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11 juillet 2016

Après le Brexit: "Les peuples, l’impératrice et les roitelets"

 

Lettre helvète, de Gabriel Galice

Les éructations des Quatremer et autres kapos de l’empire n’y changeront rien : une fois encore, unGalice.jpg peuple dit NON à cette Europe-là. Les « salauds de pauvres », les « vieillards » et autres « ignares » se rebellent contre le désordre néolibéral (néo-capitaliste serait plus rigoureux) sous pavillon étasunien, dont l’UE est une variante. Les discours sur « les jeunes britanniques  pro-européens » omettent que 64% des 18-24 ans et 42% des 25-34 ans se sont abstenus, ce qui ramène les partisans effectifs du IN, pour chaque groupe d’âges, à 26% et 36%  http://www.les-crises.fr/brexit-l-arnaque-du-vote-des-jeunes Dans The Guardian, John Harris rencontre ce peuple de Collyhurst, que l’éligarchie pense comme une populace fourvoyée par des populistes : « If you’ve got money, you vote in, if you havn’t got money, you vote out. » http://www.theguardian.com/politics/commentisfree/2016/jun/24/divided-britain-brexit-money-class-inequality-westminster   Un peu de matérialisme remet les idées en place. Le parti travailliste laisse apparaître un double clivage : entre les élus et les militants et, au sein des militants, entre composante populaire et néo-bourgeoisie surreprésentée. http://www.theguardian.com/politics/2016/jan/20/labours-new-members-mostly-wealthy-city-dwellers-leaked-report Une partie des milieux populaires s’est, ici comme ailleurs, refugiée dans l’abstention ou dans le UK Independence Party puisque les partis ouvriers les ont abandonnés. Pour ne pas être aussi flou que nos détracteurs, précisons que le mot « Peuple » avec majuscule désigne le peuple politique, le Peuple-Nation, tandis que le « peuple » désigne l’ensemble des couches populaires, éligarchie exclue.

Les bobos de l’UE, les yuppies (Young Urban Professional), se congratulent ou se consolent à travers ce modèle qui leur va comme un gant. Même Obama s’en est mêlé, soulignant à l’envi la double allégeance du Royaume-Uni et de l’UE à l’hégémonie étasunienne.

Sans trop d’égards pour l’article 50 du Traité de Lisbonne stipulant que les Etats signifient leur retrait, les agités eurocrates pressent le Royaume-Uni de signifier son départ.

Angela Merkel  monte au créneau pour « convoquer » ses vassaux français et italiens, le Polonais Tusk, Président du Conseil européen, apportant un semblant de légitimité à l’impérial mandement. Le roitelet Hollande hoquette qu’il faut réformer l’Europe. Il l’avait déjà dit au moment de son élection, avant de nous faire avaler les grosses couleuvres de stabilisation financière et budgétaire présentées par l’impératrice Merkel, fidèle à son sacro-saint ordo-libéralisme, puis le projet de loi Khomry, impulsé par Bruxelles. Sur les quotas d’immigrés, Hollande fait le fier-à-bras, sur les questions économiques, il obtempère. Pour couronner le tout, on apprend que le camarade-commissaire européen Pierre  Mosovici écrit en anglais à son camarade-ministre  et néanmoins compatriote Michel Sapin. No comment. Dans son livre, L’Europe truquée, Claude Bourdet nous avait mis en garde, en 1977 déjà, contre le projet de domination germano-américaine.

Un peu d’histoire encore. Dans son journal, Kurt Riezler, conseiller du Chancelier Bethmann-Hollweg, écrivait le 18 avril 1915 : « Hier longuement déjeuné avec le Chancelier pour lui exposer ma nouvelle Europe, c’est-à-dire le camouflage de notre volonté de puissance. L’Empire centre-européen de la nation allemande... le système des imbrications, de règle dans les sociétés anonymes : l’Empire allemand, une SA dont la Prusse est l’actionnaire majoritaire ; (…) C’est pourquoi il faut une confédération d’Etats autour de l’Empire allemand…On n’a même pas besoin de parler d’annexion à la puissance centrale. L’idée européenne, si on la conduit jusqu’au bout, conduit à un tel résultat. » Bien vu, Kurt ! Évidemment, tous les Allemands ne furent ni ne sont impérialistes, ni même satisfaits du rôle d’impérialisme-relais. Le regretté Egon Bahr, l’artisan de l’Ostpolitik auprès de Willy Brandt, écrivait en 1998, dans son livre Deutsche Interessen : « Ce n’est pas d’un antiaméricanisme sot dont il est question, mais des sentiments non-américains de l’humanité qui n’est pas américaine, non de menées contre l’Amérique, mais de l’affirmation de conceptions propres faces à l’Amérique. » http://www.atlantico.fr/decryptage/schuman-monnet-fondateurs-europe-cia-circus-politicus-christophe-deloire-christophe-dubois-283741.html

 

On nous vend le vent de  la « position de gauche » (France, Italie) qui résisterait à la posture allemande, complaisante par principe aux conservateurs britanniques pressés d’attendre la mise en œuvre du Brexit. La position « progressiste » serait fédéraliste tandis que la posture germano-britannique serait bornée au marché. Ce trompe-l’œil dissimule la connivence sur le traité transatlantique, l’OTAN, les relations avec la Russie et autres alignements majeurs.

