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06 juillet 2007

2 juillet: le président Sarkozy à Strasbourg

"Les vrais Européens, ce sont ceux qui croient à l'Europe intégrée, c'est-à-dire une Europe qui a des frontières, qui ne devient pas à force d'élargissements successifs, une sous-région de l'ONU."

 

e578915a81b2175df650e160ce525981.jpgPour Nicolas Sarkozy le politique précède le juridique, il fustige "L'Europe qui voulait partout remplacer la décision politique par des règles , des normes et des procédures, qui voulait partout faire prévaloir le choix technique sur le choix politique".

 

Le président français a présenté de la capitale européenne de la France un projet européen clair, fondée et relancée par le couple franco-allemand, avec une forme finale de l'Union annoncée, des frontières, une puissance d'action et d'influence vers l'extérieur, et une identité. Dans le domaine économique le président Sarkozy s'est également prononcé en faveur d'une politique industrielle européenne et de la préférence communautaire. 58283c73e46d403284c09c7c798daaec.jpg

"Je veux poser la question cruciale des frontières de l'Europe. Car, sans frontières, il n'y aura pas d'identité européenne et il n'y aura pas non plus de puissance européenne, parce que la volonté européenne sera condamnée à se diluer sans cesse."

"Il n'y a pas de culture française sans SHAKESPEARE, sans DANTE, sans GOETHE, sans CERVANTES. Il n'y a pas de culture française qui regarde comme étrangers FAUST, DON QUICHOTTE ou HAMLET. La pensée française est l'héritière de KANT, de SPINOZA autant que de MONTAIGNE, de PASCAL ou de DESCARTES."

L'importance curciale de la coopération franco-allemande, nécessaire politiquement et symboliquement a été également plusieurs fois soulignée. Cette coopération et cette amitié légitiment également le rôle de capitale européenne de Strasbourg: "L'amitié franco-allemande est à l'origine de l'Union européenne. Elle en restera le ciment à jamais. C'est pourquoi, Strasbourg, symbole de la réconciliation franco-allemande, est à jamais la capitale de l'Europe. Parce que c'est ici que l'on s'est battu et c'est ici que l'on s'est réconcilié. " Se présentant actif et pragmatique le président de la république change le discours et provoque ainsi Bruxelles pendant son séjour à Strasbourg le 2 juillet 2007. Une critique constructive pour « le dépassement des contradictions » en Europe par une synthèse du oui et du non qui se trouve dans la vision d'une Europe qui se donne les moyens d'agir et de se protéger:

" La synthèse entre le "oui" et le "non", elle se trouve dans une Europe qui, renonçant à toute naïveté, se donne les moyens d'agir, de lutter contre tous les dumpings, d'instaurer, ce n'est pas un gros mot, une préférence communautaire, de mettre en œuvre des politiques industrielles. Nous avons créé l'Europe pour que l'on garde des usines, des industries sur le territoire de l'Europe, pas pour que nous les regardions partir vers d'autres continents en restant les bras croisés sans rien faire. L'Europe, ce n'est pas cela. " Lire le discours intégral sur le site de l'Elysée...

Henri de Grossouvre

 

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