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31 mars 2009

Colloque "Strasbourg place financière" - lundi 6 avril 2009 de 17h à 19h, au Pôle européen de Gestion

26 mars 2009

L'ALSACE et la réforme de l'oganisation territoriale française

rct.jpgLe comité de réforme des collectivités territoriales présidé par Edouard Balladur (UMP), a remis le 5 mars dernier son rapport au président de la République. Chargé de gommer les zones d'ombre du bilan de la loi de décentralisation après  plus de 20 ans, le comité a adopté en son sein le 25 février dernier 16 propositions destinées à simplifier le paysage administratif local français, souvent qualifié de "mille-feuilles" que ni les élus ni les citoyens ne parviennent plus à identifier.      Au coeur des réformes se situent la répartition des compétence et la mise en application du principe de subsidiarité au niveau national, avec une question centrale : Quel est l'échelon d'avenir pour le territoire français?

Le premier Ministre, François Fillon a été chargé de procéder, d'ici l'été et en lien étroit avec le Parlement, à l'élaboration d'un texte reprenant les propositions" du Comité. Ce texte devrait tout d'abord confirmer le rôle des communes comme échelon de base de l'organisation territoriale et de la démocratie locale, tout en encourageant - sur la base du volontariat - la fusion des départements et des régions. Le renforcement des échelons les plus récents  d'une part (communautés de communes) et la suppression des plus anciens de l'autre (les cantons) sont les propositions ayant obtenu le plus large consensus. Parmi les mesures les plus controversées, le redécoupage des régions se situe en tête. Certains dénoncent le jeu de "fusion-acquisition" lancé par le comité,  c'est pourquoi la formule du volontariat a finalement été retenue.

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Aus zwei mach eins? (Badische Zeitung, février 2009)

(...) Im Elsass redet man sich darüber längst die Köpfe heiß. Denn bei der geplanten Reform könnten auf die Region zwei Änderungen zukommen: die Schaffung einer Metropolregion Straßburg und eine Fusion von Gebietskörperschaften.
Zur Fusion kursieren zwei Vorschläge. Einerseits könnten Elsass und Lothringen zusammengelegt werden. Andererseits hat der Präsident des elsässischen Regionalrats, Guy-Dominique Kennel, der Balladur-Kommission den Vorschlag vorgetragen, die Departements Ober- und Unterelsass sowie den Regionalrat zu einer Einheit zusammenzufassen. Diese soll nach einer Phase der Eingewöhnung vom Volk durch ein Referendum abgesegnet werden. Diesen Vorschlag gibt es seit Jahren, das Oberelsass ist aber dagegen.
Der Fusion von Elsass und Lothringen erteilt Regionalratspräsident Adrien Zeller eine klare Absage. "Das wird es nie geben", sagt er. Für Zeller ist es wichtiger, die Initiativfreiheit der bestehenden Regionen zu erhalten. Balladurs Bericht zielt darauf ab, diese zu beschneiden. "Dagegen will ich kämpfen", sagt Zeller.
In Lothringen wie im Elsass glauben viele Politiker, dass eine solche Vereinigung am Widerstand der Bevölkerung scheitern würde, da der kulturelle Unterschied zu groß ist. Damit könnten sie Recht haben: Im sozialen Internet-Netzwerk Facebook ist die Zahl der Mitglieder der Gruppe "gegen die Fusion von Elsass und Lothringen" binnen 24 Stunden von 3000 auf 6000 gestiegen. Balladurs Bericht spricht sich nicht konkret für eine solche Fusion aus, regt aber an, Regionen zu schaffen, die drei bis vier Millionen Einwohner zählen. Elsass (1 829 909 Einwohner) und Lothringen (829 606 Einwohner) würden gemeinsam auf 2,6 Millionen Einwohner kommen.
CUS-Präsident Jacques Bigot begrüßt die angedachte Metropolregion Straßburg. Allerdings glaubt er nicht, dass die vorgeschlagenen Übertragungen von Kompetenzen, etwa für soziale Angelegenheiten, Straßburg zur Metropole machen. "Wir werden nur als Metropole existieren können, wenn wir eng mit den anderen Gebietskörperschaften, insbesondere der Region, zusammenarbeiten", sagt er.

