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26 octobre 2005

Chirac pour les groupes Pionniers dans 26 quotidiens européens

Le président Jacques Chirac a publié, à la veille du sommet de Hampton Court, dans 26 quotidiens européens une tribune en faveur de la mise en place d'Avant-gardes et de groupes pionniers. Le débat et le projet de publication du Forum Carolus lancé, il y a quelques mois, a ainsi été programmé exactement au bon moment. Jacques Chirac écrit notamment:

"Sous présidence autrichienne, nous allons faire le point sur l'état du processus de ratification du traité constitutionnel dans l'ensemble des pays de l'Union. La France souhaite préparer cette échéance avec ses partenaires, et notamment le nouveau gouvernement allemand. En parallèle, nous pourrions réfléchir à l'amélioration du fonctionnement des institutions dans le cadre des traités existants, notamment dans les domaines de la gouvernance économique, de la sécurité intérieure et de l'action extérieure et de défense de l'Union. Dans le même esprit, si la France récuse l'idée d'un directoire – car l'Union a besoin de tous et doit respecter chacun –, je pense qu'il faut absolument permettre aux Etats qui veulent agir ensemble, en complément des politiques communes, de le faire. Ces groupes pionniers, pour lesquels j'ai présenté des propositions dès 2000, doivent pouvoir se constituer autour de tous les pays qui en ont la volonté et les moyens, et rester ouverts à tous ceux qui sont prêts à les rejoindre. C'est ce que nous avons fait avec la monnaie unique, la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen ou certaines initiatives de défense. Dans cette perspective, les membres de la zone euro ont vocation à approfondir leur intégration politique, économique et sociale."

 

Source: Le Figaro, Lire l'article entier...

 

FAZ: "Chirac: die EU darf keine Handelszone werden"., Financial Times: "Europe needs Strength and Solidarity". Corriere della Sera: "Un pacchetto di mischia per guidare l'Unione" ; Népszabadság Online: Erő és szolidaritás - válasz az európaiaknak

 

"Frankreich und Deutschland hätten grosse Programme in der Biotechnologie, Informationstechnologie und Nanotechnologie angestossen. Er schlage vor, diese auf ganz Europa auszudehnen. Mit Hilfe der Europäischen Investitionsbank sollten die gemeinschaftlichen Forschungskapazitäten verdoppelt werden". (FAZ)

Commentaires

A ce sujet voir l'article de "de defensa" : Hampton Court ou la tête ailleurs (ou Chirac et la relance de l’idée de “noyau dur”)
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2105

Écrit par : Rolling | 27 octobre 2005

Barroso ne veut pas des "groupes pionniers" de Chirac
[...]
Dans un sourire, Barroso admet qu'il aurait pu «signer» lui-même, la tribune publiée par Jacques Chirac. A l'exception, toutefois, du paragraphe relatif à la constitution de «groupes pionniers» d'Etats membres. Un remède, selon le chef de l'Etat, à la panne institutionnelle que connaît aujourd'hui l'Europe. Cette suggestion «doit être analysée avec prudence», répond Barroso. «Je comprends bien que certains pays (NDLR : les fondateurs principalement), proposent une telle contribution. Mais ils doivent le faire dans le cadre des institutions existantes et en s'efforçant de rallier l'ensemble de l'Union.»
[...]
http://www.lefigaro.fr/europe/20051027.FIG0059.html

Écrit par : Rolling | 28 octobre 2005

Günter Verheugene pense qu'il serrait "envisageable de former un noyau plus petit" :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=56479&provenance=europe&bloc=01
OU http://minilien.com/?QwhSCVNIJ0
(...)
Dans la Süddeutsche Zeitung, le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, montre une piste en s'interrogeant sur ce qui est sans aucun doute la question clé pour le futur de l'UE. "Quel niveau d'intégration souhaitons-nous ? Il est temps de mettre un terme à la lutte inepte entre partisans d'une fédération européenne et défenseurs d'une zone de libre-échange améliorée. Le modèle le plus susceptible de réussir n'est pas un super-Etat qui priverait les gens de leur identité, mais une association d'Etats qui exerceraient leur souveraineté en commun chaque fois qu'ils ne pourront pas le faire seuls. Bien entendu, nous avons besoin d'une Europe plus forte en matière de gestion des risques planétaires, mais nous pouvons nous permettre de lever le pied dans d'autres domaines. Nous ne sommes pas obligés d'avancer sur tous les sujets au même pas cadencé. Si nous nous retrouvions dans l'incapacité d'avancer à 27 ou plus, il serait tout à fait envisageable de former un noyau plus petit, à condition toutefois que celui-ci ne devienne pas un 'club à l'intérieur du club' et qu'il reste ouvert à tous", affirme-t-il.
(...)

Écrit par : Rolling | 29 octobre 2005

Quelle réponse après le NON ? Celle de MICHEL ROCARD mérite d'être entendue. Ce sera SUR EUROPEOS, le magazine de la rédaction européenne de France3: "L'Europe politique ou un rêve évanoui"?


« Rêve évanoui » : l’expression est de Michel Rocard…Coup de blues, résignation, pessimisme ? Le Non a assommé (« effondré ») l’ancien premier ministre qui est euro-député européen, très actif, depuis 1994. Comme il a assommé des artisans de l’Europe tel Jacques Delors. C’est toute l’Europe qui semble plongée dans le coma, comme dit Jean-Louis Bourlanges… Dans Européos, Michel Rocard s’explique : dialogue avec Daniel Riot sur l’Europe en crise.

Rocard croit toujours en l’Europe, « force gigantesque mais latente ». Comme il l’écrit dans le livre qu’il vient de publier (« Si la gauche savait », dialogue avec Georges-Marc Benamou, chez Robert Laffon), il pense toujours que « devant l’emballement fou et dangereux du capitalisme américain, il n’y a pas d’autres moyens de défense, à terme, et de promotion, et de promotion d’un modèle social humain que l’Europe. » Mais la victoire du Non au referendum en France, aux causes multiples, renforce l’idée « anglaise » de l’Europe. Une idée qui n’est pas « européenne » au sens « fédéraliste » du terme.

Plutôt que de « pleurer sur un espoir perdu », cette Europe politique, de la diplomatie, de la défense, « concentrons nos énergies sur l’énorme potentiel que représente ce qui a déjà été fait ». Avec une certitude, malgré « le mensonge stratégique des défenseurs du Non », qui avaient promis des « perspectives de négociation dans le bon sens »

Est-ce parce qu’il ne croit plus en une Europe « politique » qu’il est un partisan enthousiaste de l’adhésion de la Turquie ? Michel Rocard répond en réagissant à un reportage de Pascal Verdeau dans un petit village kurde et pauvre…

Michel Rocard réagit aussi à un reportage de Françoise Schöller sur l’un des trafics les plus ignobles : celui des nouveaux-nés enlevés en Ukraine. C’est une mission du Conseil de l’Europe qui mène l’enquête. La rédaction européenne de France3 l’a suivie. Un document qui confirme que seule une Europe plus politiquement unie est indispensable pour relever les défis d’une « globalisation » qui profite plus, en l’état, aux trafiquants en tous genres qu’aux gens qui travaillent. L’état de droit qui caractérise l’Europe n’est pas l’état de justice.

Michel Rocard sur Européos, c’est samedi 5 novembre à 11h 45 sur France3-Alsace.

Écrit par : daniel | 03 novembre 2005

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