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13 octobre 2005

D. Strauss-Kahn sur le noyau dur

Juin 2004 (...) Vous voyez une Union européenne qui s'élargie encore beaucoup plus mais sans s'intégrer trop, le tout dirigé par un noyau dur beaucoup plus restreint...

Dominique Strauss-Kahn: L'ensemble " affilié " large a voca tion à s'intégrer beaucoup en termes économiques, sociaux démographiques, mais pas obligatoirement en termes politiques. Pour l'ensemble plus intégré [le noyau dur], ce que je voulais récuser c'est qu'il dirige l'ensemble " affilié ". Il faudrait qu'il se dirige lui-même, c'est-à-dire qu'il soit effectivement politiquement plus intégré. Cela n'implique pas qu'il ait une quelconque prépondérance sur le reste.

Vous semblez avoir une opinion différente de l'opinion qui me semble être majoritaire en France : ralentir l'élargissement de l'UE pour préserver son degré d'intégration.

DSK: Je crois que les deux vont de paire. Il n'y a pas d'intégration de l'Union européenne s'il n'y a pas de survie de l'Union européenne. Et je crois qu'il n'y a pas de survie d'ici 20 ou 30 ans pour l'UE, sauf formellement peut-être, si nous ne sommes pas capables d'anticiper les grands problèmes qui sont ceux, que nous allons rencontrer. Ces grands problèmes, quels sont-ils ? Il s'agit du développement des pôles que j'évoquais tout à l'heure, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de la domination américaine en matière économique et en matière militaire, de la pression démographique des pays d'émigration qui pèse sur nous, de la rencontre que nous vivons entre le christianisme et l'islam : c'est bien en Europe que ça se passe et ces problèmes là, si nous faisons seulement semblant de les traiter, il n'y aura pas d'Europe. Donc il n'y a pas de contradiction entre vouloir plus d'intégration et vouloir plus d'élargissement.

Source: www.euractiv.com

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