Les Eurocrates n’ont de cesse de vouloir nous faire prendre l’UE pour les Etats-Unis d’Europe rêvés par Victor Hugo, tout comme les communistes staliniens voulaient faire passer le socialisme réellement existant pour le communisme espéré par Marx ou les libéraux le néo-capitalisme actuel pour une prophétie d’Adam Smith.

La seule et vraie question à débattre n’est pas pour ou contre l’Europe mais QUELLE EUROPE ? POUR QUI ? Accessoirement : comment ? Avec qui ?

 

Gabriel Galice, président de l’Institut International des recherches sur la paix à Genève

Texte aimablement envoyé par l'auteur au Forum Carolus

01 février 2016

Le projet européen est il possible sans christianisme ? / 4 février 2016

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Laurent-Gregoire.jpgDe Charlemagne au projet européen de l'après seconde guerre mondiale l'Europe se définit essentiellement par le christianisme. L'Europe en crise se fait et se défait sans christianisme, son absence est elle l'origine de la crise? le christianisme pourrait il apporter des solutions à cette crise ? Avec notamment le chanoine François Geissler, délégué épiscopal aux affaires temporelles, le père Dimitri Shibaeff, le professeur Alexey Kozhemyakov (photo de droite, MGIMO et Haute Ecole des études doctorales de l'Eglise Orthodoxe russe),Koz - Copie.jpg Laurent Grégoire (photo de gauche) président du mouvement fédéraliste français et de l'Office Catholique d'Information et d'Initiative pour l'Europe (OCIPE), Gregor Puppinck directeur European Center for Law and Justice, Luc Bussière pasteur, Vincent Chevalier directeur de l'Institut Pere dimitri.jpgde l'Assomption à Colmar, Philippe Nuss / Paneurope Alsace, Anna Gichkina, Henri de Grossouvre... Sous le patronage d'Anne Sander, députée européenne.

De 14 à 19h à l'APE / Association parlementaire européenne, 76 allée de la Robertsau à Strasbourg. Avec un intermède musical entre les deux tables rondes et un apéritif à la fin du colloque.

Le programme détaillé

inscription sur la page facebook du Forum Carolus

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Anna Gichkina

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13 août 2015

Dernière publication Université de Genève / Forum Carolus: "25 years after the wall..."

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Site officiel de la conférence: http://www.25yearsafterthewall.com/ 

 

Avec des contributions du président Vaclav Klaus (Prague), Lech Walesa (Varsovie), Thilo Bodenstein (Budapest), professeur Nicolas Levrat (directeur de l'Institut européen de l'université de Genève)...

 

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03 juillet 2015

Сербия – новое связующее звено между странами ЕС и Москвой

 

PBMB - Copie.jpgАвтор: Анри де Гроссувр, основатель и президент «Форума Карла Великого», президент Ассоциации Париж – Берлин – Москва, директор по связям с общественностью французской компании «Suez Lyonnaise des eaux».

Article publié sur le site de l'ex ministre des affaires étrangères Igor Ivanov et aimablement traduit par le professeur Alexey Kozhemyakov

 

Consulter l'article complet sur ce site / Full text of the article


   От переводчика:

Предлагаемая вниманию читателя статья необычна, как минимум, по двум причинам: во-первых, тем, что автор не профессиональный исследователь международных отношений (хотя, зная его много лет, замечу, что его широчайшей эрудиции в истории и политике, как и анализу происходящего в мире, мог бы позавидовать не один «профессионал по должности». Чего стоит одна озвученная в тексте мысль: «Православие – это единственное, что осталось в мире «нерастворимым в либерализме»! Интересно, знают ли о такой точке зрения в РПЦ? И может ли она, если имеет основания, быть интерпретирована и в терминах политики? Не праздные вопросы, не правда ли?

 

Во-вторых, выбранная им тема – это не дань сиюминутному интересу, напротив, это та проблематика, к которой автор возвращается уже не одно десятилетие. Приглашая русскоязычного читателя к списку публикаций А. де Гроссувра в конце статьи, уверен, тот сразу отметит там одну книгу: «Париж-Берлин-Москва», изданную в 2003 году во Франции. Вот это и есть «его тема» (и взгляд на неё с «сербского угла» в данной статье лишь демонстрирует возможность расширенного взгляда на сюжет). И хотя реалии большой политики последних десятилетий делали осуществление этой «оси» всё менее реализуемым (я не раз говорил автору: «как политическая перспектива эта тема богатейшая по своему потенциалу, но именно поэтому ей и не дадут реализоваться»), она всё же получила, пусть короткий, но прецедент в истории (я имею в виду не экстренную встречу российского и французского президентов в Москве 6 февраля 2015 года по Украине, и последующую встречу уже «тройки с украинским президентом в Минске по той же теме, а те недавние по историческим меркам годы, когда встречи «тройки» Путин-Ширак-Шредер были действительно событиями в мировой политики). Пессимист (даже если он называется сегодня «реалистом») скорее всего, скажет на это «что было, то прошло», а иной, глядя на тревожные сдвиги в европейской и мировой политике, тем более расценит предлагаемый текст, как «мечтательства». На это остается только ответить, что не только «времена меняются», причем неизбежно будут меняться, но и, как говорил де Голль, «будущее длится долго».

 

А.С.Кожемяков, д.ю.н., приглашенный профессор кафедры политической теории МГИМО(У) МИД РФ.

 

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01 juin 2015

Nouveau mur ou nouvelle coopération européenne ?

