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26 janvier 2010

Friedrich Hölderlin, présences du poète, du 28 janvier au 1er avril 2010 à la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg

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Friedrich Hölderlin, un des poètes allemands les plus traduits au monde a été, peu compris de son vivant : l’exposition reprend, retrace et analyse ce paradoxe fondateur. Pour la première fois, le public français pourra découvrir les manuscrits originaux des plus célèbres poèmes de Hölderlin.

L’exposition s’attache également à retracer la réception de l’oeuvre du poète et témoigne de l’engouement qu’elle suscite auprès des musiciens, des philosophes, des écrivains et des artistes.

Friedrich Hölderlin (1770-1843) est aujourd’hui un des poètes allemands les plus connus - et l’un des plus populaires hors de son pays. Son destin hors normes (il a vécu 36 ans de « folie » dans une maison de la ville de Tübingen) en fait une des figures modernes du poète absolu, à l’instar d’un Arthur Rimbaud ; lui aussi « retiré » du monde occidental dans les déserts d’Abyssinie. En France, la popularité de Hölderlin est immense auprès des poètes, mais aussi des philosophes qui ont cherché à puiser dans son oeuvre des pistes de réflexion sur les traces de Heidegger dont les commentaires des poésies sont presque aussi connus que les poésies elles-mêmes. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi : lorsque Hölderlin fut installé en 1807 dans la maison du menuisier Zimmer à Tübingen, il était peu connu du grand public allemand, et totalement inconnu hors de son pays. Il fallut attendre la génération suivante, celle des romantiques, pour qu’on s’intéresse à nouveau à la figure du poète foudroyé – et qu’on recommence à publier son oeuvre. Clemens Brentano, Achim et Bettina von Arnim virent en lui le génie porteur des élans et de l’enthousiasme du visionnaire. Une dizaine d’années plus tard, les écrivains romantiques souabes Ludwig Uhland, Justinus Kerner, Gustav Schwab et Eduard Mörike unirent leurs efforts et parvinrent à susciter une nouvelle édition du roman Hypérion, la parution d’une anthologie de poèmes en 1826 et la publication d’un choix de ses oeuvres en 1846 chez l’éditeur Cotta. Stefan George a également eu un rôle primordial dans la redécouverte de Hölderlin au XXe siècle. Norbert von Hellingrath, un de ses proches, est à l’origine de la première édition scientifique des oeuvres de Hölderlin et George lui-même a beaucoup contribué à la renaissance hölderlinienne à travers son journal Feuillets pour l’art [Blätter für die Kunst]. Et, de fait, le XXe siècle s’est bel et bien approprié Hölderlin, devenu le poète par excellence, chez qui l’oeuvre et la vie sont irrémédiablement mêlées et en qui les poètes modernes ont voulu choisir leur maître.

 En ces temps de crise et de changement de cycle, nous rappelerons cette citation du poète qui nous ouvre des perspectives, comment dirais je..., carolingiennes... "Wenn wo Gefahr ist, wächst das Rettende auch"....

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