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12 octobre 2005

Qui croit encore à un noyau dur?

Par Thomas Ferenczi

La perspective d'une Europe duale, partagée entre un centre solidement uni et une périphérie plus faiblement intégrée, n'est pas nouvelle. Elle a été défendue publiquement en 1994 par Edouard Balladur, alors premier ministre, développée la même année par deux dirigeants de la démocratie chrétienne allemande, Karl Lamers et Wolfgang Schäuble, relancée quelques années plus tard par Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, puis par Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères allemand, reprise ensuite largement dans le débat français, à droite comme à gauche. Jacques Chirac a parlé en 2000 de "groupe pionnier", tandis que plusieurs personnalités socialistes, dont Pascal Lamy, alors commissaire européen, et Dominique Strauss-Kahn, ont suggéré la création d'une "force ramassée" au cœur de la "solidarité continentale" , d'un "ensemble plus étroit à l'intérieur d'un autre" . La dimension de la grande Europe, expliquaient-ils, "ne se prête pas à l'action plus volontariste dont nous avons besoin". Source: Le Monde du 12 octobre, Lire la suite

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