Intervention d'Henri de Grossouvre au

dialogue franco-russe, 120 avenue des Champs Elysées - Paris

22 avril 2015 

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Avant de commencer je souhaite remercier le prince Alexandre Troubetzkoï, président exécutif du dialogue franco-russe et Denys Pluvinage, directeur de l’Institut franco-russe de m’avoir invité à intervenir ce soir. Je me réjouis de revoir des visages connus, je me réjouis aussi d’intervenir ici au dialogue franco-russe et de pouvoir discuter avec vous durant la deuxième partie de la soirée.

La crise de l’Union Européenne n’a jamais été aussi flagrante, crise économique, crise démocratique, crise politique, crise culturelle, crise existentielle même. « L’Europe ne sait plus ce qu’elle est ni ce qu’elle veut » s’inquiète Hubert Védrine. Cette union de vingt-huit membres et de 507 millions d’habitants est sur le papier la première puissance économique mondiale mais ne pèse pas sur la scène internationale. C’est sans doute là qu’il faut chercher la cause de l’absence de relations constructives avec la Russie. En théorie nous traitons d’une question strictement et exclusivement européenne : les pays de l’UE et la Russie, en pratique il ne vous a pas échappé que les Etats-Unis exercent un rôle déterminant sur ces deux parties de la grande Europe depuis la fin du XIXe siècle et depuis la première guerre mondiale. Quelle est aujourd’hui cette Europe, l’Europe de l’UE ? Y a-t-il d’autres Europe possibles ? quels sont les intérêts des Etats-Unis en Europe, sur le continent européen ? Coïncident-ils toujours avec nos intérêts propres et quelle politique de coopération aurions-nous intérêt de développer avec la Russie ? ce sont les questions auxquelles je vais essayer de répondre ce soir à l’heure où l’on parle de construire un nouveau mur pour diviser l’Europe quinze ans après la chute du communisme et de l’empire soviétique, quinze ans après la chute du mur de Berlin et du rideau de fer. Mais aussi à l’heure de l’espoir puisque des résistances de gauche et droite s’organisent. Résistances refusant la confrontation et l’instrumentalisation des deux Europe. Ces résistances, ces alternatives plus ou moins marginales mais cours de structuration en France, en Allemagne en Italie et dans les autres pays de l’Europe occidentale, sont déjà au pouvoir dans d’autres pays d’Europe centrale et des Balkans, en Grèce, en Serbie dans une certaine mesure, mais aussi en Hongrie.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et malgré la parenthèse gaulliste l’Europe de l’Ouest n’est plus sujet mais objet des relations internationales, l’Europe centrale et orientale a été quant à elle sous tutelle soviétique jusqu’en 1990. Aujourd’hui le formidable espoir que représentait en 1990 la possibilité d’une réconciliation européenne de Brest à Vladivostok a été obscurci par la mise sous tutelle stratégique de l’ensemble des pays actuels de l’UE et par le remplacement de la possible renaissance d’un projet politique européen ambitieux par l’extension de l’OTAN aux portes de la Russie, source de confrontation et de division du continent. Souvenez-vous de la crise de Cuba en 1962, pour les Etats-Unis des missiles soviétiques à leur porte n’étaient pas acceptables et c’était tout à fait normal.

Quelle est la conception actuelle de l’Europe qui préside aux destinées de l’Union Européenne ? ...

 Lire la suite (doc pdf)

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28 mars 2015

Le Forum Carolus et le réseau Nouvelle Europe à l'AG du dialogue franco-russe à Paris

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A. Moustafa (Paris), M. Frohmaier (Stuttgart), Pierre Gentillet (Paris), Andrej Fajgelj (Novi Sad / Serbie)

 

Le Forum Carolus a participé le 26 mars 2015 à l'assemblée générale du dialogueDSCF0009.JPGfranco-russe à l'ambassade de Russie à Paris. La séance a été ouverte par Vladimir Iakounine, président des chemins de fer russes et co-président de l'association avec le député Thiérry Mariani. Le prince Alexandre Troubetzkoï, directeur du dialogue franco-russe a présenté le bilan 2014 de l'association en soulignant qu'elle était devenue une référence incontournable très recherchée.

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 Jean-Pierre Chevènement a souligné la désinformation entretenue par nos médias à propos de la Russie et a insisté sur le fait que les accords Minsk 2 s'appliquent, ce dont personne ne parle parce que cela devrait avoir pour conséquence la levée des sanctions envers la Russie. Il a également rappelé que les Occidentaux au lendemain de l’effondrement de l'Union Soviétique et de la chute du mur avaient assurés que l'OTAN ne s'étendrait pas aux portes de la Russie... Accord qui avait pourtant été confirmé lors de la conférence de Munich de 2008 et du sommet de l'OTAN de Bucarest de la même année au cours duquel l'opposition de la France et de l'Allemagne à l'entrée dans l'OTAN de l'Ukraine et de la Géorgie avait été entérinée par les États-Unis.

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Le président Valéry Giscard d'Estaing, particulièrement en verve malgré ses 89 ans a rappelé les faits économiques: l'interdépendance entre les pays de l'Union Européenne et la Russie mais aussi la solidarité culturelle qui relie les deux poumons de l'Europe toutes deux issues de la même matrice gréco-latine.

L'Assemblée Générale du dialogue franco-russe s'est terminée par le lancement du 1er festival du film russe à Paris par l'acteur Bernard Menez, aussi célèbre en Russie qu'en France: "Quand les russes rient / 60 ans de comédies russes 1950 - 2010".

