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04 février 2008

Actualité du traité de Lisbonne

 

 

 

Après la Hongrie, la Slovénie, Malte, la Roumanie vient de ratifier le traité de Lisbonne, le 4 février, par un vote de son parlement à une écrasante majorité de 387 voix contre une et une abstention. La Roumanie pouvait pourtant redouter un traité qui réduisait sensiblement l’importance de sa représentation au Parlement européen de 35 à 33 sièges. Mais Bucarest a souhaité envoyer un signe politique fort à la dynamique européenne, comme l’a déclaré le Premier ministre, Calin Tariceanu, devant les députés.

La ratification est intervenue le jour de la visite officielle en Roumanie du président français Nicolas Sarkozy, qui s’est exprimé devant les membres des deux chambres du Parlement de Bucarest avant le lancement des débats.

Les Roumains entendaient ainsi " marquer l’importance de l’événement et remercier la France pour son soutien à l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne ", selon le président de la Chambre des députés, Bogdan Olteanu.

En appelant les élus à voter en faveur de ce texte, le Premier ministre Calin Tariceanu a souligné qu’il s’agissait du " premier traité européen signé par la Roumanie en tant que membre de l’UE (…) et le premier traité sur lequel la Roumanie a directement mis son empreinte, conformément à ses intérêts ".

" Il est important que la Roumanie figure parmi les premiers Etats membres à finaliser les procédures de ratification, car Bucarest peut ainsi donner un signal clair quant à son soutien au développement du projet européen et à une Union forte et dynamique ", a-t-il ajouté.

Selon lui, la ratification du traité permettra à l’UE de " surmonter le blocage institutionnel des dernières années " et d’apporter des " réponses concrètes aux problèmes qui touchent la vie quotidienne des gens ".

Les représentants des groupes parlementaires, sans exception, se sont dits favorables à la ratification du traité, estimant, pour certains, qu’il s’agissait d’un moment " historique " pour leur pays.

Le nouveau traité européen, qui prévoit notamment la création d’un poste permanent de président de l’UE, reprend une grande partie des innovations de la Constitution européenne rejetée en 2005 par des référendums en France et aux Pays-Bas.

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