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27 décembre 2008

Où va l'Alsace ?

Où va l’Alsace ?

Ou va l Alsace - Howiller.jpeg« Où va l’Alsace » ? En cette période chahutée la question méritait, plus que jamais d’être posée. Alain Howiller, Président de Fond’Action Alsace, Président du Conseil d’Administration de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg, Ancien Directeur-Rédacteur en Chef des DNA, se la pose dans un livre désormais en librairie.

L’avenir du Parlement Européen à Strasbourg, les perspectives (en demi-teinte) de la coopération transfrontalière, celles ouvertes aux cinq eurodistricts de la région sont quelques uns des points traités. Sont abordés aussi les rapports troubles des Alsaciens avec l’Histoire, les contours d’une nouvelle identité, les nécessités d’un « multi-linguisme éclairé », les évolutions d’une société qu’on croit (à tort) figée, la résistance (exemples à l’appui) d’une économie appuyée sur l’industrie (à tort méprisée), le mille-feuilles des structures politiques de la région, l’avenir des forces politiques etc.

Révolution tranquille sur le Rhin ?

Dans ce livre de réflexion et d’action - un ouvrage de quelques 200 pages (18 euros, éditions duALAIN HOWILLER.JPG Verger, verger.éditeur@evc.net)- l’auteur s’interroge sur ce qu’il appelle une « révolution tranquille sur le Rhin ».

Il s’appuie également sur l’action de Fond’Action Alsace qu’il  préside, sur le pari engagé par la création d’une université unique -de « taille européenne » - à Strasbourg et sur l’action développée sur le plan économique par la « Région Alsace ».

 

07:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18 décembre 2008

Photos du 17 décembre

 

LA RUSSIE PUISSANCE EUROPEENNE ET MONDIALE

PHOTOS DU DEBAT A L'UNIVERSITE MARC BLOCH DU 17 DECEMBRE

 

conference Russie ITI-RI 171208_26.JPG

La conférence organisée le 17 décembre par l'association des étudiants de l'ITIRI, "Perspectives Contacts", et dont Cécile Le Saint, Corina Friedli et Bénedikt Herges (photo de droite) ont été lesconference Russie ITI-RI 171208_42.JPG maîtres d'oeuvres a été un franc succès. L'amphithéâtre Pangloss de l'Esplanade était plein (photo de gauche). La majorité du public était composée par des étudiants. Une discussion sur l'avenir de l'Europe serait incoonséquente sans les responsables de l'Europe de demain...

Les interventions d'environ 30 minutes chacunes de M. Igor Kapyrin, adjoint de l'ambassadeur de la fédération de Russie auprès du Conseil de l'Europe et de M. Henri de Grossouvre, directeur du Forum Carolus et président de Paris Berlin Moscou ont été appréciées et ont suscité de nombreuses questions et commentaires.

La discussion a en effet duré jusqu'à plus de 20 heures. Le choix du sujet "La Russie puissance européenne et mondiale" allait à l'encontre de l'angle sous lequel la plupart des médias parlent habituellement de la Russie. Les médias "main stream" ayant tendance à réduire les relations entre l'Union Européenne et la Russie à l'unique question des droits de l'homme, sujet certes essentiel mais qui ne doit pas occulter l'immense potentiel de coopération existant entre l'UE et la Russie. Suivant cette ligne des médias dominants  grace à laquelle on sait d'avance de quoi les textes sur la Russie vont parler;  Jean-Claude Meyer, de la Feuille de Choux, a posé une question sur les droits de l'homme en Russie et le traitement des Caucasiens à laquelle M. Kapyrin a répondu.

conference Russie ITI-RI 171208_28.JPGMais le débat passionné qui a du être arrêté par les organisateurs, bien que de nombreuses personnes souhaitaient encore poser des questions, a surtout porté sur les grands enjeux économiques et culturels de la coopération entre l'Union Européenne et la Fédération de Russie: les relations difficiles avec une puissance états-unienne sur le déclin, la possibilité d'une entité politique eurasienne, la possibilité d'un nouvel "Helsinki" à la suite de la proposition du président Medvedev au sommet d'Evian, la nécessité d'une géopolitque économique basée sur les piliers des technologies de souveraineté, politique notamment menée par le Général de Gaulle dans les secteurs spatial, nucléaire, et pétrolier et politique menée aujourd'hui dans la Russie de Vladimir Poutine.

