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30 décembre 2007

Aux origines de l'Union européenne

319325750ffbaf94e4e48135b03ab7cd.jpgAristide Briand, la Société des Nations et l'Europe, 1919-1932

Textes réunis par l'Association internationale d'histoire contemporaine de l'Europe
Sous la direction de Jacques BARIÉTY

Presses Universitaires de Strasbourg,  2007 

L’histoire des relations internationales en Europe dans les années 1920 connaît un renouveau d’intérêt certain du fait de l’ouverture et de la publication d’archives, mais aussi du dégel historiographique qui a suivi les bouleversements de 1989-1990. La carte de l’Europe d’aujourd’hui ressemble plus à celle de 1919 qu’à celle de 1945 et bien des problèmes que l’on pouvait penser disparus réapparaissent.
Il est vrai que la « faillite de la paix », en vingt ans, avait conduit les opinions publiques – et souvent les politiques – à porter des jugements sévères sur les années 1920, voire à préférer les oublier. Pourtant, la concertation internationale au sein de la Société des Nations, première organisation politique mondiale de l’histoire, la diplomatie multilatérale, les projets de sécurité collective et de désarmement, la tentative de réconciliation franco-allemande et même le projet d’une union européenne – tous thèmes aujourd’hui d’actualité s’il en est – avaient suscité d’énormes espoirs. Aristide Briand, si célèbre de son temps, et si méconnu de nos jours, fut au cœur de tout cela du côté français.

L’ambition de ce livre est de faire le point des recherches les plus récentes sur l’Europe des années 1920 et d’apporter au lecteur des éléments de réponses, informés et raisonnés, aux questions qu’il se pose sur cette époque et sur la politique française d’alors.Professeur émérite à la Sorbonne, Jacques Bariéty, auteur de nombreuses publications sur les relations internationales contemporaines, a partagé sa carrière universitaire entre la France – Metz, Strasbourg, Paris –, et l’Allemagne – Bonn, Francfort, Berlin.

Pour en savoir plus:

http://www.pu-strasbourg.com/histoire/briand.htm

21 décembre 2007

La Hongrie ratifie le Traité de Lisbonne

 

18 décembre – La France espérait être la première à ratifier le Traité de Lisbonne, signé le 13 décembre, mais la Hongrie lui grille la politesse en ratifiant le Traité en même temps qu’elle révise sa Constitution. Dans un pays pourtant profondément divisé par des clivages politiques inconnus dans les Etats de l’Ouest, les députés hongrois ont adopté à une très large majorité, par 325 voix contre 5 et 14 abstentions, le texte ratifiant le Traité de Lisbonne. " L’histoire européenne nous dicte que la réponse aux problèmes historiques est une entente historique (…) Les partis se livrent souvent à des débats houleux, ici au Parlement hongrois (...) mais il y a un consensus fondamental sur le fait que la Hongrie doit coopérer dans le sens de l'intégration européenne", a déclaré avant le vote le Premier ministre Ferenc Gyurcsany. Rappelons que la Hongrie avait déjà été le second Etat à ratifier le traité constitutionnel européen, le 20 décembre 2004, ses députés approuvant alors le texte d'alors par 322 voix pour, contre 12 contre et 8 abstentions. La Hongrie n’est entrée dans l’Union européenne que le 1er mai 2004 mais elle a depuis toujours témoigné d’une volonté très forte de contribuer à l’unification de l’Europe.

14 décembre 2007

Traité de Lisbonne

29ed10bbe3443fd5a0f870db3515326c.jpgLe 13 décembre 2007, les 27 membres de l'Union Européenne ont signé le tout nouveau Traité de Lisbonne remplaçant la Constitution européeene. La ratification de ce traité pourrait marquer la fin de la crise institutionelle et aboutir à une relance de l'Europe.