Voir :Rapport_comite_BALLADUR.pdf

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24 mars 2009

Rede von Herrn Posselt: "Plaidoyer pour l'Europe de Strasbourg"

 

Bernd POSSELT: "Plädoyer für Strassburg"

Bernd Posselt.jpgNous publions ici l'important discours de M. Bernd Posselt, membre du Parlement Européen, membre du comité de patronage du Forum Carolus et président de Paneuropa Union Deutschland, tenu le 22 septembre 2008 au Parlement Européen à l'occasion de la création de Paneurope Alsace à Strasbourg. La transcription a été réalisée par "Troy Davis consulting" que nous remercions que nous avoir transmis ce texte. M. Posselt est un des plus ardents défenseurs de l'Europe de Strasbourg et du respect des traités fixant le siège du Parlement Européen dans cette capitale.

Meine heutige Anwesenheit hier ist für mich eine Demonstration der Solidarität mit Strassburg. Sie wissen, dass einige der schärfsten Kritiker von Strassburg Engländer sind. Sie wissen, dass auch einige Engländer - nicht alle aber einige, quelques Anglais - die deutlichsten Kritiker Strasbourg cathedrale.jpgder deutsch-französischen Zusammenarbeit sind. Deshalb möchte ich an zwei Engländer erinnern, die sehr klug waren, und das Gegenteil gesagt haben.

Der eine, nach dem dieses Gebäude heisst, war Winston Churchill. Ich habe gestern - wieder einmal - seine berühmte Zürcher Rede von 1946 gelesen, wo er damals gesagt hat, "wir brauchen so etwas wie die vereinigten Staaten von Europa. Damit hat er nicht gesagt, dass wir die USA imitieren sollen, aber er hat das gemeint, was wir heute ein Souveränes Europa nennen. Und er hat sich in seiner Rede ausdrücklich auf den Grafen Coudenhove-Kalergi und die Paneuropa Bewegung bezogen. Interessanteweise fehlt diese Pasage in den meisten Dokumentationen der Zürcher Rede. Und er hat vor allem gesagt, dass dieses Europa nicht entstehen kann, ohne eine enge deutsch-französische zusammenarbeit. Er meinte wörtlich: "der Wiederaufbau der Europäischen Völkerfamilie muss mit Deutschland und Frankreich begonnen werden."

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Herr Posselt ist Präsident der Paneuropa Union Deutschland und Aussenpolitischer Sprecher der CSU im Europäischen Parlament.

22 mars 2009

Synthèse de la conférence-débat : "Le rôle des relations franco-allemandes dans l'avenir de l'intégration européenne"

Pour que l'Europe politique ne soit plus un horizon fuyant...

Jehan.jpgLa matinée, consacrée aux "Motifs de la relation des deux Etats, politique puissance, économie, institutions fédérales européennes", a mobilisé de nombreux fédéralistes européens de tous âges et de tous pays (France, Allemagne, Italie..), venus participer au débat organisé  le  samedi 7 mars à la Maison des Associations de Strasbourg par le Comité pour l'Etat Fédéral Européen, la revue politique The Federalist, European letter et la Fondation Mario e Valeria Albertini Un ensemble d'organisme et de personnalités acquises à une même cause : maintenir la paix n'est plus une ambition suffisante pour l'Europe; un changement de scénario au profit d'un système fédéral européen est nécessaire mais peine à être accepté.

Les principales interrogations ont porté sur les fondements et les perspectives du binôme franco-allemand, sur le rôle de ce couple "mythique"  pour l'avenir de l'intégration dans une Europe en crise, et sur la redéfinition du rôle des citoyens dans l'Europe de demain.

