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12 novembre 2007

LANCEMENT DU LIVRE « POUR UNE EUROPE EUROPEENNE. UNE AVANT-GARDE POUR SORTIR DE L’IMPASSE » DU 6 NOV. 2007

02442e1a0686c5384c99b931b6691f1d.jpgLe 6 novembre à la Librairie Kleber à Strasbourg nous avons eu le plaisir d’assister au lancement du livre Pour une Europe européenne. Une avant-garde pour sortir de l’impasse sous l’égide du Forum Carolus.
Cet événement a été l’occasion de mener un débat autour de l’impératif d’une relance de la construction européenne par la création d’une avant-garde sur la base d’un « noyau dur » franco-allemand. Cette démarche est fondamentale pour ne pas aboutir à une impasse et relever le défi des alliances stratégiques permettant à l’Europe de renforcer sa souveraineté.

Slobodan Despot, le directeur de la maison d’édition Xénia, a fait le lien avec le précédent livre de Henri de Grossouvre Paris-Berlin-Moscou, la voie de l’indépendance et de la paix, publié en 2002, et dont cet ouvrage est d’une certaine manière la continuation. L’auteur, directeur du Forum Carolus, a renchéri d’ailleurs en parlant des « 2 facettes de la même médaille » car on retrouve dans ces 2 livres la thématique de l’Europe politique et de la coopération stratégique avec des tiers. 

« Europe européenne » : Ce sous-titre apparemment tautologique fait référence à une expression 7844ad1bb19e7d540e427a486ddd4fb1.jpggaullienne englobant la notion d’Europe politique vers laquelle il faut œuvrer, une Europe indépendante, qui peut mener sa propre politique conformément à ses intérêts.

Deux alternatives se présentent à nous: l’Europe marché ou bien l’Europe politique. Si l’on opte pour la deuxième il y a une seule solution: se donner les moyens de construire une Europe à part entière et dont on connaît les frontières avec les pays qui en sont capables.

A l’heure actuelle, face à l’échec du Traité constitutionnel européen, après un élargissement à 27 et l’adoption du traité réformateur, il est impossible d’aller plus loin politiquement. Il s’ensuit que la mise en place d’une avant-garde de pays s’impose pour prendre des initiatives sur les questions vitales de l’Europe comme la défense, l’énergie et la recherche scientifique. Actuellement un groupe de 6 pays pourraient partager cette vision (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Hongrie et Autriche) mais la porte est ouverte aux pays souhaitant les rejoindre.

De surcroît, Henri de Grossouvre a accentué la nécessité pour l’Europe de compter sur elle-même pour la défense de ses intérêts vitaux.

4292944c951457859bebadd403f3212f.jpgPour sa part, l’analyste Hajnalka Vincze a tenu à clarifier 2 notions :

-le terme « européen » prenant le sens de supranational ne doit pas occulter le sens premier désignant ce qui est spécifique à l’Europe sous peine de minimiser toute possibilité de défense de l’indépendance et de la puissance européenne.

-le terme de souveraineté, fil conducteur du projet d’avant-garde, implique aussi bien la liberté de décision du citoyen que l’autonomie de l’état, deux dimensions qui sont inextricablement liées.

Du fait de sa dépendance par rapport aux Etats-Unis, « l’Europe a un intérêt primordial à préserver une marge de manœuvre autonome ». Par conséquent, il faut « croire en l’Europe indépendante, l’asseoir sur la base d’une légitimité réciproque et inscrire ce partenariat transatlantique dans la durée ».

57e4fc64d852a961fdb7016719a58d8b.jpgFrançois Loos, député et ancien ministre délégué à l’industrie, initiateur du Forum Carolus, a préfacé cet ouvrage. Il a mis en avant la nécessité de penser l’Europe en Alsace, tout en se réjouissant du fait que le Forum Carolus réfléchit l’Europe autrement que d’autres think tanks et surtout pense l’Europe « de » Strasbourg.

Comme l’a fait remarquer Eric Maulin, directeur de l’IHEE de Strasbourg, le projet proposé dans ce livre représente « une alternative au développement de l’UE qui fait preuve d’une certaine empathie » par le truchement de la constitution d’une avant-garde et d’une coopération renforcée. En corollaire, la souveraineté européenne est quelque chose qui se constate à partir d’une volonté de vivre ensemble ; « sans la volonté commune toute construction européenne ne serait qu’une vaste prison ».15cde74d5887eaddaea0765d18deff98.jpg

Néanmoins, Henri de Grossouvre s’est interrogé sur le manque d’une réflexion véritable sur l’Europe à Strasbourg, le Forum Carolus étant le seul think tank strasbourgeois alors qu’il y en a des dizaines à Bruxelles.

Ce lancement, qui s’est déroulé dans une ambiance détendue, a suscité le vif intérêt de l’auditoire et a fait salle pleine. Les réactions appréciatives et le débat stimulant qui s’est ensuivi incitent à réfléchir sur l’avenir et le devenir de l’Europe.

Ici, à Strasbourg, ville en deçà et au-delà de l’UE, ce projet ambitieux et crédible fait rêver et nous caressons l’espoir qu’un jour il deviendra réalité.

4438c753f18ae7e5b4eecc2728857b05.jpgSorina Bobu, stagiaire au Forum Carolus, Strasbourg le 12 novembre 2007

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