Pour plus d'informations sur ce traité, veuillez touver ci-joint des Articles parus avant le 19 octobre 2007.pdf et des Articles parus après le 19 octobre 2007.pdf

 

09 décembre 2007

Conférence-débat « Mais que veut l’Europe ? » du 29 novembre à l’Institut Français de Budapest

65c991450ad7ba6172a53c405ab90486.jpgAprès Strasbourg, le 2e débat de lancement du livre du Forum Carolus paru en septembre 2007 «Pour une Europe européenne, une Avant-garde pour sortir de l'impasse», a été organisé par l'Ambassade de France en Hongrie et s’est tenu le 29 novembre à l’Institut Français de Budapest. Cet Institut est le plus grand des organismes français équivalents en Europe centrale et orientale. Une traduction simultanée en langue hongroise était assurée. Ce débat a été animé par l’ancien Commissaire européen M. Péter BALÁZS, Professeur à la Faculté des études internationales et européennes à l’Université d’Europe Centrale (CEU) et Directeur du Centre d’études sur l’élargissement de l’Union européenne.

C’est devant une salle comble et passionnée que les intervenants M. François LOOS, ancien Ministre délégué à l'industrie, M. Janos PERENYI, ancien Ambassadeur de Hongrie auprès du Conseil de l’Europe (Strasbourg), M. le professeur Eric MAULIN, directeur de l’Institut des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg et M. Henri de GROSSOUVRE, directeur du Forum Carolus ont traité de la création d’une Avant-garde ayant pour but la relance d'une Europe politique. L'Avant-garde dont il est question dans le livre du Forum Carolus comprend la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, l'Autriche, et la Hongrie.

De l’avis unanime, ce débat s’est avéré un succès indéniable qui a débouché sur une discussion riche en questions et commentaires. De surcroît, l’intérêt de cette manifestation a été rehaussé par la participation de nombreux ambassadeurs européens en poste à Budapest et plusieurs anciens ambassadeurs hongrois à l'étranger comme monsieur Arpad Fasang. Des responsables d'organismes hongrois traitant des questions européennes, comme le président de la Fondation Karolyi ont également participés à la discussion. Tout le Conseil d'Administration du Forum Carolus remercie sincèrement monsieur René Roudaut, ambassadeur de France en Hongrie et monsieur Jean-Pierre Debaere, conseiller culturel, pour leur accueil et l'organisation parfaite de cet événement. 

La conférence a été suivie d’un dîner assis de 50 personnes à la résidence de l’ambassadeur.    (http://www.ambafrance-hu.org/)66bd072f3d2640960759a96e1531c44d.jpg
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06 décembre 2007

FRANCE/AUTRICHE/SLOVAQUIE

d9b9c0399390b4921be26b622498a3b3.jpgLe secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet, se rendra le 6 décembre en Slovaquie et le 7 décembre en Autriche. Il sera accompagné de M. Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine, président du groupe d'amitié France-Autriche, et de M. Jean Gaubert, député des Côtes d'Armor, président du groupe d'amitié France-Slovaquie.

A quelques mois de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne, M. Jean-Pierre Jouyet poursuit ses visites dans les Etats membres afin de présenter nos priorités. Il évoquera également la mise en oeuvre du traité modificatif, qui sera signé à Lisbonne le 13 décembre, et les principaux dossiers internationaux et européens d'actualité, en particulier le Kosovo.

A Bratislava, il rencontrera le Premier ministre, M. Robert Fico, le vice-Premier ministre, M. Dusan Caplovic, chargé des Affaires européennes, des Droits de l'Homme et des Minorités, et son homologue, Mme Olga Algayerova. Ils évoqueront notamment la mise en place d'un accord de partenariat stratégique entre la France et la Slovaquie.

A la veille de l'entrée de la Slovaquie dans l'espace Schengen, le secrétaire d'Etat visitera la salle de contrôle Schengen qui permet une surveillance de la frontière de l'Union européenne avec l'Ukraine.

A Vienne, il rencontrera Mme Ursula Plassnik, ministre des Affaires européennes et internationales, M. Martin Bartenstein, ministre de l'Economie et du Travail, ainsi que son homologue, M. Hans Winkler.