Bernard Menez aime la Russie

 Durant la réception qui a suivi les interventions les représentants du Forum Carolus et du réseau Nouvelle Europe ont eu l'occasion de s'entretenir avec le président Vladimir Iakounine.

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Andrej Fajgelj, Markus Frohmaier et le président du Forum Carolus Deutschland,s'entretiennent avec Vladimir Iakounie

Le Forum Carolus France et le Forum Carolus Deutschland, accompagné de partenaires Serbes, français, et russes s'est ensuite réuni à la Maison de la Chasse pour discuter des projets du réseau Nouvelle Europe.

 Pierre Ersetzt

 

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15 mars 2015

Le Forum Carolus au festival de géopolitique de Grenoble 12 et 13 mars 2015

 

A quoi servent les frontières ?

Festival de géopolitique de Grenoble, mars 2015

 Intervention du Forum Carolus avec des universitaires de Novi Sad : La Serbie, frontière ou transition entre Orient et Occident ?

Le délégué général du Forum Carolus, Henri de Grossouvre, est intervenu jeudi et vendredi au festival de géopolitique de Grenoble avec Andrej Fajgel, directeur de l'Institut culturel de Novi Sad (Serbie) et du professeur Nenad Krstic, de l'université de Novi Sad. La vidéo de cette table ronde sera bientôt en ligne sur ce site. En attendant, voici quelques photos de l'intervention...

 

Andrej Fajgelj et Henri de Grossouvre:

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Professeur Nenad Krstic:

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Intervention de Sabine Dullin: "La frontière épaisse de la Russie"

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Jean-François Fiorina, directeur de l'EM Grenoble

à la remise des prix le vendredi soir

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Olivier Hanne, primé dans le cadre du festival par l'association Anteios et la revue Conflits

pour son ouvrage: "Etat islamique, anatomie du nouveau califat" (avec Thomas Flichy):

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Pendant la remise des prix:

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Photos Forum Carolus

08 mars 2015

L'obscure clarté de Manuel Barroso

Par Gabriel Galice

Genève

Texte aimablement envoyé par Gabriel Galice au Forum Carolus

 

Galice Gabriel (4).jpgLes réponses de Manuel Barroso à Frédéric Koller (Le Temps du 30 janvier) laissent songeur le lecteur qui suit depuis des décennies les affaires européennes et la trajectoire de l’intéressé.

Le plus simple est de prendre appui sur le titre de l’article, qui commence par « Soyons clairs… ». En interrogeant, tel l’analyste, l’énoncé. Car bien des choses sont claires, qui ne corroborent pas les assertions de Manuel Barroso, et d’autres obscures, dans la carrière de l’ancien président de la commission européenne.

Dans sa jeunesse portugaise, Manuel Barroso fut maoïste par antisoviétisme, membre du MRPP : « J’ai choisi les pro-Chinois parce qu’ils luttaient contreBarroso.jpg les communistes ». Certains soupçonnent l’ambassadeur des Etats-Unis alors en poste à Lisbonne, Frank Carlucci, éminent collaborateur de la CIA (il en sera nommé directeur-adjoint en 1978), d’avoir manipulé le MRPP. Le journal L’Humanité cite (trop vaguement) « plusieurs sources » faisant état d’une manipulation directe de Barroso par Carlucci (...)

Lire la suite (pdf)

 

30 janvier 2015

Revue Défense Nationale - Tribune sur la Serbie

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Tribune n°606 parue le 29 janvier 2015

Forum Carolus

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Revue Defense Nationale - H de Grossouvre - Serbie nouvelle plaque tournante entre les pays de l UE et Moscou .pdf

 

19 décembre 2014

LA TRÈS GRANDE RÉGION : UNE RUSE DE L'HISTOIRE?

Tribune de Jacques Schleef

Fondateur et directeur du festival Summerlied

 

 Jacques Schleef.jpgComme la plupart des militants engagés en faveur de la culture régionale, j’avais soutenu, l’an dernier, le «Oui» au référendum sur la fusion de la Région Alsace et des départements du Rhin en une collectivité territoriale nouvelle, qui aurait intégré les compétences et les moyens budgétaires et humains actuellement dispersés entre ces trois acteurs. Face au projet de méga-région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, j’ai aussi participé à la manifestation du 11 octobre à Strasbourg, au cours de laquelle de très nombreuses personnalités, mais aussi de « simples citoyens » ont exprimé leur attachement à une entité politique alsacienne distincte, et non pas réunie contre son gré à ses voisins d’outre-Vosges.


Nos efforts ont été vains, mais nous devons accepter les décisions prises démocratiquement par les institutions compétentes de la République. Nous pouvons déplorer ce résultat, mais à qui la faute ? D’abord, aux Alsaciens, qui ont suivi une tactique de « girouette » incompréhensible, conduisant à une grave dégradation de leur image dans l’opinion régionale et nationale et à leur isolement (sans vouloir polémiquer, une coopération avec la Bretagne, avec son expérience de revendication forte, aurait pu être utile, pour soutenir de manière croisée sa « réunification » et notre « autonomie »).

