Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 janvier 2006

Discours de Dominique de Villepin à l’Université Humboldt

Le premier ministre français, M. Dominique de Villepin, a prononcé le 18 janvier 2006, à l'Université de Humboldt (Berlin), un discours sur l’Europe intitulé : « L’Allemagne, la France et l’avenir de l’Union européenne ».

« Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs, medium_devillepin.3.jpg
Chers Amis,

Je suis heureux de vous retrouver ici, à Berlin, ville symbole d’une Europe réconciliée et tournée vers l’avenir. C’est un honneur de m’exprimer dans cette université placée sous la figure tutélaire de Wilhelm, le philosophe mais aussi d’Alexandre de Humboldt, savant, mais aussi voyageur et diplomate qui, entre Berlin et Paris, incarne à lui seul un certain idéal européen. Encore ce matin en Conseil des ministres, le Président de la République, qui a reçu récemment Angela MERKEL, a insisté sur l’importance de la relation entre nos deux Etats et nos deux peuples, qui est au cœur de la construction européenne. Et il m’a redit tout le rôle que devaient jouer nos deux pays face aux défis actuels.

Car oui, nous sommes dans un temps de grand changement, un temps de questions et d’interrogations. Je ne suis donc pas venu vous présenter une vision cartésienne et achevée de l’Europe, mais partager avec vous quelques questions et quelques convictions. Car aujourd’hui nous avons moins besoin d’esprit de système que de persévérance, d’humilité et d’imagination. »

Lire le discours entier en français

Deutsche Übersetzung der Rede

Commentaires

Je ne vois au contraire aucune raison de se réjouir.
Il est clair désormais que les sujets «union franco-allemande» voire simplement «noyau dur» sont devenus tabous chez les politiques. Pourtant la situation de blocage complet de l’UE aurait dû favoriser leur retour en force.
On se contente au mieux de parler de la nécessité de démocratiser l’UE, de refonte du traité constitutionnel, de «projets concrets» (comme si depuis 50 ans l’Europe n’avait fait que brasser de l’air. Pauvre Monnet, pauvre Delors...). Tout cela est de la littérature et ne débouchera vraisemblablement sur rien de très excitant.
Bref il semble que l’Etat fédéral européen soit reporté sine die.

Écrit par : Pilum | 19 janvier 2006

Tout cela n'est pas faux Pilum, mais en même temps c'est dans les périodes de crise qu'apparaissent des opportunités insoupçonnées qu'il faut savoir saisir. Le discours de Villepin est tout sauf résigné, l'emballage est secondaire, ce sont les objectifs qui comptent. L'axe franco-allemand est toujours désigné comme la base de tout relance. Du point de vue de la poursuite de la construction d'une Europe politique ambitieuse, et surtout d'une politique de Puissance comme le souligne justement Morès, je relève quelques passages:

-"Il y a quelques semaines, nous avons lancé un projet essentiel pour l'indépendance et la force de notre continent: Galileo"

"L'Europe est elle encore en mesure de jouer un rôle majeur face à des ensembles régionaux qui affirment chaque jour davantage leur puissance?"

-"Oui je suis partisan d'un véritable patriotisme économique européen: il ne s'agit pas de se replier derrière un protectionisme dépassé. Il s'agit de rassembler nos forces et d'unir nos efforts pour aller dans le même sens et affirmer sans faiblesse nos intérêts dans le monde".

-"Le troisième principe, c'est d'accroître notre capacité à peser sur le jeu international (...) choisissons des zones prioritaires pour son action, y compris dans le domaine de la défense"

-"Choisissons de resserer nos liens et de renforcer nos coopérations pour obtenir la taille critique dont nous avons besoin face aux grandes puissances"

-"Le moteur de l'Europe a toujours été l'audace..."

Gauvain

Écrit par : Gauvain | 20 janvier 2006

Ces phrases sont gonflées comme des baudruches. Un petit coup d'épingle et tout cela se dégonfle. C'est de la politique gonflée à l'hélium: grandes déclarations et ballonnements de l'estomac. Un pet tonitruant et il ne reste rien qu'un air malodorant, mon petit Henri (si, si, tu ne te souviens pas de moi?).

Écrit par : Jen | 20 janvier 2006

En tout cas sur Internet, après le Non, le débat continue.

On peut noter Etienne Chouard, qui essaye de rédiger par lui-même un nouveau texte constitutionnel :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

Et Thibaud de La Hosseraye, des "Inédits pour le Non", qui écrit des choses intéressantes, notamment sur l'originalité de "la voie française dans le monde qui vient", avant comme après le Non :
http://www.ineditspourlenon.com/

Ne perdons pas espoir, la réflexion avance. Ensuite viendront les actes...et Dominique de Villepin sait les inspirer.

Écrit par : Fabienne Hajid | 20 janvier 2006

"Ne perdons pas espoir, la réflexion avance. Ensuite viendront les actes...et Dominique de Villepin sait les inspirer."

C'est dingue, ça.

Je veux dire, quelqu'un a écrit ça.

Vraiment.

Ce n'est pas inventé de toutes pièces, hein.

Ca n'a pas été généré par une sorte d'automate ou un programme quelconque qui prendrait des mots creux, un peu au hasard pour en faire des phrases vides.

Non !

Quelqu'un vient de réellement nous écrire ça.

La réflexion avance !

On peut tous aller se coucher, faut plus s'en faire, y a plus rien à faire bouger. La réflexion avance toute seule.

Après, on va faire des trucs, parce que DdV saura les inspirer.

C'est beau.

C'est de l'hypnose ?

Oui, bien entendu. Mais c'est de l'art aussi !

Un jour ce genre de discours n'endormira plus que ceux qui le tiennent ?

Oh, dans l'intervalle nous sommes anesthésiés.

La réflexion avance.

Oui.

Écrit par : Peter | 16 février 2006

Les commentaires sont fermés.