions internationales responsables de la sécurité du continent européen, garantes de la paix et des droits de l'Homme, face aux défis des relations internationales contemporaines.

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19 mars 2009

Robert Gates ne viendra pas au sommet de Strasbourg-Kehl

 

CRISE GRAVE AU PENTAGONE

Robert GATES, le secrétaire d'Etat américain à la défense

ne viendra pas au sommet de STRASBOURG-KEHL

 

Robert Gates.jpgLe successeur de Donald Rumsfeld au secrétariat d'Etat à la défense, Robert Gates, (photo de gauche) ne viendra pas au sommet franco-allemand de l'OTAN de Strasbourg-Kehl (dépèche Reuters du 17 mars). L'importance particulière du sommet est pourtant évidente, la France réintègre le commandement militaire intégré de l'OTAN à l'occasion du 1er sommet de l'histoire organisé conjointement par deux pays membres.

Robert Gates ne vient pas en raison de la situation d'urgence aux Etats-Unis. La situation est extrêmement tendue et pourrait aboutir à des réductions drastiques des programmes d'armement de Washington. Et pour la première fois un secrétaire d'Etat à la défense affirme sa volonté de mener à bien une telle réforme et tout indique que cette volonté est prise au sérieux: "even his closest friends acknowledge Gates is in the bureaucratic fight of his life" (Boston Globe).

"Gates va tenter de réduire la production incontrôlée du Pentagone qui est le coeur de la urgent.jpgpuissance du Pentagone (...) c'est une période de troubles paroxystiques qui s'est ouverte pour le Pentagone", or continue Philippe Grasset, "le pentagone est la principale force qui anime et inspire l'activité planificatrice et bureaucratique de l'OTAN".

Cette crise ne sera pas sans conséquences sur la nouvelle OTAN que la France s'apprête à réintégrer, car la bataille du Pentagone va "entraver voire paralyser les processus d'évaluation et de planification stratégique" de l'OTAN et donc de la rédéfinition d'un nouveau concept stratégique de l'organisation atlantique. Cet événement inattendu pourrait paradoxalement constituer une opportunité pour la France. A l'image de son rapprochement surprenant avec la Russie, le président Sarkozy est malgré lui là où on ne l'attend pas...

Voir "La bataille de sa vie" sur le site  De Defensa

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18 mars 2009

Quel avenir pour la Crimée?

 

Par Lionel Luttenbacher

Membre du Forum Carolus

 

sebastopol pour art Luttenbacher.jpgQuel avenir pour la Crimée? Depuis 225 ans, la flotte russe mouille à Sébastopol, fondée par Catherine II, citadelle navale offrant un port à huit baies en eau profonde... Mémoire d'un siège mémorable en 1854. Une des huit Villes Héros de l'ancienne Union Soviétique... Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner cette ville qui n'a jamais vraiment quitté le coeur et l'esprit de millions de citoyens russes.Lionel Luttenbacher.jpg

La Crimée est une presque île au sud de l'Ukraine qui plonge dans la mer noire. Cette péninsule est peuplée de 2,5 millions d'habitants, dont 60% de russophones, 23% d'Ukrainiens et 10% de Tatars. Historiquement rattachée à l'empire ottoman puis à l'empire russe, elle a été offerte à l'Ukraine par Nikita Khroutchev (lui même ukrainien d'origine) en 1954. Depuis la disparition de l'URSS, elle est la seule région autonome de l'Ukraine. Autrement dit, le même statut que l'Ossétie du Sud par rapport à la Géorgie.

Selon le traité "Paix et amitié" de 1997, la marine russe en mer noire est située à Sébastopol, grâce à un bail signé entre les deux parties et pour une durée de vingt ans. Moscou a toujours eu une certaine difficulté à reconnaître la souveraineté ukrainienne sur Sébastopol, ainsi que sur toute la région environnante de la Crimée, prétextant que la ville n'avait pratiquement jamais intégré la république socialiste soviétique ukrainienne...

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10 juillet 2008

Publications Egmont sur la défense européenne

3d29ebcf83b8938a047a2b2bd40d766d.jpgEGMONT, Institut Royal des Relations Internationales et "think tank" basé à Bruxelles, est heureux de vous annoncer la publication de 3 nouveaux "Egmont papers" disponibles en ligne et traitant de la défense européenne et du traité de Lisbonne:
Egmont Paper 21 European Defence in the Wake of the Lisbon Treaty 
Egmont Paper 23 Balancing Defence and Security Efforts with a Permanently Structured Scorecard                     http://www.egmontinstitute.be/paperegm/ep23.pdf.
Egmont Paper 24 The Lisbon Treaty and ESDP: Transformation and Integration                                           
fb5a42d5e4071864772fd77cc0f93fa5.jpgDans le contexte du débat en cours sur la révision de la stratégie européenne de sécurité,  The EU and the European Security Strategy – Forging a Global Europe, édité par Jan Joel Andersson et Sven Biscop, est maintenant disponible en format papier: http://www.egmontinstitute.be/news/08/Flyer-Biscop-Anders....