Une politique culturelle pour « ùnser Elsàss »
Je veux limiter mon propos aux questions culturelles, pour lesquelles je m’engage depuis longtemps (notamment dans le cadre du festival "Summerlied ") et qui, je le sais, sont chères au coeur d’une grande majorité d’Alsaciens. Il ne s’agit pas de s’ériger en "djihadiste" » ou" zadisste" (zone à défendre) d’une alsacianité archaïque, rêvée ou fantasmée, mais de suggérer des pistes pour sortir du "Schlàmàssel "actuel, et qui sera pire encore en 2016, lorsqu’il s’agira de définir une « politique culturelle » pour l’ALCA (si, du moins, elle devait relever des compétences de la région).

Nous ne pouvons plus tergiverser, mais devons prendre des décisions pour forger des « faits accomplis » et, d’autre part, engager rapidement des négociations avec tous les interlocuteurs publics et privés concernés, des médias aux communes, en passant par les artistes, les enseignants et les associations. Nous avons besoin d’alliés solides, car les Alsaciens (même avec l’aide des Mosellans) seront une « minorité périphérique » dans l’ensemble imposé par le législateur (le statut éventuel de Strasbourg comme chef-lieu n’y changera rien!).

Trois priorités me semblent cruciales pour la promotion de nos langues régionales (allemand, dialectes franciques et alémaniques) :

- l’adoption d’une stratégie destinée à la transmission de la langue au sein des familles, mais aussi dans les établissements d’enseignement, de la maternelle au baccalauréat général ou professionnel, est indispensable et urgente ; en particulier, nous avons besoin d’objectifs ambitieux pour qu’au moins 25% d’une classe d’âge obtienne l’Abibac, afin de constituer dans la société un véritable « vivier bilingue », qui sera un atout économique considérable

- en nous inspirant des bonnes pratiques à l'étranger (en Irlande par exemple) nous devons réhabiliter l’alsacien dans la vie collective ; notre langue disparaît inexorablement de la rue, des commerces, des services publics (hôpitaux, administrations), des églises, etc. ; cette atmosphère mortifère doit être combattue, en diffusant des annonces en alsacien dans les gares et les bus, en enrichissant les programmes de radio et de télévision avec des émissions en dialecte où les intervenants parlent une langue de haut niveau (nitt wie Holzschue!) en soutenant (à l’écrit comme à l’oral) l’utilisation des langues régionales dans une logique de « plus-value » pour leurs locuteurs

- nous devons faire de l’alsacien, mais aussi des autres langues pratiquées chez nous (du manouche au welche, voire le turc et le kabyle, pourquoi pas ?) un élément de notre attractivité ; la langue est un facteur de cohésion sociale autant qu’un vecteur de communication et un outil économique ; parler le dialecte, c’est appartenir à une communauté civique, liée par une « complicité » et une intimité » particulières, qui doit donner envie d’y participer ; l’Alsace, qui a accueilli depuis des siècles des vagues migratoires variées, savait leur faire une place, mais les exogènes savaient aussi s’adapter aux « autochtones » (et non l’inverse, comme aujourd’hui).

Dans ce but, je réclame deux mesures qui peuvent être décidées sans attendre:

- la création d’une Agence pour la culture régionale en Alsace (éventuellement renforcée par la Moselle) rassemblant l’OLCA, l'ACA et le FRAC pour nous doter d’une « forge culturelle » combinant la tradition avec la réalité contemporaine ; cette ACRA devra compter dans ses rangs les communautés urbaines et d’agglomération, mais aussi les communautés de communes qui voudront y adhérer pour bénéficier de ses conseils et de son aide ; elle aura pour mission le soutien à la langue et la culture régionales, et non à la culture « nationale », qui relève de l’Etat (et doit être financée par Paris) ; la culture est un marché, certes, mais nous pouvons l’organiser et l’orienter conformément à nos valeurs et nos intérêts, qui peuvent être distincts de ceux prônés sur les berges de la Seine ;

- nous devons veiller au maintien d’une radio-télévision publique « de proximité » qui s’implique pleinement, notamment par des émissions de jeunesse et par une présence dynamique sur Internet et les « réseaux sociaux », pour le dialecte ; elle devra conclure des accords avec les stations allemandes, luxembourgeoises et suisses pour produire des séries et des divertissements (jeux, concours) communs, mais également des séquences d’information et des débats en allemand et en Mundart pour stimuler le sentiment européen ; il s’agit, à terme, de fonder une ARTE transfrontalière, mais en allemand uniquement, car le français « écraserait » la composante alsacienne, alors que nous devons nous réapproprier note germanité.

« Sauver les meubles ? » Non, apporter le trousseau

En 2016, il faudra que l’ALCA reprenne à son compte ces entités, tout comme elle « récupèrera » les lycées et les autres bâtiments appartenant à la Région, de même que sa trésorerie et ses dettes… Elle devra signer avec les établissements publics créés par la Région et les départements (et jouissant à ce titre de la personnalité juridique) des accords de coopération et de partenariat pour la mise en oeuvre des politiques décidées au niveau régional. Ces EPA ou EPIC étant dotés de Conseils d’administration dans lesquels siégeront des membres « indépendants » de la future tutelle (représentants des villes, professionnels, etc.), il sera hasardeux de vouloir les dissoudre et bien plus « rentable » pour ne pas provoquer de crise supplémentaire, d’accepter cette « dot » alsacienne (le modèle pourrait sans doute être appliqué à d’autres secteurs, comme le tourisme ou l’économie).