En dehors des nombreux étudiants, nous avons notamment reconnu dans le public le comte Christian d'Andlau, président de Paneurope Alsace (qui a récemment organisé un colloque sur la souveraineté européenne), plusieurs hauts fonctionnaires du Conseil de l'Europe, et plusieurs chefs d'entreprises. Le professeur  Alexey conference Russie Universite Strasbourg Professeur Kozhemyakov 17decembre 08_35 -.JPGKozhemyakov (photo de droite), qui fut conseiller du président Gorbacev avant la chute du mur de Berlin et est actuellement responsable de la charte des langues régionales ou minoritaires au Coneil de l'Europe a posé une question à Henri de Grossouvre sur la sécurité de l'UE. Pierre-Emmanuel Thomann, conseiller géopolitique de l'Institut de Relations Internationales de Bruxelles a quant à lui posé une question sur les différents scénarios susceptibles de se produire en Afghanistan et ses consécquences pour l'UE. Face au succès de cette soirée, le Forum Carolus souhaite organiser en 2009 conference Russie Universite Strasbourg 17decembre 08_24.JPGavec des partenaires russes et bruxellois un autre débat sur un sujet d'actualité concernant l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, voire de l'Atlantique à Vladivostok: la frontière entre l'Europe et l'Asie est une convention de géographes. Les frontières s'effacent et se redessinent au gré  du déclin ou de l'ascension des civilisations qui les habitent. Les frontières de l'Europe seront où nous aurons la capacité de les fixer...

Pierre Ersetzt

14 décembre 2008

Bruno Le Maire à la rescousse du franco-allemand

Bruno Le Maire 1.jpgBRUNO LE MAIRE a été nommé vendredi 12 décembre secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Même si la marge de manoeuvre de ce secrétariat d'Etat est limité par son ministre de tutelle, le ministre des affaires étrangère, il s'agit là d'une bonne nouvelle pour plusieurs raisons. Bruno Le Maire, avant d'être énarque est normalien, agrégé de lettres, et germaniste. Il est ainsi également un homme de culture, cela est devenu assez rare  parmi les responsables politiques de la Ve république pour être souligné. Sa ligne de politique étrangère est proche des positions gaulliennes classiques conformes aux intérêts de la France et de l'Europe. Nous avions été présenté lorsque nous étions étudiants par une amie commune qui avait décelé chez nous un profond intérêt commun pour la langue et la culture allemande: exotisme dans le microcosme parisien...

Début 2003, Bruno Le Maire, alors membre du cabinet du ministre des affaires étrangères, avait participé à la rédaction du retentissant discours de Dominique de Villepin du 14 février à l'ONU. Début 2002, un an avant que l'Allemagne, la France et la Russie adoptent des positions communes lors de la crise iraquienne, j'avais envoyé mon livre Paris-Berlin-Moscou au ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin qui m'avait d'ailleurs répondu très aimablement. Dominique de Villepin lit et a la réputation de se souvenir des auteurs qu'il croise... Villepin avait été par la suite le principal artisan de l'axe Paris-Berlin-Moscou dont les rencontres au sommet perdurent aujourd'hui encore.

Bruno Le Maire lors de sa nomination a rappelé son amitié pour Dominique de Villepin tout en soulignant qu'il serait loyal au président de la Villepin et Sarkozy.jpgRépublique. Cela est sans doute plus facilement conciliable aujourd'hui, car, paradoxalement, sur les questions de politique étrangère, le président Sarkozy, s'est dans la pratique rapproché d'une politique gaulliste. Nicolas Sarkozy bénéficie d'une excellente image en Russie et en Asie centrale grâce à son efficace intervention durant la crise géorgienne. Il reste la crise des relations franco-allemandes. Le président Sarkozy ne connait pas l'Allemagne et on a du mal à trouver dans son entourage des conseillers capables de combler cette lacune pourtant vitale pour la politique française et européenne. Espérons que le nouveau secrétaire d'Etat aux affaires européennes aura suffisamment de marge de manoeuvre pour relancer le moteur franco-allemand et qu'il saura voir que Strasbourg, la capitale européenne de la France, à l'heure de la crise, a toutes les raisons de retrouver son rôle millénaire de centre de gravité franco-allemand.

Henri de Grossouvre