Klaus Schuman a d'abord procédé à une rétrospective historique sur le couple franco-allemand pour ensuite évoquer les perspectives d'avenir réelles pour ce "noyau dur" dans l'intégration européenne. Pour l'ancien Directeur général des affaires politiques au Conseil de l'Europe, l'avant-garde européenne a toujours été celle des zones de frontières, des couples fusionnels et des hommes témoins de l'histoire de leurs régions. Depuis l'ère Chirac/Schroeder qui avait débouché sur la création de l'Eurodistrict franco-allemand, l'Europe est en panne. L'époque des euroréalistes, vrais bâtisseurs de l'Europe, appartient-elle au passé? Pas si sûr...

Quelle colonne vertébrale pour l'Europe de demain?   

La logique de la dyarchie, telle qu'elle a été pensée jusque là, est-elle véritablement dépassée? comme l'affirme Frédéric Le Jéhan (Committee for a european federal State). Celui-ci déplore que les éléments de l'actualité franco-allemande soient presque toujours liés à la guerre. "L'après-guerre n'en finit plus de s'achever, et débouche depuis un certain temps déjà sur une relation de coopération transitoire entre les deux pays". Les coalitions se diversifient, on a pu le voir à travers  le revirement atlantiste récemment opéré par Nicolas Sarkozy, et rendent le renouvellement des ressorts du couple franco-allemand nécessaire, à la fois en terme politique, économique, et institutionnel. c'est-à-dire vers plus d'intégration, et à terme une fédéralisation.

L'Eurodistrict a un rôle majeur à jouer à moyen et à long terme, à condition que le bilinguisme devienne une priorité des deux côtés du Rhin...

La crise actuelle : une révolution dont on ne perçoit pas encore la réalité.

Le message porté par Alain Howiller, président de Fond'action Alsace et ancien rédacteur en chef des DNA,  a été quant à lui empreint trophee_HOWILLER.jpgd'optimisme sans toutefois se départir du réalisme nécessaire. Pour que le couple franco-allemand ne devienne pas le verrou de l'intégration, ce que craignaient dans le discours les précédents intervenants, il faut tirer les leçons de l'histoire, dire et redire que les réactions individuelles face à la crise ne sont pas plus porteuses aujourd'hui qu'hier.  Au delà d'une amitié ou d'un engagement moral, facteurs longtemps mis en avant pour le couple franco-allemand, les politiques nationales doivent aujourd'hui reposer sur l'existence d'intérêts communs car les partenariats concrets sont durables, ils valent mieux que les éternelles déclarations d'amitié. On compte aujourd'hui 400 eurodistricts en Europe; ces structures sont un moyen inédit, d'après Alain Howiller, de sortir des dilemmes d'antan et autres antécédents historiques en faisant prévaloir la philosophie de l'intérêt comme enjeu fondamental des relations internationales, tout en tenant compte du poids de l'histoire et des traditions spécifiques à chacun, évoquées lors de la conférence par David Schneider-Addae Mensah (Committee for a European Federal
State).

Si le cadre dans lequel le projet européen est né n'existe plus et si le couple franco-allemand n'est plus en mesure de porter à lui seul le projet, l'avenir du moteur franco-allemand n'est pas compromis par la crise, au contraire : le temps fort de la crise doit devenir le temps fort du binôme franco-allemand. La crise financière ne doit pas cacher la crise intellectuelle, idéologique et philosophique majeure qui la sous-tend. Elle est une occasion historique de refonder les bases d'un futur désormais articulé autour des intérêts et des citoyens. La crise, en nous obligeant à nous doter des moyens nécessaires pour la surmonter, peut faire émerger un nouveau paradigme, lié au changement des représentations. Les réflexions actuelles menées au sein même du fief du capitalisme, les Etas-Unis, sur un système renouvellé articulé autour de conceptions politiques plus régulatrices témoignent de cela. Cette revendication sociale en faveur du passage à une économie psychologique tenant compte avant tout du capital humain a été partagée par Petra Drevillon, avocate en droit allemand et partisane d'une Europe sociale, tournée vers la jeunesse, pour qui il faudra savoir mieux capter l'attention des jeunes pour mettre à la disposition de l'Europe leur puissance.  (Par la création d'une vrai lieu d'Europe à Strasbourg?).