Pour conclure, je ne peux plus entendre les sottises sur un Landel qui doit rester « ouvert » et serait menacé de se « recroqueviller » sur lui-même : notre « pays » (j’ose ce mot, celui de « peuple » étant prohibé) n’est ni une caisse enregistreuse, ni une station-service, ni une foire-exposition, mais un « patrimoine » commun à tous ceux qui s’en réclament et veulent transmettre cet héritage aux générations futures. L’Alsace doit se réinventer : il est temps pour elle de savoir ce qu’elle veut être demain.

Brûlons Hàns im Schnokeloch !

Ses cendres fertiliseront notre avenir au coeur de l’Europe rhénane et, ainsi, nous pourrons dire que le « mariage forcé » de l’Alsace aura été une « ruse de l’Histoire » pour que les Alsaciens prennent enfin conscience des enjeux culturels et de leur identité.

Jacques SCHLEEF

 

Texte envoyé par l'auteur au Forum Carolus 

27 novembre 2014

Manifeste pour une nouvelle Europe signé à Paris le 25

Le Forum Carolus a signé mardi 25 novembre 2014 à Paris un manifeste pour une nouvelle Europe. Les co-signataires sont des associations et fondations françaises, serbes, italiennes et russes. La liste des signataires sera rendue publique prochainement.

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Manifeste pour une nouvelle Europe

L’observation géométrique de la carte du continent européen étendu de l’Atlantique à l’Oural, révèle qu’une droite correspondant à la grande diagonale d’un polygone relie Paris, Berlin et Moscou. Son milieu se trouve quelque part entre Pologne et Biélorussie, c’est-à-dire symboliquement sur la frontière de l’Union européenne et du monde russe.

Plus frappant encore : si l’on cherche le point d’équilibre géométrique de ce même polygone, on s’aperçoit que la médiatrice reliant le centre du polygone au milieu de son flanc sud se trouve en Serbie. Cet équilibre géométrique semble donc confirmer les nécessités géopolitiques d’un partenariat quadripartite qui lierait les deux principales puissances d’Europe de l’Ouest à la Russie et son alliée traditionnelle serbe dont elle fut à maintes reprises au cours des siècles garante de la survie. Cette dernière, à la fois géographiquement, démographiquement et culturellement européenne partage cependant avec la Russie une sorte d’homologie religieuse et linguistique qui lui confère une position essentielle entre Ouest et Est.

Dans un contexte nouveau de retour de la Guerre froide et de recherche d’un monde multipolaire, l’Europe de l’Ouest, singulièrement la France et l’Allemagne, doivent se souvenir qu’elles n’ont pu réellement exister de 1945 à nos jours que dans les courtes périodes où elles s’étaient partiellement affranchies de la tutelle atlantique, à l’instar de la politique gaullienne ou de la guerre américano-irakienne de 2003. Toutes les puissances européennes en quête de liberté ont vocation à s’associer à la France et l’Allemagne pour ériger la plus grande Europe, au premier rang desquelles l’Italie, matrice de tout ce qui fut grand en Europe et sans qui cette Europe serait seule.

L’essoufflement politique et financier de l’Union européenne, les souhaits multiples et nouveaux des peuples européens de recouvrer une maîtrise de leur destin national, les tensions apparaissant en Europe orientale, le retour au premier plan d’une Russie étatiquement réorganisée et sure d’elle-même, tous ces éléments appellent à un réaménagement des relations internationales sur le continent européen qui devra inclure la Russie comme partenaire respectable.

Pour cette raison, les fondations signataires du présent manifeste déclarent s’engager à créer entre elles et entre leur pays respectif les conditions d’un rapprochement et d’une coopération politique, économique et culturelle.

A Paris, le 25 novembre 2014

Le manifeste version quadrilingue (pdf)

 français, russe, serbe, italien

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05 novembre 2014

Discours de Jean-Marc Ayrault à Coblence le 12 septembre 2014

Die Bedeutung der Errinerung an den ersten Weltkrieg für die deutsch-französischen Beziehungen 

Coblence - JM Ayrault - Forum Carolus.pdf

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Discours prononcé le 12 septembre 2014 à Coblence (Alllemagne)

Texte envoyé par l'ancien premier ministre au Forum Carolus

 

20 octobre 2014

Belgrade: visite officielle de Poutine et colloque Paris Berlin Moscou Belgrade

Poutine Belgrade.jpgLe président russe Vladimir Poutine a effectué une visite officielle à Belgrade le jeudi 16 octobre 2014. Malgré une pluie battante 200.000 Serbes ont acclamé le chef d’État russe. Belgrade est la ville d'Europe hors Russie où il est le plus populaire. Le gouvernement serbe négocie son entrée dans l'Union Européenne mais le premier ministre Vucic a réaffirmé jeudi que la Serbie refuse d'appliquer des sanctions à la Russie. Belgrade se voit comme une plaque tournante entre l'Est et l'Ouest de l'Europe, un peu comme l'était l'Autriche au lendemain de la seconde guerre mondiale. Vladimir Poutine est venu commémorer la libération de Belgrade du joug nazi, la capitale Serbe a été libérée grâce aux partisans serbes etpoutine Belgrade 2.jpg avec l'aide des troupes de la Russie soviétique. Les chefs d’États russes et serbes ont assisté à la plus grande parade militaire à Belgrade depuis 1985 du temps de la Yougoslavie et la plus grande parade serbe depuis la première guerre mondiale. Aujourd'hui la Serbie a le statut d'observateur au sein de l'organisation du traité de sécurité collective (OTSC en russe Организация Договора о коллективной безопасности), le pendant de l'OTAN mis en place par la Russie avec ses alliés. L'année prochaine, la Serbie prendra la présidence de l'OSCE, la seule organisation de sécurité qui rassemble la totalité des États du continent européen ainsi que les États-Unis. Une mission de l'OSCE est en cours au Kosovo région serbe occupée militairement par les États-Unis...

