Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26 octobre 2005

Chirac pour les groupes Pionniers dans 26 quotidiens européens

Le président Jacques Chirac a publié, à la veille du sommet de Hampton Court, dans 26 quotidiens européens une tribune en faveur de la mise en place d'Avant-gardes et de groupes pionniers. Le débat et le projet de publication du Forum Carolus lancé, il y a quelques mois, a ainsi été programmé exactement au bon moment. Jacques Chirac écrit notamment:

"Sous présidence autrichienne, nous allons faire le point sur l'état du processus de ratification du traité constitutionnel dans l'ensemble des pays de l'Union. La France souhaite préparer cette échéance avec ses partenaires, et notamment le nouveau gouvernement allemand. En parallèle, nous pourrions réfléchir à l'amélioration du fonctionnement des institutions dans le cadre des traités existants, notamment dans les domaines de la gouvernance économique, de la sécurité intérieure et de l'action extérieure et de défense de l'Union. Dans le même esprit, si la France récuse l'idée d'un directoire – car l'Union a besoin de tous et doit respecter chacun –, je pense qu'il faut absolument permettre aux Etats qui veulent agir ensemble, en complément des politiques communes, de le faire. Ces groupes pionniers, pour lesquels j'ai présenté des propositions dès 2000, doivent pouvoir se constituer autour de tous les pays qui en ont la volonté et les moyens, et rester ouverts à tous ceux qui sont prêts à les rejoindre. C'est ce que nous avons fait avec la monnaie unique, la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen ou certaines initiatives de défense. Dans cette perspective, les membres de la zone euro ont vocation à approfondir leur intégration politique, économique et sociale."

 

Source: Le Figaro, Lire l'article entier...

 

FAZ: "Chirac: die EU darf keine Handelszone werden"., Financial Times: "Europe needs Strength and Solidarity". Corriere della Sera: "Un pacchetto di mischia per guidare l'Unione" ; Népszabadság Online: Erő és szolidaritás - válasz az európaiaknak

 

"Frankreich und Deutschland hätten grosse Programme in der Biotechnologie, Informationstechnologie und Nanotechnologie angestossen. Er schlage vor, diese auf ganz Europa auszudehnen. Mit Hilfe der Europäischen Investitionsbank sollten die gemeinschaftlichen Forschungskapazitäten verdoppelt werden". (FAZ)

19 octobre 2005

La Magistrale: colonne vertébrale de l'Avant-garde

Le prolongement jusqu'à Budapest de la ligne ferroviaire à grande vitesse Paris-Strasbourg (TGV en service en juin 2007 avec 50 dessertes par jour) sera la colonne vertébrale de notre Avant-garde de six pays reliant le coeur de l'Europe des pays fondateurs de l'Union à l'Europe danubienne. Cette ligne reliera Paris-Strasbourg-Munich-Vienne-Budapest et a été baptisée la Magistrale.  Comme notre projet d'Avant-garde de six pays, cette ligne rapelle et renforce le lien culturel et historique entre l'Espace rhénan et l'Europe centrale mais sert surtout de démultiplicateur au développement économique futur des pays concernés. Le TGV Rhin-Rhône, quant à lui, sera en service en 2011. Le pendant fluvial de cette ligne ferroviaire Paris-Budapest est le réseau Rhin-Rhône-Danube. Depuis le moyen-age les transports fluviaux et terrestres sont vitaux pour l'économie de l'Europe continentale. La mesure du potentiel de développement économique rendu possible par la réunification de notre continent depuis la chute du mur sera réellement prise par des projets d'infrastructure de cette envergure. On se souviendra que Charlemagne avait planifié une optimisation du transport fluvial sur l'intérieur du continent...

Henri de Grossouvre

Voir aussi: L'Union Européenne des Chambres de Commerce et d'Industrie Rhin, Rhône, Danube, Alpes.

17 octobre 2005

Visite officielle du 1er Ministre hongrois en France

Un peu plus d'un an après son arrivée à la tête du gouvernement, le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany s'est rendu le 13 octobre en visite officielle en France. Le chef du gouvernement hongrois était accompagné d'une importante délégation ministérielle composée des ministres des Affaires étrangères, de l'Economie, des Affaires européennes et des secrétaires d'Etat aux Affaires internationales et de sécurité, à l'Informatique et aux Télécommunications (Lire la suite dans "Le Petit journal de Budapest", 14 octobre).