10 mars 2008

La sécurité en Europe

8de21b3876a74f94951bc7fb5f64a193.jpgLe Forum Carolus a le plaisir de vous informer de l'organisation d'un important colloque sur la sécurité en Europe par l'association RETE-IHEE, les 24 et 25 avril à l'IHEE.

La présentation du colloque ainsi que les renseignements utiles figurent dans le document joint.

Les places étant limitées, l'inscription au colloque est indispensable.

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27 novembre 2007

Pour une armée européenne

A l'aune des usages de la force armée les plus récemment opérés par les pays européens, deux nouveautés saillantes ressortent. En termes de moyens, ces interventions sont de plus en plus collectives et rassemblent en général au moins plusieurs pays européens. Quant aux finalités, il s'agit le plus souvent d'opérations à vocation pacifique ou humanitaire non seulement affichée, mais aussi effectivement poursuivie. On est loin des siècles de la conquête coloniale, où la fin humanitaire proclamée poursuivait des objectifs réels de domination autrement plus prosaïques. Les démocraties occidentales d'Europe apparaissent désormais plus sincères, bien que plus prudentes, dans leurs engagements. Les opérations dans l'ex-Yougoslavie comme en Afghanistan en deviennent une sorte de modèle, non par leur succès qui n'est pas toujours au rendez-vous, mais par leur relative acceptation.

A contrario, les exemples de déploiement des forces armées européennes qui échappent à ce modèle s'avèrent soit sur le déclin, soit aller à l'encontre des opinions publiques. La France, longtemps gardienne de son pré carré africain, s'y fourvoie de plus en plus, comme en témoigne ces dernières années l'échec de son intervention en Côte d'Ivoire. De moins en moins de Français se reconnaissent dans les interventions auprès de régimes souvent douteux et pour défendre des causes peu évidentes ou contre productives, pour ne pas dire plus si l'on songe au Rwanda en 1994. Dépourvue de soutien populaire en France, cette politique à l'ancienne se heurte en Afrique à des forces militaires locales capables de s'opposer à une armée conventionnelle terrestre, même plus moderne, ou de lui infliger des pertes suffisamment dissuasives de nature à entraîner son retrait. Quant à la Grande-Bretagne, l'Espagne ou l'Italie, qui avaient choisi d'intervenir aux côtés des Etats-Unis en Irak dans le cadre d'une guerre directe "contre le terrorisme", elles eurent ensuite toutes les raisons de le regretter et de débattre à volonté des justifications maladroites du lancement de cette opération comme de sa prolongation.

Dans ces conditions, le maintien des armées nationales au sein de l'UE devient peu justifiable, alors même que les citoyens européens n'imaginent plus une guerre entre les membres de l'union et au fond militent plutôt pour un même type d'intervention. La persistance de budgets de la défense distincts condamne les Etats européens à des ambitions d'équipement modestes voire lilliputiennes. Elle empêchent d'amortir en volume des biens par définition très sophistiqués et onéreux à concevoir, indépendemment même de la culture du secret qui les entoure. La gabegie paraît dès lors évidente. L'exemple des Etats-Unis, qui avec un budget double de celui de l'UE disposent d'une puissance décuplée, est là pour le rappeler cruellement. Tout plaide donc pour le rassemblement en une seule et même armée des forces militaires européennes.

Cela, ne signifie pas pour autant une disparition des unités ou des traditions nationales. A Strasbourg, l'Europcorps en est une illustration intéressante. Chacun parvient en effet à y préserver son identité. Les soldats conservent ainsi les drapeaux, les uniformes ou le rythme des pas des armées nationales dont ils sont issus. Cela ne les empêche nullement de s'exercer ou de combattre derrière une même bannière. Par contre, l'armée européenne suppose un minimum d'adaptations:

  • la mise en place de règles hiérarchiques et techniques, de langage et de codes communs, ce qui fonctionne déjà sur le terrain pour de nombreuses opérations;
  • la création d'un état-major européen unique et d'une chaîne de commandement le reliant à l'ensemble des unités, mais après tout cela a d'ores et déjà été réa lis é pour l'essentiel par la plupart des pays européens, qui se retrouvent au sein du commandement intégré de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN): ce qui est acceptable en termes de souveraineté vis à vis d'une alliance militaire dominée par les Etats-Unis, l'est a fortiori au profit d'une union plus restreinte à vocation fédérale entre des pays européens déjà plus étroitement liés par leurs choix, leurs droits et leurs politiques publiques;
  • l'affirmation d'une autorité politique légitimée directement ou indirectement par le suffrage universel commandant cet état-major; le parlement européen, comme le haut-représentant de la politique étrangère et de sécurité commune ou les présidents de l'union ou de la commission forment déjà les pierres de cette autorité politique commune: il convient de les assembler pour bâtir un pouvoir décisionnel adapté à tous les usages possibles des forces armées, et bien sûr démocratiquement contrôlé.