Poutine Belgrade 4.jpgCulturellement et linguistiquement la Serbie est avec la Bulgarie le pays slave d'Europe du Sud le plus proche de la Russie. la Serbie utilise le cyrillique, contrairement aux Croates qui l'ont abandonné. La Serbie, économiquement, doit accueillir la plus grande partie du gazoduc Southstream, soit 450 kilomètres. Southstream passeraPoutine Belgrade 3.jpg par la Bulgarie et la Serbie bénéficiera d'un rôle stratégique en devenant une plaque tournante de redistribution vers les ses voisins du nord et de l'Ouest pour approvisionner les pays de l'Union Européenne. Un accord de production de voitures issue de l'usine ex yougoslave Zastava a aussi été signé entre la Serbie et la Russie. Il serait dans l'intérêt de l'Allemagne et des autres pays européens de pouvoir coopérer avec la Serbie comme intermédiaire avec la Russie afin d'éviter des sanctions qui portent surtout préjudice à l'économie des pays de l'Union Européenne.

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Dans le domaine de l'action humanitaire d'urgence, les Serbes et les Russes ont prévu d'établir un centre d'intervention à Nis, ville du Sud de la Serbie, les Russes présents sur le site bénéficieraient de l'immunité diplomatique. Les Russes impliqués dans ce projet soulignent que l'aide humanitaire prodiguée par ce centre sera destinée à tous les Serbes sans distinction de race de sexe ou de religion. Les Etats-Unis  sont quant à eux présents militairement non loin de Nis avec la très importante base militaire de Bondsteel dans le Kosovo.

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Sanda Raskovic Ivic, présidente du DSS, parti de centre droit est venue apporter son soutien à l'événement organisé par troisième Serbie le lendemain de la visite du président russe. Le DSS est un parti d'opposition prônant la neutralité de la Serbie. Cette position est particulièrement cohérente avec le nouveau positionnement de la Serbie comme pont et plateforme entre l'Est et l'Ouest.

Suncanica.jpgLa visite du président russe avait été d'une certaine manière préparée par la première mondiale du film du cinéaste russe Nikita Mikhalkov "Coup de soleil" (en serbe "Suncanica") qui a eu lieu le 3 octobre à Belgrade en grande pompe. Mikhalkov était l'un des huit porteurs de drapeaux de la délégation russe lors de l'inauguration des jeux olympiques de Sotchi.

Le lendemain de la visite du président russe, troisièmePBM Belgrade.jpg

Serbie a organisé un grand colloque international "Paris Berlin Moscou Belgrade" pendant lequel la version serbe du livre d'Henri de Grossouvre paru en avril 2002, "Paris Berlin Moscou, la voie de l'indépendance et de la paix" a été présentée. "Parij Berlin Moskva" est préfacé par Miroslav Parovic, président de 3e Serbie. Plusieurs membres du Forum Carolus ont participé à ce colloque, Alain Favaletto, le professeur Eric Maulin, Rodolphe Oberlé et Henri de Grossouvre. Ce livre était paru en avril 2002 alors que dès le 11 février 2003 la plupart des journaux du monde entier titraient à l'image de Libération: "Paris Berlin Moscou, l'axe anti-guerre". En mars 2003, eurent malheureusement lieu les premiers bombardements anglo-américains sur Bagdad. Ce livre avait déjà été publié en 2004 en italien par les éditions milanaises Fazi.

Sansoni.jpgAlessandro Sansoni, journaliste et universitaire à Naples, a développé la thèse selon laquelle sous des apparences d'échecs, les interventions américaines sur le continent ont pour but de semer le chaos pour empêcher des rapprochements qui leur seraient défavorables. Il a aussi évoqué avec Henri de Grossouvre l'importance de la ligne Rome Belgrade Moscou pour garder le flanc sud et aussi la spiritualité de l'Europe.

NovaEvropa-201.jpgGoran Sekulovski, franco-macédonien enseignant la patrologie à l'Institut Saint Serge de Paris a insisté sur l'unité culturelle et religieuse du continent européen, en rappelant que le terme même de laïcité est issu de la chrétienté, le terme et sa possibilité, thèse chère à Henri de Grossouvre et abordée dans son ouvrage.

Le professeur de philologie Nenad Krstic, de l'université de Novi SadNenad Krstic.jpg (Voïvodine) a quant à lui évoqué deux personalités importantes pour la thématique du colloque: le général de Gaulle et ses liens avec la Serbie, ainsi que Dositej Obradovic, un homme des lumières (1739-1811) et le premier auteur important de langue serbe. Il s'était réfugié au monastère de Novo Hopovo, près de Novi Sad, après avoir quitté son Banat natal.