"Nous avons la même vision de l'Europe" a déclaré Jacques Chirac en se félicitant de la qualité des relations entre la France et la Hongrie.

14 octobre 2005

Alternative au NON à Strasbourg


Par H. de Grossouvre, article paru dans "Le Figaro" du 15 juin 2005 :

Après les non de deux pays fondateurs de l’Union et la suspension du référendum britannique, le Think Tank* créé en octobre 2004 à Strasbourg travaille sur des alternatives opérationnelles à la relance de l’Europe politique. L’ambition politique initiale des six pays fondateurs fut de moins en moins partagée lors des adhésions successives. Des considérations essentiellement économiques ont motivé les adhésions des îles britanniques et du Danemark, puis celles des pays du sud de l’Europe, et enfin celles des pays d’Europe centrale. L’AELE et le Conseil nordique n’ayant pu devenir de véritables alternatives, la plupart des pays membres de ces organisations ont adhéré contraints et forcés. Seule l’adhésion de l’Autriche fait exception, cette dernière ayant toujours manifesté sa volonté de participer aussi à la construction politique européenne. La fuite en avant dans un élargissement sans fin critiquée récemment par W. Schäuble (Le Point) a atteint ses limites. Les citoyens des pays européens veulent savoir où va la construction européenne et quelles en seront ses frontières.  Du lendemain de la guerre à la chute du mur, la construction européenne n’était qu’une partie du grand jeu de la guerre froide. Depuis 1945, pour la première fois de leur histoire, les pays européens ne sont plus acteurs des relations internationales. Or un nouveau monde est né avec la fin de la Russie soviétique et la réunification de l’Europe. Une page est définitivement tournée et les pays européens se trouvent aujourd’hui à la croisée des chemins : soit ils existent politiquement et sont à même de maîtriser leurs intérêts vitaux, soit ils demeurent une province de l’ensemble atlantique.
Seule une relance politique par un petit groupe de pays, qu’on l’appelle groupe de pays pionniers, noyau dur, avant-garde, Europe à géométrie variable, peut aujourd’hui permettre de relancer la construction politique européenne. Karl Lamers a récemment proposé une relance politique par un noyau dur à partir de la défense européenne (Le Figaro, 31 mai). Une Europe politique ne peut assurément exister sans défense commune. Seules la France et l’Allemagne sont à même de former un noyau dur opérationnel, et à droite comme à gauche, les partisans de cette forme de relance l’ont régulièrement rappelé (Lamy/Verheugen, Lamers/Schäuble, Strauss-Kahn, Bourlanges, Villepin…). « Si, un jour, il y a un vrai risque de dilution, la bonne réponse, parce que c'est la seule version possible du "noyau dur", c'est une fédération franco-allemande . » (P. Lamy, Le Monde 31 mars 2005). Or, depuis la réunification allemande la coopération entre Paris et Berlin fonctionne mal et nos partenaires considèrent ce tandem avec suspicion. Il nous faut donner des gages d’ouverture aux petits pays et surtout à l’Europe centrale.
Nous proposons la création d’une fédération qui comprendrait la France, l’Allemagne et trois petits pays : la Belgique, le Luxembourg et la Hongrie. Nous avons d’ores et déjà chargé des experts de travailler sur les formes politique, économique, et institutionnelle que pourrait prendre une telle fédération. Après le conseil européen de décembre 2003 et l’échec partiel de la CIG sur le projet de traité constitutionnel, Peter Medgyessy, chef du gouvernement hongrois, a rencontré le président français. A la suite de cette rencontre, le ministre des affaires étrangères hongrois, Laszlo Kovacs et le premier ministre, Peter Medgyessy, ont déclaré au cours d’une conférence de presse que la Hongrie souhaitait faire partie de cette avant-garde politique européenne. Strasbourg, de par sa situation géographique et à partir des institutions et organisations qu’elle abrite, a vocation à devenir le centre de décision politique de ce noyau dur et le point de convergence des experts et des débats sur l’Europe stratégique. Strasbourg est très bien placée pour accueillir la future autorité de surveillance du programme Galileo. Comme la Belgique et le Luxembourg, l’Alsace est riche de sa double culture française et germanique. Historiquement, culturellement, et économiquement, l’Alsace appartient déjà à l’Europe centrale. Un Slovène, un Viennois, un habitant de Cracovie ou de Budapest se sent chez lui à Strasbourg.
La logique de l’élargissement sans fin mène à une Europe Marché, une vaste zone de libre échange sans poids politique. En revanche une relance politique par un groupe de pays pionniers laissant la porte ouverte aux pays de l’Union souhaitant les rejoindre, mène à une Europe Puissance, donc une Europe capable de peser dans un monde redevenu multipolaire, une Europe à même de discuter avec la Chine, l’Inde, et les Etats-Unis, et enfin une Europe où la concurrence ne prime pas sur la solidarité. Paradoxalement, tant la situation intérieure française que la situation internationale y sont propices. La Russie et la Turquie se rencontrent au Kremlin du 8 au 10 juin sur l’Asie centrale. Fin juin les chefs d’Etats et de gouvernement de Russie, d’Inde et de Chine se rencontrent au lac Baïkal. Des accords énergétiques sont en discussion entre l’Iran, la Chine, et l’Inde : il est question de la construction d’un oléoduc et d’un gazoduc allant d’Iran en Chine, en passant par le Pakistan puis l’Inde. C’est à dire qu’à l’Est de l’Union, les principales puissances européennes et asiatiques préparent leur autonomie stratégique, ont des intérêts communs avec l’Europe et sont prêtes à favoriser l’émergence d’une Europe politique forte. Sur le plan intérieur, le nouveau premier ministre, D. de Villepin, a été en 2003, après la réélection surprise de G. Schroeder, l’homme de la relance de la coopération franco-allemande (compromis avec l’Allemagne sur la PAC…). Il a surtout été le plus actif promoteur d’une Union franco-allemande comme base ouverte d’un noyau dur européen capable de devenir le moteur politique de toute l’Europe (Le Monde, 13 nov. 2003).
En juillet, la Grande-Bretagne prendra la présidence de l’Union. Nous aurons besoin de cette période pour réfléchir aux modalités de la relance politique. Après ces six mois, l’Autriche succèdera aux Britanniques ; gageons que si nos cinq pays donnaient corps à leur projet, l’Autriche ne s’opposerait pas à cette initiative. L’Autriche compléterait d’ailleurs avantageusement notre avant-garde en lui donnant une continuité territoriale.


