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17 novembre 2005

Les enjeux pour l'Europe de la création d'une Avant-garde

medium_hgvelo_texte.jpgL’Europe se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, soit nous arrivons à relancer la construction de l’Europe Politique par une Avant-garde, soit l’Europe s’oriente vers une marginalisation économique, politique et démographique. Soit nous choisissons une Europe Marché, vaste zone de libre-échange fatalement sous protectorat stratégique d’un tiers, soit nous décidons de mettre en place une Europe politique, capable de jouer un rôle dans un monde d’ores et déjà redevenu multipolaire. La logique de l’Europe Marché va de pair avec la logique d’un élargissement sans fin, non précédé d’un approfondissement de la coopération politique. La logique de l’Europe politique passe par la constitution d’un noyau dur. Sur les questions stratégiques, comme celle du noyau dur, la ligne de partage traverse la plupart des partismedium_carte_avant-garde.jpg politiques, on trouve ainsi des partisans du noyau dur tant à droite : Jacques Chirac (tribune du 26 octobre 2005 dans 26 quotidiens européens), Dominique de Villepin, Jean-Louis Bourlanges, Alain Juppé, Guy Verhofstadt, Karl Lamers, Wolfgang Schäuble, qu’à gauche : Dominique Strauss-Kahn, François Hollande, Johan Van De Lanotte (président du PS flamand), Joschka Fischer, ou Günter Verheugen.

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« Les enjeux pour l’Europe de la création d’un Avant-garde », H. de Grossouvre, article en avant première à paraître en anglais et italien en janvier 2006 dans « The Federalist ».

Commentaires

Tout à fait d'accord avec la fusion politique totale du noyau franco-allemand, mais pas avec la russophilie de principe qui va avec. On ne peut pas allier des démocraties avec un Etat en voie de fascisation accélérée. Outre une question de morale, c'est faire courir un risque d'échec au projet à l'intérieur même du noyau carolingien et lui assurer une opposition frontale de tous les pays d'Europe centrale.
La situation géographique de la Russie lui impose quasiment une alliance avec l'Europe, donc inutile de se focaliser sur elle et de l'encourager dans des rêves néo-tsaristes de partage du continent avec une nouvelle super-puissance de l'Ouest.

Comme avec les Etats-Unis : eux, c'est eux. Nous, c'est nous. Pour vaincre intellectuellement l'atlantisme bélant des trois-quarts des Etats européens, il faut avoir un projet politique sans ambiguïté. Il me semble cela exclut de se rapprocher de la Russie au-delà d'un certain seuil. De ce point de vue, Angela Merkel a raison. L'Europe d'abord, les alliances plus tard.

Écrit par : Pilum | 27 novembre 2005

Le noyau dur doit en tout cas se faire sans les Anglais. C'est la seule façon d'avancer vraiment. Le problème est que leur diplomatie est excellente pour saboter ce genre d'initiative. Normal, ils ont quand même plus de 2 siècles de pratique pour diviser l'Europe continentale.

Écrit par : Jean-Baptiste Rudelle | 04 décembre 2005

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