L'Eurodistrict, le Traité de Lisbonne incluant la possibilité d'un référendum citoyen, et les élections européennes 2009 sont l'opportunité d'un choix fondamental : choisir ceux qui seront capables d'opérer le virage vers l'Europe sociale et favoriser la réappropriation de celle-ci par les citoyens, jugés souvent plus mûrs que les élites politiques et administratives sur ces questions. "Ils pourraient être les artisans d'une avant-garde fédérale franco-allemande..". Au sein de l'Eurodistrict en tout cas, à travers son conseil, Fançais et Allemands font désormais ensemble la majorité.

Les débats se sont ensuite poursuivis tout l'après-midi..

Clarisse Bargain

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19 mars 2009

Robert Gates ne viendra pas au sommet de Strasbourg-Kehl

 

CRISE GRAVE AU PENTAGONE

Robert GATES, le secrétaire d'Etat américain à la défense

ne viendra pas au sommet de STRASBOURG-KEHL

 

Robert Gates.jpgLe successeur de Donald Rumsfeld au secrétariat d'Etat à la défense, Robert Gates, (photo de gauche) ne viendra pas au sommet franco-allemand de l'OTAN de Strasbourg-Kehl (dépèche Reuters du 17 mars). L'importance particulière du sommet est pourtant évidente, la France réintègre le commandement militaire intégré de l'OTAN à l'occasion du 1er sommet de l'histoire organisé conjointement par deux pays membres.

Robert Gates ne vient pas en raison de la situation d'urgence aux Etats-Unis. La situation est extrêmement tendue et pourrait aboutir à des réductions drastiques des programmes d'armement de Washington. Et pour la première fois un secrétaire d'Etat à la défense affirme sa volonté de mener à bien une telle réforme et tout indique que cette volonté est prise au sérieux: "even his closest friends acknowledge Gates is in the bureaucratic fight of his life" (Boston Globe).

"Gates va tenter de réduire la production incontrôlée du Pentagone qui est le coeur de la urgent.jpgpuissance du Pentagone (...) c'est une période de troubles paroxystiques qui s'est ouverte pour le Pentagone", or continue Philippe Grasset, "le pentagone est la principale force qui anime et inspire l'activité planificatrice et bureaucratique de l'OTAN".

Cette crise ne sera pas sans conséquences sur la nouvelle OTAN que la France s'apprête à réintégrer, car la bataille du Pentagone va "entraver voire paralyser les processus d'évaluation et de planification stratégique" de l'OTAN et donc de la rédéfinition d'un nouveau concept stratégique de l'organisation atlantique. Cet événement inattendu pourrait paradoxalement constituer une opportunité pour la France. A l'image de son rapprochement surprenant avec la Russie, le président Sarkozy est malgré lui là où on ne l'attend pas...

Voir "La bataille de sa vie" sur le site  De Defensa

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18 mars 2009

Quel avenir pour la Crimée?