* Henri de Grossouvre est directeur du Forum Carolus (Strasbourg)

Photo d'Henri de Grossouvre prise par Alain Kaiser

13 octobre 2005

L’avant-garde comme nécessité et opportunité

Par Hajnalka VINCZE

L’ Europe intégrée où il n’y aurait pas de politique, se mettrait alors à dépendre de quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une. (Charles de Gaulle, 1961)

Il y a une seule question qui vaille dans l’état actuel de l’Union européenne. C’est de savoir si cette crise est enfin « la » crise. La réponse dépend uniquement de la volonté politique des dirigeants des Etats membres, au premier chef desquels la France et l’Allemagne.

La souffrance est le résultat non pas du, mais des élargissements. Les chefs d’Etat et de gouvernement des Six, en 1969 à la Haye, avaient beau dire ne pas marquer leur accord pour l’ouverture des négociations d’adhésion que « pour autant que les Etats candidats acceptent les traités et leurs finalité politiques ». Or, il est plus qu’évident que déjà au tout premier élargissement certains des nouveaux Etats membres ne manifestaient guère d'intérêt pour la dimension politique de la construction européenne. Mais le véritable problème est le résultat de la négligence des aspects organisationnels par les Quinze. Il ne s’agit pas des bricolages institutionnels, mais de la gestion structurelle de la diversité, pour ne pas dire antagonisme, des visions politiques.

Néanmoins la différenciation gagne du terrain à l’intérieur de l’Union européenne. Car la gestion du nombre et de l’hétérogénéité croissants des Etats membres de l’UE rend inéluctable l’organisation de la soi-disant géométrie variable. En effet, le regroupement en différents cercles est l’unique solution pour consolider nos acquis et poursuivre le processus d’intégration. Ceci pour des raisons à la fois techniques (les réunions du Conseil à 25, autour d’une table longue comme le quart d’un terrain de foot, rappellent « les conférences de paix soviétiques » comme l’a remarqué l’observateur britannique Timothy Garton Ash) et surtout politiques (les divergences des ambitions des Etats membres quant au contenu et aux finalités du projet européen).