(Point de presse du Quai d'Orsay)

03 décembre 2007

VORTRAG ZUR VORSTELLUNG DES BUCHES ``POUR UNE EUROPE EUROPEENNE" Schloß Ebnet, 18. Oktober 2007 Philippe NUSS


0c4b34fb6d37b64aa7ec15ed9ae212ce.jpgSehr geehrter Herr Präsident und werter Gastgeber, meine sehr verehrten Damen und Herren!
Nach der Ablehnung der EU-Verfassung in Frankreich und in den Niederlanden, Entscheidungen die ich mir hier gestatte als dramatisch zu bezeichnen, bieten sich allen Befürwortern Europas zwei Alternativen: Verzweiflung und Verzicht, oder Hoffnung und Vertrauen. Die erste Wahl führt direkt, wie die Erfahrung aus der Geschichte es bezeugt, zu einem fatalen Rückschritt, um nicht zu sagen zur totalen Katastrophe. Die Denkfabrik Forum Carolus hat sich für den zweiten Weg entschieden, den Weg der Hoffnung, des Zukunftsglaubens, und auch der Vernunft.
Das Forum Carolus und sein Präsident, Freiherr Nikolaus von Gayling, laden uns heute ein um die Veröffentlichung “Pour une Europe européenne — Une avant-garde pour sortir de l’impasse” vorzustellen und letztendlich um die Frage des Schicksals Europas zu erörtern. Aber ehe wir uns mit der politischen Zukunft unseres Kontinents beschäftigen, sollten wir uns — müssen wir uns sogar — mit der Vergangenheit befassen. Ein eminenter Europäer, eine Persönlichkeit, die sein ganzes Leben der Sache Europas gewidmet hat, Otto von Habsburg, schreibt, ich zitiere: „Es ist nicht Nostalgie, wenn wir im Laufe der Jahre von Zeit zu Zeit innehalten und zurückblicken. Die Erfahrung lehrt, daß niemand die Zukunft vorhersehen oder planen kann, der nicht die Vergangenheit kennt, also den Boden rekognosziert hat, auf dem er steht. In diesem Sinne ist das Studium der Geschichte ein wesentlicher Beitrag zu guter Politik.” Ende des Zitats.
Darum, gemäß Erzherzog Ottos Aussage, vor dem Übergang zur guten Politik, lassen wir uns heute ein wenig Zeit, in diesem reizvollen Schloß Ebnet, wo die Geschichte allgegenwärtig ist, wo jedes Eckchen ein Flair von Vergangenheit ausstrahlt, um einen kurzen Rückblick in die Geschichte durchzuführen.
Wenn wir die Karte der europäischen Avantgarde näher betrachten, fällt uns ein durchaus interessantes Phänomen auf. Wir bemerken, daß die Länder, die bereit sind, schneller auf den Weg nach einem vereinten Europa sich zu engagieren, beinahe aus den Komponenten des alten karolingischen Reiches bestehen, Norditalien und Niederlande jedoch leider momentan ausgeschlossen. Dieser Umstand, der uns unmittelbar mit dem Frühmittelalter verbindet, darf uns keinesfalls überraschen. Die Geschichte verläuft nämlich nicht nur als eine mühsame lineare Reihe von Ereignissen, — Kriege, Hungersnöte, Revolutionen, Annexionen, Frieden, und so weiter, — sondern stellt eine außergewöhnliche langzeitliche Stabilität unter Beweis. Der histoire événementielle, der Ereignisgeschichte, steht, laut dem großen französischen Historiker Fernand Braudel, der Begriff der longue durée, die in langsamen Rhythmen verlaufenden Geschichte, gegenüber. Und diese geopolitische Stabilität, die sich im gegebenem Falle über eine Zeitspanne von über zwölf Jahrhunderten erstreckt, gehört voll und ganz zu der langsam verlaufenden Geschichte, zu den grundlegensten Strukturen Europas.