 

Par Lionel Luttenbacher

Membre du Forum Carolus

 

sebastopol pour art Luttenbacher.jpgQuel avenir pour la Crimée? Depuis 225 ans, la flotte russe mouille à Sébastopol, fondée par Catherine II, citadelle navale offrant un port à huit baies en eau profonde... Mémoire d'un siège mémorable en 1854. Une des huit Villes Héros de l'ancienne Union Soviétique... Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner cette ville qui n'a jamais vraiment quitté le coeur et l'esprit de millions de citoyens russes.Lionel Luttenbacher.jpg

La Crimée est une presque île au sud de l'Ukraine qui plonge dans la mer noire. Cette péninsule est peuplée de 2,5 millions d'habitants, dont 60% de russophones, 23% d'Ukrainiens et 10% de Tatars. Historiquement rattachée à l'empire ottoman puis à l'empire russe, elle a été offerte à l'Ukraine par Nikita Khroutchev (lui même ukrainien d'origine) en 1954. Depuis la disparition de l'URSS, elle est la seule région autonome de l'Ukraine. Autrement dit, le même statut que l'Ossétie du Sud par rapport à la Géorgie.

Selon le traité "Paix et amitié" de 1997, la marine russe en mer noire est située à Sébastopol, grâce à un bail signé entre les deux parties et pour une durée de vingt ans. Moscou a toujours eu une certaine difficulté à reconnaître la souveraineté ukrainienne sur Sébastopol, ainsi que sur toute la région environnante de la Crimée, prétextant que la ville n'avait pratiquement jamais intégré la république socialiste soviétique ukrainienne...

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14 mars 2009

Conférence à l'APE le mardi 24 mars à 19h

La prochaine conférence organisée par l'association RETE-IHEE aura lieu dans les salons de l'Association Parlementaire Européenne le mardi 24 mars prochain à 19h.

Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne aux Relations extérieures et à la politique européenne de voisinage (PEV), nous fera l'honneur d'animer les débats autour du "développement des futures relations extérieures de l'Union : de ses partenaires principaux à ses priorités d'action".

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12 mars 2009

11ème Conseil des Ministres franco-allemand à Berlin

81124-10emeCMFA-PR-et-Bkz-5-a7490.jpgSymboles forts de la coopération entre les deux pays et de la coordination du partenariat au plus haut niveau politique, les Sommets franco-allemands qui avaient lieu sur une base biannuelle depuis 1963 ont pris la forme d’un Conseil des ministres conjoint en 2003, date anniversaire du Traité de l’Élysée.

Ils réunissent lors d’une session commune l’ensemble des ministres français et allemands et favorisent ainsi un rapprochement des processus de décision des deux gouvernements à travers l’élaboration de « feuilles de routes » définissant des projets concrets et des objectifs à moyen terme.

La thématique du 11ème Conseil qui se réunit aujourd'hui à Berlin a été imposée par la crise, et fait écho aux initiatives communes proposées par le chef d’État français et la chancelière allemande pour apporter une réponse européenne à la crise de l’économie mondialisée. Il est avant tout destiné, selon les propose du secrétaire d'État chargé des affaires européennes et de la coopération franco-allemande, à préparer le Conseil Européen des 19 et 20 mars 2009 et le sommet de Londres du 2 avril prochain, et doit aboutir sur des propositions concrètes en faveur d'une nouvelle architecture financière à l'échelle européenne et mondiale, basée sur une meilleure régulation. L'avenir des emplois dans le secteur industriel français et allemand est aussi au cœur des débats pour l'émergence d'une coordination accrue entre la France et l'Allemagne. La société civile au cœur de la coopération transfrontalière sera représentée au sein des thématiques de discussion du Conseil à travers la question de la mobilité, des échanges industriels, des projets communs en matière de recherche ou encore de l'adoption d'un régime matrimonial commun.

Enfin, le conseil franco-allemand de défense et de sécurité consacrera ses travaux aux projets européens dans lesquels la coopération franco-allemande joue un rôle essentiel, à la préparation du sommet de l'OTAN, organisé conjointement par la France et l'Allemagne, dans l'Eurodistrict de "Strasbourg-Kehl" ainsi qu'à l'installation en France d'une unité allemande dans le cadre de la Brigade franco-allemande.