En effet, un document précieux fut soumis à la Commission, au printemps 2004, par un groupe de personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn, travaillant sur la demande de Romano Prodi pour élaborer « un projet durable » pour l’Europe. Le titre en dit déjà long : « Construire l’Europe politique ». Le message est, lui aussi, très clair : la cause de nos misères d’aujourd’hui se trouve dans le fait que rien ne défend et ne représente politiquement notre modèle économique, social, culturel européen. Leur conclusion est tout aussi limpide : « Certains Etats membres ne pourront pas satisfaire avant longtemps aux sacrifices de souveraineté qu’entraîne la construction de l’Union politique. D’autres ne le souhaiteront pas. Dès lors l’existence d’un ensemble plus intégré peut difficilement être écarté. Il faut inscrire le territoire de l’Union dans des ensembles concentriques : un ensemble plus intégré politiquement, ouvert à tous ; un ensemble proche de l’Union européenne actuelle, ayant vocation à s’élargir ; un ensemble affilié plus large réunissant les pays pouvant avoir vocation à l’adhésion autour d’une solidarité économique, financière et sociale. » Sur le long terme, tous les scénarios mènent à la mise en place de cette avant-garde.

A ce propos, il était particulièrement amusant de voir l’attitude de Jacques Delors et de Valéry Giscard d’Estaing au sujet du traité dit « constitutionnel ». Les deux se sont clairement prononcés en faveur de la ratification du traité. Or, on peut facilement deviner que ce n’est que parce qu’ils savent pertinemment que celui-ci ne signifie strictement rien. Sans entrer dans les multiples détails qui relativisent l’importance du texte, on s’en tiendra à l’essentiel. Delors et Giscard ont, par le passé, maintes fois affirmé que les ambitions réalistes de l’Europe élargie se situent quelque part vers l’Acte unique adopté au milieu des années 1980. C’est-à-dire quatre traités avant ce dernier. Et ils ont raison. Pour ce qui est de la mise en place d’une avant-garde capable de poursuivre les finalités de la vision des Pères fondateurs et d’établir les conditions de l’action politique, la question n’est pas de savoir « si » mais « quand ».

L’état actuel de l’Union ne fait qu’y ajouter l’argument de l’urgence. Notamment à cause du rapport de l’opinion public à l’Union européenne : le soi-disant déficit démocratique qui n’est rien d’autre qu’un déficit politique. Qui pourrait sérieusement imaginer un instant qu’une Europe trahissant ses finalités originelles, prête à abandonner son propre modèle, renonçant à son autonomie stratégique puisse jamais mobiliser les citoyens ? La seule réponse réside dans le lancement d'une avant-garde : un noyau dur défendant tous les aspects clés de la souveraineté européenne et capable d’entraîner, à terme, le reste des Etats-membres sur ce chemin.

L’approche française est révélatrice à cet égard. Au fond de la politique européenne de la France, on trouve la séparation « en deux projets » envisagée par Giscard et par Delors. C’est la seule manière de résoudre la contradiction qui paralyse Paris depuis longtemps (bien avant ce dernier élargissement à 25). Notamment le fait que d’une part le degré d’intégration actuel est insuffisant pour mettre en œuvre la vision d’Europe-puissance (la transformation de l’Europe en un acteur international autonome, à part entière) ; tandis que tout approfondissement de l’intégration au niveau du pan-Union (à 15, à 25 ou plus) entraînerait automatiquement la mise en minorité de cette même vision d’Europe-puissance.

La seule solution est de séparer le « vouloir vivre ensemble » et le « vouloir agir ensemble ». En d’autres termes : la distinction, sur la base de la volonté politique des participants, des éléments passifs et actifs de la relation aux monde extérieur. L’Europe-espace est en soi – en tant que « laboratoire de la gestion des interdépendances » pour reprendre la définition de Delors – un modèle pour d’autres intégrations régionales. Néanmoins, pour que des rapports de force plus équilibrés se mettent en place au niveau global – la condition sine qua non d’un véritable multilatéralisme – il faut que l’Europe-puissance apparaisse et joue un rôle actif.

Or, il est évident que l’Union d’aujourd’hui va contre-courant : on s’applique à forcer des approfondissements au niveau de la grande Europe. Dans ces circonstances, il faut maximiser les opportunités dans ce cadre et surtout promouvoir des projets concrets sur base de flexibilité. Et ne pas insister sur un quelconque approfondissement à 25, 30, 40 qui conduirait à une érosion de la souveraineté (transfert de celle des Etats membres vers un collectif européen qui n’est ni disposé ni capable de la défendre). En sachant pertinemment que sous la pression des événements la séparation des deux projets Europe-puissance et Europe-espace deviendra, tôt ou tard, inévitable. Comme l’avait remarqué l’inventeur du projet européen, Jean Monnet : « Il n’y a pas d’idées prématurées, il y a des moments opportuns qu’il faut savoir attendre. »

Hajnalka VINCZE (English version: European avant-garde as both a necessity and an opportunity)

L’article est une compilation basée sur plusieurs papiers de l’auteur:
http://hajnalka-vincze.com/Publications/21
http://hajnalka-vincze.com/Publications/26
http://hajnalka-vincze.com/Publications/27
http://hajnalka-vincze.com/Publications/94

Uniós előőrs Magyarországgal?

