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12 octobre 2005

De defensa sur le noyau dur...

Pas de Plan B, voire...

(...) Frattini ne donne qu’une indication générale. Il nous dit que l’on chercherait un “plan B”, donc qu’il peut y en avoir, — mais il ne nous dit pas qu’il y en a ou qu’on y travaille de façon très précise. C’est sur ce dernier point que nous apportons des précisions, venues de sources diplomatiques en contact constant avec la diplomatie allemande. Ces précisions nous disent qu’il y aurait d’ores et déjà une grande activité sur le thème d’un “plan B” et que le chancelier Schröder s’y active.

Ces sources indiquent qu’ « en cas de victoire du “non” en France, le chancelier Schröder pourrait proposer une formule pour la formation d’un “noyau dur” européen, éventuellement en-dehors ou à côté des structures formelles de l’UE. » Il s’agirait de tourner autour de la formule du “sommet de Tervueren” (avril 2003, réunion dans la banlieue de Bruxelles des Français, des Allemands, des Belges et des Luxembourgeois pour faire avancer la défense européenne), peut-être en y ajoutant les Espagnols de Zapatero. Ces mêmes sources s’interrogent sur la France à ce propos, puisque son “non” pourrait être perçu comme anti-européen, — mais cette interrogation nous semble purement formelle bien entendu. La France participerait évidemment à une telle initiative.

Ces mêmes sources signalent que les Allemands ont évolué d’une manière fondamentale du point de vue de la sécurité. « Pour la sécurité européenne, ils placent désormais l’Europe en première place comme cadre d’organisation, et l’OTAN en seconde place. Jusqu’ici, la formule était inversée, avec l’OTAN en première place. » Précision capitale : cette évolution n’est pas le fait du seul gouvernement et de la gauche allemande. L’opposition démocrate-chrétienne y souscrit, ce qui reflète une évolution générale de ces milieux de la droite allemande, qui prennent leurs distances de leur atlantisme traditionnel.

Une telle formule de la recherche d’un “noyau dur” européen a sans aucun doute la logique pour elle. La pire chose qui est arrivée à l’Europe ces dernières années, c’est l’élargissement, qui compromet définitivement tout projet sérieux d’intégration européenne, dans tous les cas dans quelques domaines importants et dans les schémas existants. Il est clair que l’opposition constatée en France à la Constitution européenne s’appuie en bonne part sur l’opposition à cette catastrophique initiative d’élargissement, dont l’effet ne cesse de s’aggraver avec les autres adhésions envisagées de façon chaotique.

Il est d’autre part certain que l’existence d’une alternative à la situation actuelle en cas de vote négatif français, surtout vers une formule de “noyau dur”, contribuerait, ou contribuera fortement à rendre le vote négatif beaucoup plus assuré. Lire le texte entier. 

Source: de defensa

Commentaires

De defensa revient, aujourd'hui 21 octobre, sur le "plan B" et le "noyau dur" : http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2086

Écrit par : Rolling | 21 octobre 2005

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