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"Il y a un vrai changement d'ambiance, de cap, on est reparti sur un pied différent"

Le nouveau secrétaire d'Etat aux affaires Européennes, Bruno Le Maire, qui  a organisé et coordonné l'évènement conformément à son rôle, se réjouit des avancées obtenues pour le couple franco-allemand à l'issue de la réunion. Sentiment partagé, semble-t-il. Les relations sont redevenues normales depuis la fin de la présidence française, ouvrant enfin la voie à un binôme "renouvellé".

L'article dans le Monde en date du 13 mars fait la synthèse et présente les perspectives nouvelles nées de cette rencontre pour l'avenir de l'intégration européenne avec comme moteur le couple franco-allemand.

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Contact:  Clarisse Bargain

 

10 mars 2009

Lettre aux députés sur le projet de loi création et internet

Message à l'attention de mesdames et messieurs les députés conviés

à l'Assemblée Nationale le 10 MARS 2009

pour examiner le projet de loi "Création et Internet" dite loi Hadopi

par Henri MATHIAN, président du Cercle de la Cathédrale

 

Polizei.jpgLorsque vous examinerez, en séance, le projet de loi "Création et internet", dite loi Hadopi, voulue par monsieur SARKOZY, posez vous la question de savoir pourquoi, le 24 septembre 2008, le Parlement Européen a rejeté ce texte (à travers l'amendement 138) par 573 députés contre 54.

Si nous sommes tous d'accord pour dire que le piratage sur internet doit être combattu, il n'en demeure pas moins qu'un filtrage de masse et la coupure de la connexion ne sont PAS adaptés auOeil.jpg problème posé sous IPv4 (voir chapitre X) et sont totalement inopérants sous IPv6 (voir chapitre VI). Particulièrement lorsqu'on s'aperçoit  que ceux qui téléchargent vraiment disposent aujourd'hui d'utilitaires très efficaces qui les protègent de tout filtrage automatisé (voir chapitre IX). Aussi doit on se poser la question:

La riposte graduée est elle vraiment destinée à lutter contre les pirates du net?

Plutôt que la mise en place d'un système inadapté quant à l'objectif recherché, dangereux quant aux filtrages par des organismes filtrés (voir chapitre XI) et perturbant pour les victimes malencontreusement déconnectées (voir chapitre XII et XIII), la France devrait s'investir d'urgence dans le passage d'IPv4 à IPv6 (voir chapitre VI).

 

I. Objectif de la loi Création et Internet

II. Qu'en est il vraiment?

III. L'ARMT dotée d'un budget de 15 millions d'euros pour filtrer le net

IV. Internet , un vrai service à domicile

V. Rapide historique

VI. IPv6

VII. Le filtrage du contenu

VIII. Conséquences techniques

IX. Moyens de contournement sous IPv4

X. Rapport Ipoque

XI. A qui va t-on confier les clés du net?

XII. Du filtrage à l'erreur d'adresse IP, en passant par l'impossibilité de recours

XIII. C'est à l'internaute de sécuriser sa propre adresse mais avec quoi et comment?

XIV. Cas particuliers:

A. Des millions de foyers sous la menace d'une suspension du téléphone, d'internet et de la télévision

B. Modalités de suspension

C. L'entreprise chargée de surveiller ses salariés

D. Un cas amusant

E. Bridage des bornes Wifi publiques

F. Quid des libertés individuelles?

G. Réflexions

XV. Conclusions

TELECHARGER LE TEXTE (Pdf de 11 pages)

Lire aussi l'article paru sur Freenews - Editions Alsace Lorraine Champagne

 

04 mars 2009

La pétition anti-strasbourg : analyse des résultats

troydavis.jpgDepuis le 15 janvier dernier (date de cloture) et après plusieurs mois de campagne, le résultat des signatures de la déclaration anti-strasbourg est maintenant connu.