Magyarország is helyet kapna az EU élcsapatában a Forum Carolus elnevezésű, strassburgi székhelyű "think tank" szerint.

A szellemi műhely - amelynek fő sajátossága, hogy az Európa jövőjét érintő legkényesebb, általában tabunak számító kérdésekkel foglalkozik - François Loos francia iparügyi miniszter elnöklete alatt működik.

Az elzászi francia-német határvidék légkörében dolgozó szakemberek véleménye szerint a politikai Európa nem tévesztendő össze a huszonötös unióval. A stratégiai célkitűzések követésére és konkrét projektek megvalósítására leginkább szűk körben, a Párizs-Berlin páros köré szerveződő előőrs keretei között nyílhat lehetőség - vélik.

Ezt a nézetet vallják egyébként olyan politikusok is, mint Edouard Balladur, Alain Juppé és Laurent Fabius volt francia miniszterelnökök, mostani utódjuk Dominique de Villepin, a német CDU egyik vezéralakjának számító Karl Lamers, vagy éppen a brüsszeli Bizottság alelnökeként ténykedő Günther Verheugen és egykori kollegája, az azóta a Világkereskedelmi Szervezet igazgatójává kinevezett Pascal Lamy.

Henri de Grossouvre, a Forum Carolus vezetője 2006-ban az előőrs-koncepció részletes kidolgozását tartalmazó kötet megjelentetését tervezi. Ebben két tanulmány erejéig közreműködik a Népszabadság Online-on rendszeresen publikáló vezetője 2006-ban az előőrs-koncepció részletes kidolgozását tartalmazó kötet megjelentetését tervezi. Ebben két tanulmány erejéig közreműködik a Népszabadság Online-on rendszeresen publikáló Vincze Hajnalka biztonságpolitikai kutató is.

Népszabadság Online

D. Strauss-Kahn sur le noyau dur

Juin 2004 (...) Vous voyez une Union européenne qui s'élargie encore beaucoup plus mais sans s'intégrer trop, le tout dirigé par un noyau dur beaucoup plus restreint...

Dominique Strauss-Kahn: L'ensemble " affilié " large a voca tion à s'intégrer beaucoup en termes économiques, sociaux démographiques, mais pas obligatoirement en termes politiques. Pour l'ensemble plus intégré [le noyau dur], ce que je voulais récuser c'est qu'il dirige l'ensemble " affilié ". Il faudrait qu'il se dirige lui-même, c'est-à-dire qu'il soit effectivement politiquement plus intégré. Cela n'implique pas qu'il ait une quelconque prépondérance sur le reste.

Vous semblez avoir une opinion différente de l'opinion qui me semble être majoritaire en France : ralentir l'élargissement de l'UE pour préserver son degré d'intégration.

DSK: Je crois que les deux vont de paire. Il n'y a pas d'intégration de l'Union européenne s'il n'y a pas de survie de l'Union européenne. Et je crois qu'il n'y a pas de survie d'ici 20 ou 30 ans pour l'UE, sauf formellement peut-être, si nous ne sommes pas capables d'anticiper les grands problèmes qui sont ceux, que nous allons rencontrer. Ces grands problèmes, quels sont-ils ? Il s'agit du développement des pôles que j'évoquais tout à l'heure, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de la domination américaine en matière économique et en matière militaire, de la pression démographique des pays d'émigration qui pèse sur nous, de la rencontre que nous vivons entre le christianisme et l'islam : c'est bien en Europe que ça se passe et ces problèmes là, si nous faisons seulement semblant de les traiter, il n'y aura pas d'Europe. Donc il n'y a pas de contradiction entre vouloir plus d'intégration et vouloir plus d'élargissement.