Es ist demzufolge auch kaum überraschend, daß sich so viele Menschen hier am Oberrhein für diese Avantgarde einsetzen. Der Oberrhein, zwischen Gallien, Germanien und Italien am Fuße der Alpen gelegen, bildete das Herz des Karolingisches Reiches, ein Herz das unter dem Heiligen Römischen Reich Deutscher Nation weit nach Osten, bis nach Prag, Wien, Brünn, Bratislava / Preßburg, Zagreb oder Krakau, sein Schlag spüren zu vermag. Der Oberrhein hat im Frühmittelalter eine eigene Zivilisation entwickelt, deren kulturelle Hauptstädte die glanzvollen Abteien St. Gallen, Reichenau oder Murbach waren. Eine Zivilisation die sowohl nach Westen als nach Osten geöffnet war. Eine Zivilisation, die sich über die Grenze des germanischen und lateinischen Europas ausdehnte. Der Rhein, Hauptschlagader dieser geographischen Entität, wurde von dem staufischen Geschichtsschreiber Otto von Freising, ein Babenberger der in der Nähe von Wien auf die Welt kam, in Paris studierte und im französischen Kloster Morimond starb, die “vis maxima regni”, die höchste Kraft des Reiches, genannt.
Im Laufe der Jahrhunderte spielte der Oberrhein die wichtige Rolle einer Pforte, einer Pforte entweder zum Mitteleuropäischen Raum oder zur Westeuropäischen Welt, je nach dem Standpunkt des Beobachters. Kunst und Wissen blühten am Ufer des Rheins sowohl im Mittelalter als in der Neuzeit. Straßburg, Basel und Freiburg-im-Breisgau, die Hauptstädte des Oberrheins, empfingen deutsche, französische, niederrheinische oder ungarische Humanisten. Vom Oberrhein aus eroberte die Buchdruckkunst die ganze Welt. Auf der Suche nach dem wahren Glauben trafen verschiedene Entwicklungsrichtungen der Reformation aus Böhmen, aus Sachsen und aus der Schweiz, hier zusammen. Zur gleichen Zeit, auf politischer und kultureller Ebene verband uns Vorderösterreicher das erlauchte römisch-katholische Haus Habsburg mit der östlichen Komponente seines Erbguts, Österreich, Ungarn, Böhmen, Kroatien, usw. Noch im 18. Jahrhundert, nach dem Verfall des Heiligen Römischen Reiches, strömten Elsässer und Badener nach Mitteleuropa, in die pannonische Ebene, in das Banat oder in die Batschka, um dort ein neues Leben zu führen unter dem Kollektivnamen von Donauschwaben.
In meinem Beitrag zu dieser Veröffentlichung, habe ich versucht die historischen Beziehungen des Elsaß zu Mitteleuropa, hauptsächlich während des Mittelalters, ein wenig zu skizzieren. Die Wahl dieser Periode hängt nicht nur von meinem eigenen Interesse zur Mediävistik ab, sondern auch von dem Fakt, daß in diesem Geschichtsabschnitt das heutige Europa und die europäische Identität wahrlich im christlichen Abendland entstanden sind. Wie es der Großmeister der französischen Mediävistik Jacques Le Goff erkannt hat, wird das europäische Mittelalter die wichtigste Erbschaft sein, die in Zukunft ein geeintes Europa antreten kann.
Hier in Baden-Württemberg, im Elsaß und in der deutschsprachigen Schweiz, in diesem “europaoffenen” Alemannien, sollten wir uns bewußt sein, daß der Oberrhein das Kernland Europas schlechthin war und bleibt, und darum die Berufung hat, eine leitende Rolle in Europa zu spielen. Laßt uns infolgedessen den Platz einnehmen, den die Geschichte uns zugeteilt hat. Seien wir die Avantgarde der Avantgarde !
 
Ich bedanke mich für Ihre Aufmerksamkeit.