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16 juin 2006

La Hongrie sous pression budgétaire

medium_euro1uj.jpgLa plupart des analystes considèrent que le déficit budgétaire hongrois pourrait mettre en péril l'entrée dans la zone euro prévue en 2008. Des drastiques mesures sur les finances publiques semblent inévitables

Selon Henrik Auth, vice-président de la Banque Nationale de Hongrie, le pays était, après les changements du régime politique en 1989, l’un des meilleurs élèves de la région Europe centrale en matière de développement économique. Mais il  se trouve actuellement dans une situation très difficile concernant son équilibre budgétaire. La Hongrie ne pouvant respecter les critères de Maastricht pour joindre l’euro zone initialement prévu pour 2008, devrait effectuer une correction de 7-10% du PIB. Et ce le plus rapidement possible, afin de pouvoir maintenir son développement à plus de 4%.
De fait, Henrik Auth s’attend à de graves conséquences économiques si la correction n’avait pas lieu à temps. Il craint notamment une forte augmentation de l’inflation, un ralentissement du développement du PIB et de la consommation ainsi qu’une diminution des investissements domestiques et étrangers.
Les pronostics de Henrik Auth sont conformes à ceux de l’Institut de recherches macroéconomique de Londres (Economic Intelligence Unit), qui dans un rapport économique, considère la Hongrie comme le "plus haut pays à risque" de la région. Il faut faire des économies ! Le gouvernement hongrois dirigé par le Premier ministre Ferenc Gyurcsány a présenté récemment son nouveau programme gouvernemental. Il implique de sévères mesures afin de réduire le déficit budgétaire, en prévoyant même de diminuer considérablement le nombre des députés parlementaires et les effectifs de l’administration sur le plan national. Csaba László professeur des sciences économiques de Central European University (CEU) a aussi fait part de ses inquiétudes concernant la structure du déficit budgétaire, plombé par les dépenses publiques. Il souhaiterait même faire voter une loi constitutionnelle incluant une barrière infranchissable du déficit extérieur budgétaire fixée à 35% du PIB, afin de pouvoir mettre fin à "l’alcoolisme budgétaire".

Source : Lepetitjournal ; P.P. (LPJ – Budapest) 6 juin 2006

 

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