Source: www.euractiv.com

Lamers: Pour une Avant-garde de la Défense

 

Au lendemain du Non français, Karl LAMERS, l'initiateur en 1994 avec Wolfgang Schäuble du concept de noyau dur, repris par diverses personalités de droite et de gauche, s'est prononcé pour une Avant-garde européenne batie sur la défense européenne: "L'Europe de la défense en priorité" (Le Figaro, 31 mai 2005), "Il n'y a pas d'alternative si l'Europe veut garder sa place dans le monde. C'est pourquoi les responsables français ne doivent pas se détourner de cette politique, mais au contraire la poursuivre avec détemination. C'est le seul moyen si l'on veut prendre en compte les peurs des citoyens qui craignent le dumping social et le chômage. Il faut, en un mot, que l'Europe redevienne synonyme d'espoir". (...)

"La perspective d'un élargissement sans limite de l'Union européenne, et en particulier à la Turquie, a renforcé ces angoisses. Nos citoyens se sentent d'une certaine manière étrangers à la nouvelle Europe élargie. A ce stade précis, les deux concepts fondamentaux de l'élargissement et de l'appronfondissement se sont révélés incompatibles". (...) "Il faudra prendre une initiative au niveau des Etats membres qui se sentent les plus proches les uns des autres, et donc en particulier la France et l'Allemagne, pour créer une Union plus étroite." (...) "Pourquoi ne serait il pas possible, en 2005, de prendre le chemin inverse: nous concentrer sur la perspective d'une défense européenne pour faire redémarrer le processus d'intégration".

Cette approche est aussi celle du Forum Carolus, la défense occupera une place centrale dans notre livre sur l'Avant-garde à paraître en 2006.

Forum Carolus, Strasbourg, le 13 octobre 2005

 

 

Six pays pour une Avant-garde

Alternative au Non: la proposition du Forum Carolus

Le Forum Carolus travaille sur les modalités de fonctionnement d’une Avant-Garde composée de six pays:  la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Hongrie et l’Autriche. Ce projet est destiné à relancer la construction politique européenne et reste ouvert aux pays souhaitant se joindre à cette initiative. Une base franco-allemande est seule réellement crédible pour les projets de relance politique européenne par une Avant-Garde. La Belgique et le Luxembourg, de par leur position et leur double culture s’intègrent naturellement au tandem franco-allemand. La Hongrie, lors d’une conférence de presse en marge d’un sommet européen en 2003, par la voix de son premier ministre, Peter Medgyessy, et de son ministre des affaires étrangères (Laszlo Kovacs, aujourd'hui Commissaire européen), a pris officiellement position pour affirmer sa volonté de participer à une telle Avant-Garde. A côté de l’Allemagne et de la France, quatre plus petits pays de l’Union, deux à l’ouest et deux en Europe centrale, équilibrent ces pays pionniers. La Hongrie et l’Autriche abordent officiellement et systématiquement conjointement les questions liées à l’Europe centrale. Vienne et Budapest, tout en assurant une continuité territoriale ouvrent l’Avant-garde sur l’Europe centrale et orientale. Strasbourg, au coeur de ce projet, et en complémentarité avec les autres villes abritant des organisations européennes, propose un ambitieux renouvellement d’un projet puisant dans les ambitions des pères fondateurs tout en constituant un pont culturel et économique vers l’Europe centrale.

Les modalités pratiques, institutionnelles, économiques, et politiques de cette Avant-garde de six pays seront présentées dans un livre publié en 2006 par le Forum Carolus. Des personalités et des experts issus des six pays et venant d'horizons politiques très différents participeront à cet ouvrage. Des débats sur ce sujet seront également organisés à Strasbourg, Vienne, et Budapest lors de la sortie de ce livre.

Forum Carolus, le 13 octobre 2005

 

E. Balladur: pour une Europe à plusieurs vitesses

Edouard Balladur, chef de la Commission affaire étrangère du Sénat est pour une Europe à plusieurs vitesses.  Lubomir Zaoralek, président de la chambre tchèque est contre...

 

Lors de sa récente visite en France, le président de la Chambre des députés tchèque Lubomir Zaoralek s'est entretenu avec des hommes politiques français, dont M. Edouard Balladur, chef de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Le concept controversé de l'Europe à deux ou plusieurs vitesses a été l'un des principaux sujets abordés.
Lubomir Zaoralek refuse non seulement le concept selon lequel un groupe de pays jouerait un rôle plus important que les autres membres de l'Union, mais il se montre également réticent à l'idée d'une Europe à plusieurs vitesses. D'après cette idée défendue, par exemple, par Edouard Balladur, certains pays membres pourraient progresser plus rapidement que d'autres sur la voie de l'intégration européenne.
Lu sur Relatio
En 1994, le premier ministre Edouard BALLADUR avait été l'initiateur du concept de noyau dur qu'il avait défendu publiquement, cette idée avait été reprise la même année par les chrétiens-démocrates allemands Lamers et Schäuble.