Au fond, ces changements ne constituent pas une révolution. Il s'agit simplement de tirer les conséquences logiques des impuissances ou des dysfonctionnements actuels. Personne ne peut aller contre la recherche de l'efficacité et de l'efficience au profit des citoyens européens, vers laquelle les obstacles et circonstances de l'actualité poussent déjà naturellement les pays de l'UE les plus intégrés. Dans les faits, l'unification des armées européennes est déjà en marche, car c'est leur seule évolution rationnelle. Il ne reste plus qu'à l'assumer publiquement devant une opinion qui y est préparée.
 
                        Frédéric Le Jehan
                        Conseiller municipal UDF de Strasbourg
                        Conseiller de la Communauté urbaine

 

22 février 2007

Europolitique / Entretien avec le directeur exécutif de l’Agence européenne de défense, Nick Witney

medium_Drapeu_EU.jpgL’Agence européenne de défense (AED) et la Commission européenne s’efforcent d’aider les États membres à développer une Base industrielle et technologique de défense européenne (European Defence Industrial Technology Base ou EDITB).

Suite à une récente conférence européenne sur l’EDTIB, réunissant plus de 300 participants des sphères gouvernementales, industrielles et universitaires, le quotidien européen Europolitique a interrogé le directeur exécutif de l’AED, Nick Witney, sur l’utilité de l’EDITB.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter le site internet d'Europolitique.

30 novembre 2006

Le président du SPD, l'Europe de la Défense et la Russie

medium_Beck_Kurt.jpgDans son discours sur la "présidence allemande de l'Union Européenne en 2007" Kurt Beck, le président du parti social-démocrate allemand, plaide pour une armée européenne unifiée et un renforcement de la coopération avec la Fédération de Russie. Il a notamment déclaré que " Notre objectif à long terme devrait être de mettre sur pied [...] des groupes militaires intégrés sous l'égide d'un Etat-major européen unique". Il met également en avant le fait que  l'intégration des moyens militaires permettrait à chaque Etat-membre de faire des économies budgétaires sans que, pour autant, la qualité des forces armées en pâtisse. A propos de la Russie il souhaiterait que la présidence allemande du Conseil de l'Union Européenne soit l'occasion de donner une "impulsion" en faveur de la coopération avec la Russie en matière de politique extérieure et de sécurité.

Pour en savoir plus, cliquer ici. 

28 novembre 2006

Intervention de M. Chirac dans la FAZ

 

Voici un extrait de l'Intervention du Président Chirac dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans lequel il rapelle sa volonté d'une europe de la défense forte et qui parlerait d'une seule voix au sein de l'OTAN.

medium_chirac_luftwaffe.jpg"Ein stärkeres Europa der Verteidigung

Mit der Transformation berücksichtigen wir nicht zuletzt die neue Realität der Europäischen Union, deren Mitglieder mehrheitlich auch zur Nato gehören. Das Europa der Verteidigung hat seit dem Gipfeltreffen von Saint-Malo mehr Fortschritte gemacht als in den vergangenen fünfzig Jahren.

Ich freue mich, daß die Europäer gemeinsame Waffensysteme entwickeln wie das Transportflugzeug A400 M oder den Tiger-Hubschrauber oder daß wir zusammen mit Großbritannien an einem gemeinsamen Flugzeugträger arbeiten. Fortschritte machen wir, wenn wir unsere Mittel zusammenlegen, das gilt vor allem für den strategischen Transport und für die Offiziersausbildung. Wir müssen jetzt daran denken, unseren gemeinsamen Kommando- und Einsatzführungsstrukturen mit dem Operationszentrum der EU einen permanenten Rahmen zu geben.

Eine solche Entwicklung ist notwendig, weil die Europäische Union in zunehmendem Maße an der Friedenssicherung mitwirken wird. Ein stärkeres und effizienteres Europa der Verteidigung, das mit gesicherten Mitteln ausgestattet ist, verstärkt die Fähigkeit der Nato insgesamt und trägt zum Gleichgewicht in der Welt bei. Zwischen Europa und der Nato entsteht eine Komplementarität, die allen Nutzen bringt. Da, wo Europa aus geographischen oder historischen Gründen oder aufgrund der Art des Einsatzes besser eingreifen kann, wird die Europäische Union entsprechend Verantwortung übernehmen."

Pour lire l'article en entier, cliquer ici.  

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