Le projet de déclaration écrite visant à supprimer le siège du Parlement européen à Strasbourg avait été soumis par le camp anti-Strasbourg au Parlement européen en 2008. Le Conseil municipal de Strasbourg n'avait pas tardé à réagir en adoptant lundi 22 septembre 2008 à l'unanimité une motion « demandant instamment que les traités internationaux faisant de notre ville le siège officiel du Parlement européen, soient respectés » et « que l'ensemble des travaux du Parlement se déroulent à Strasbourg ». (voir la déclaration de Roland Ries sur le blog du Forum Carolus)

Vous trouverez ici les chiffres ainsi qu'une analyse des résultats menée par l'association Pour la démocratie européenne, portée par Troy Davis, qui mène une campagne indépendante d'information et de lobbying pour maintenir le siège du Parlement à Strasbourg depuis 2006. La pétition a finalement récolté 36% des voix des députés au lieu des 50% nécessaires à son adoption. "Néanmoins, une analyse précise de ce résultat est vitale car la situation est plus grave que les chiffres ne le disent. Elle nous aidera de cette manière à mieux cerner nos adversaires et donc à trouver des arguments plus pertinents pour Strasbourg".

L'analyse permet en effet de faire émerger les tendances à la fois par pays et par groupe politique (dix pays  et deux groupes politiques, les Libéraux et les verts apparaissent en majorité anti-Strasbourg), et de mettre en évidence certaines contradictions, notamment entre la philosophie officielle du groupe politique et la proposition de centraliser les institutions. Comme le remarque Troy Davis, les Verts, qui sont historiquement favorables à la décentralisation, sont en tête du peloton anti-Strasbourg, faisant courir un risque bien connu à tous les citoyens européens : celui de la concentration du pouvoir contraire aux règles de bonne gouvernance communément admises aujourd'hui. De plus, les initiateurs du projet ont pour la plupart moins de 40 ans, il s'agit avant tout pour eux "d'exister" à travers cette initiative controversée.

L'Association Pour la démocratie européenne s'est récemment réunie à Kehl, en présence de Troy Davis, Norma Serpin, Petra Drevillon, ou encore Josef Fuckerieder, pour définir une stratégie destinée à contre-attaquer sur le terrain des détracteurs de Strasbourg et du "mythe des 200 millions d'euros". L'association préfère quant à elle rester dans les champs historiques et politiques, qui justifient à eux seuls le rôle actuel de capitale que joue Strasbourg sur la scène européenne..

La question est simple : faut-il privilégier l'Europe économique en recherchant des gains de productivité à travers de sordides calculs "d'épiciers" ou bien faut-il tirer les leçons de la crise financière actuelle et tenter de réaffirmer l'Europe politique? Strasbourg doit conserver son rôle de gardienne des valeurs européennes; peut-être le faible taux des partisans de la rationalisation pro-Bruxelloise (seulement 36%)  appuie-t-il secrètement un changement de paradigme rendu nécessaire et visible par la crise.

Les arguments des anti-Strasbourg s'abritent derrière une prétendue objectivité basée sur les chiffres. Troy davis considère qu'un tel raisonnement est tendancieux car s'il s'agit vraiment de ménager l'argent des contribuables, il faudrait pousser le raisonnement à son terme en s'attaquer également à Luxembourg...

Consulter ici les résultats: par groupe politique & par pays.

Lire l'article des DNA de Celia Sampol (Bruxelles) du samedi 7 mars 2009

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Clarisse Bargain

03 mars 2009

L'avenir de l'intégration européenne : quel rôle à jouer pour le couple franco-allemand?

Une conférence débat consacrée au rôle des relations franco-allemandes dans l'avenir de l'intégration aura lieu :

Le samedi 7 mars 2009 de 9h30 à 12h à la Maison des Associations de Strasbourg

Une conférence.jpg1 a place des Orphelins

67000 Strasbourg

 

 

Cette conférence est organisée par :

- Le Comité pour l'Etat Fédéral Européen

- The Federalist, a political Review since 1959

- European letter

- Fondazione Mario e valeria Albertini

Pour en savoir plus  : inscription.pdf

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