12 octobre 2005

Alain JUPPE se prononce pour une Avant-garde européenne

Alain JUPPE se prononce sur son blog pour une Avant-garde européenne. Déjà, de nombreux hommes politiques européens, de droite comme de gauche (Pascal Lamy, Dominqiue Strauss-Kahn, Dominique de Villepin, Karl Lamers, Wolfgang Schauble...), ont pris position pour l'approfondissement de l'Europe politique, seule alternative à la logique de l'élargissement sans fin synonyme d'Europe Marché sans poids politique.

"L'Union européenne qui va se bâtir à 30 ou 40 (car après la Turquie viendra l'Ukraine et ainsi de suite) n'aura plus grand chose à voir avec le "rêve" - partagé par beaucoup d'entre nous - d'une Europe politique capable d'affirmer ses positions sur la scène internationale, dans un esprit de partenariat mais d'indépendance. Il suffit, pour s'en convaincre, de voir l'énergie que la Grande-Bretagne a déployée pour parvenir à ce résultat, avec le soutien actif de l'Administration Bush.
Le moment est donc venu, me semble-t-il, de rassembler ceux qui, dans l'Union, ne renoncent pas et veulent aller plus loin dans l'édification de cette Fédération d'Etats-Nations qui constituait le projet politique intimement lié avec le projet de Constitution. La zone Euro peut-elle servir de socle à cette Europe politique? Je ne sous-estime pas la très grande difficulté d'une telle entreprise. Mais fait-il renoncer à se poser les bonnes questions parce qu'elles sont difficiles?"  A. JUPPE,
Lire la suite

Hongrie-France/Europe : Visite officielle

Le Premier ministre de la République de Hongrie, M. Ferenc Gyurcsany, effectuera une visite officielle en France le 13 octobre prochain. Il sera accompagné d'une délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères, M. Ferenc Somogyi, le ministre de l'Economie et des Transports, M. Janos Koka, ainsi que le ministre chargé des Affaires européennes, M. Etele Barath, et les secrétaires d'Etat aux Affaires internationales et de Sécurité, M. Vilmos Szabo, et à l'Informatique et aux Télécommunications, M. Gyorgy Csepeli.

Le Premier ministre hongrois, dont c'est le premier déplacement à Paris depuis son arrivée à la tête du gouvernement magyar, sera reçu par le président de la République pour une audience suivie d'un déjeuner. Par ailleurs, M. Ferenc Guyrcsany signera avec le Premier ministre, M. de Villepin, une ''Déclaration d'intention relative à la coopération franco-hongroise en matière de pôles de compétitivité''. M. Gyurcsany s'exprimera également devant le MEDEF. M. Somogyi, de son côté, s'entretiendra avec le ministre des Affaires étrangères. Les entretiens porteront en particulier sur les principaux thèmes de l'actualité européenne et internationale, avant le Sommet européen informel de Hampton Court et sur l'intensification de notre coopération bilatérale et régionale.

S'agissant des pôles de compétitivité, la Hongrie a une expérience proche de celle de la France dans ce domaine, d'où l'intérêt de nouer des partenariats entre pôles de compétitivité dont les spécialités, dans des domaines d'excellence, sont identiques. C'est ce qui se fait, par exemple, en matière agricole et agronomique, entre les pôles de Szeged et d'Amiens.

Source: Extrait du point de presse du porte parole du Quai d'Orsay du 12 octobre.

 

De defensa sur le noyau dur...

Pas de Plan B, voire...

(...) Frattini ne donne qu’une indication générale. Il nous dit que l’on chercherait un “plan B”, donc qu’il peut y en avoir, — mais il ne nous dit pas qu’il y en a ou qu’on y travaille de façon très précise. C’est sur ce dernier point que nous apportons des précisions, venues de sources diplomatiques en contact constant avec la diplomatie allemande. Ces précisions nous disent qu’il y aurait d’ores et déjà une grande activité sur le thème d’un “plan B” et que le chancelier Schröder s’y active.

Ces sources indiquent qu’ « en cas de victoire du “non” en France, le chancelier Schröder pourrait proposer une formule pour la formation d’un “noyau dur” européen, éventuellement en-dehors ou à côté des structures formelles de l’UE. » Il s’agirait de tourner autour de la formule du “sommet de Tervueren” (avril 2003, réunion dans la banlieue de Bruxelles des Français, des Allemands, des Belges et des Luxembourgeois pour faire avancer la défense européenne), peut-être en y ajoutant les Espagnols de Zapatero. Ces mêmes sources s’interrogent sur la France à ce propos, puisque son “non” pourrait être perçu comme anti-européen, — mais cette interrogation nous semble purement formelle bien entendu. La France participerait évidemment à une telle initiative.

Ces mêmes sources signalent que les Allemands ont évolué d’une manière fondamentale du point de vue de la sécurité. « Pour la sécurité européenne, ils placent désormais l’Europe en première place comme cadre d’organisation, et l’OTAN en seconde place. Jusqu’ici, la formule était inversée, avec l’OTAN en première place. » Précision capitale : cette évolution n’est pas le fait du seul gouvernement et de la gauche allemande. L’opposition démocrate-chrétienne y souscrit, ce qui reflète une évolution générale de ces milieux de la droite allemande, qui prennent leurs distances de leur atlantisme traditionnel.

Une telle formule de la recherche d’un “noyau dur” européen a sans aucun doute la logique pour elle. La pire chose qui est arrivée à l’Europe ces dernières années, c’est l’élargissement, qui compromet définitivement tout projet sérieux d’intégration européenne, dans tous les cas dans quelques domaines importants et dans les schémas existants. Il est clair que l’opposition constatée en France à la Constitution européenne s’appuie en bonne part sur l’opposition à cette catastrophique initiative d’élargissement, dont l’effet ne cesse de s’aggraver avec les autres adhésions envisagées de façon chaotique.

Il est d’autre part certain que l’existence d’une alternative à la situation actuelle en cas de vote négatif français, surtout vers une formule de “noyau dur”, contribuerait, ou contribuera fortement à rendre le vote négatif beaucoup plus assuré. Lire le texte entier. 

Source: de defensa

Qui croit encore à un noyau dur?

Par Thomas Ferenczi

La perspective d'une Europe duale, partagée entre un centre solidement uni et une périphérie plus faiblement intégrée, n'est pas nouvelle. Elle a été défendue publiquement en 1994 par Edouard Balladur, alors premier ministre, développée la même année par deux dirigeants de la démocratie chrétienne allemande, Karl Lamers et Wolfgang Schäuble, relancée quelques années plus tard par Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, puis par Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères allemand, reprise ensuite largement dans le débat français, à droite comme à gauche. Jacques Chirac a parlé en 2000 de "groupe pionnier", tandis que plusieurs personnalités socialistes, dont Pascal Lamy, alors commissaire européen, et Dominique Strauss-Kahn, ont suggéré la création d'une "force ramassée" au cœur de la "solidarité continentale" , d'un "ensemble plus étroit à l'intérieur d'un autre" . La dimension de la grande Europe, expliquaient-ils, "ne se prête pas à l'action plus volontariste dont nous avons besoin". Source: Le Monde du 12 octobre, Lire la suite

11 octobre 2005

Séminaire international

Un séminaire international sur l'avant-garde européenne se tiendra à Strasbourg les 12 et 13 novembre 2005. Organisé par l'"Action Committee for a European Federal State" avec le support de la "Mario and Valeria Albertini Foundation", ce séminaire aura pour thème :

 "After the failure of the European Constitution, how to resume the project of a European Federation with a "Core of States" ?"

07 octobre 2005

Après le Non: présentation du débat

Le Forum Carolus, nouveau think tank européen à Strasbourg lance, en collaboration avec le Réseau Carolusle débat: "Après le non". Le Forum Carolus propose une relance politique par une Avant-garde de six pays européens: la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Hongrie et l'Autriche (voir: Alternative au non), mais nous souhaitons ouvrir le débat à toutes les alternatives envisageables et comptons sur vous pour nous aider à les recenser.

La Fondation Bertelsmann, par exemple, étudie ce qui pourrait être récupéré du traité constitutionnel. Son "Center for Applied Policy Research", CAP, écrit: "The considerable improvements made by the Constitution with regard to efficiency, democracy and transparency have note been called into question. The central features ougth to be preserved even if the ratification should fail."  (Source: "Treaty amending the Treaty of Nice", June 2005).

Bientôt, nous ouvrirons un autre débat sur le déficit budgétaire et le pacte de stabilité.

Forum Carolus, Strasbourg, le 11 octobre 2005