Viktor Kolbanovsky.jpgViktor V. Kolbanovsky, représentant du vice-président de la Douma est intervenu à Belgrade en insistant sur la nécessité de mettre en relation les organisations œuvrant pour la coopération et la paix sur le continent européen. Au colloque du 17 octobre "Paris Berlin Moscou Belgrade", une place d'honneur avait été réservée à l'ambassadeur russe Konouzine très connu et populaire à Belgrade pour ses positions courageuses en faveur de la Serbie. Henri de Grossouvre, après avoir rappelé la genèse de son livre préfacé par le général Gallois, le conseiller militaire du général de Gaulle, a rappelé les fondamentaux de sa thèse, "Pourquoi et comment Paris Berlin Moscou?", il  a souligné que cette axe tripolaire n'est qu'un catalyseur qui a besoin pour exister de pays tiers jouant un rôle clé au cœur du continent européen, ce rôle clé sera de plus en plus joué dans les années à venir par Belgrade et la Serbie.

Pierre Ersetzt

 

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17 septembre 2014

21 octobre 2014 à l'EM Strasbourg: Il était une Ukraine...

Il ETAIT UNE UKRAINE

Actualité européenne avec le colonel Cagnat

Avènement des régions ou retour des nations?

Le Forum Carolus en partenariat avec l'APE (Association Parlementaire Européenne) et  avec le soutien Colonel Cagnat.jpgde notre hôte l'Ecole de Management de Strasbourg, organise le mardi 21 octobre une conférence débat avec le colonel René Cagnat, spécialiste des pays de l'ex-URSS et plus particulièrement de l'Asie centrale. René Cagnat est Saint Cyrien, chasseur Alpin et ancien des services spéciaux. Selon lui la patrie française et peut être l'Europe des Nations, notion gaullienne chère à certains membres du Forum Carolus, serait "la seule communauté qui peut protéger quand tout s'effondrera. Ce sera l'occasion d'aborder l'actualité ukrainienne, et au delà de réfléchir à la signification des boulversements des organisations territoriales des pays de l'Union Européenne. La France crée de nouvelles régions dont on ne connait pas pour le moment les compétences et dont les limites ne sont pas encore arrêtées, des régions de l'Europe sont prêtes à faire sésession comme en Ecosse, en Catalogne ou en Flandre. Parallèlement, malgré la mondialisation ou sans doute en réaction à l'uniformisation du monde, des observateurs avisés constatent le retour des identités collectives avec Hervé Juvin (ancien collaborateur de Raymond Barre)  voire le retour des nations  avec Jacques Sapir marqué quant à lui à la gauche de la gauche. Le débat sera animé par Henri de Grossouvre, délégué général du Forum Carolus et Eric Maulin, professeur de droit public à l'université de Strasbourg et vice-président du Forum Carolus.

Le mardi 21 octobre de 18 à 19h30 à l'EM Strasbourg, 61 avenue de la Forêt Noire

Inscriptions auprès de F. Goerg: fiona.goerg@forum-carolus.org

Le colonel Cagnat nous présentera aussi son dernier livre "Il était une France". Colonel Cagnat: "Les jeunes Français ignorent en général l'histoire de France et restentil_etait_une_france.jpg insensibles à la notion de patriotisme. Mais qui perd sa mémoire perd son âme ! J'ai donc voulu transmettre à mes petits-enfants l'amour de notre pays ainsi que les notions d'honneur, de devoir, qui leur seront indispensables dans le monde difficile qui les attend. La saga de quatre générations de leurs ancêtres, depuis la fuite d'Alsace après 1870, l'hécatombe de 1914-1918, la bataille oubliée de Diego-Suarez en 1942, jusqu'au drame algérien et à la Guerre froide, leur montrera le prix à payer pour défendre la nation. Enseignement qui leur sera nécessaire lorsque, confrontés à l'adversité, ils devront réagir au plus vite mais avec justesse et à propos. Le mensonge étant l'une des plaies de ce monde, je me suis efforcé de dire ici mes quatre vérités : vérité me concernant, vérité sur ma famille, vérité, telle que je la perçois, sur notre France et ce qui l'entoure."

12 août 2014

Summerlied commence demain le 13, Carolus répond présent

jacquesschleef.jpgLe festival Summerlied créé et dirigé bénévolement par Jacques Schleef en 1997 commence demain, mercredi 13 août. Summerlied est tout d'abord une prouesse réalisée par des centaines de bénévoles réalisant un travail de professionnels. C'est le festival d'une Alsace à la fois enracinée et ouverte sur le monde, d'une Alsace de la tradition renouvelée, réinventée et décomplexée. Plusieurs des grands concerts du soir, de la grande scène de la clairière, une des plus grandes mobiles de France, affichent déjà quasiment complet. Des grands noms des scènes européennes se produiront dans la clairière d'Ohlungen: les Bretons Tri Yann, les Corses I Muvrini, Goran Bregovic et l'orchestre des mariages et des enterrements (le compositeur des musiques du cinéaste Kusturica) ou encore Stephan Eicher.

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yourte.jpgMais Summerlied c'est aussi de nombreux concerts en parallèle pendant la journée, des créations en dialecte, une scène en accès libre, des contes, des spectacles pour enfants, une ambiance tout à la fois magique, festive et bon enfant qui attire des publics variés.

Le Forum Carolus participera à Summerlied comme chaque fois depuis 2006. Le président du Forum Carolus, le baron Nikolaus von Gayling-Westphal, les vice-présidents Eric Maulin et Vincent Gouvion, et le délégué général, Henri de Grossouvre seront présents à l'inauguration et assisteront à la plupart des concerts.

 

15641_0_1.jpgCette année le Forum Carolus présentera les sculptures de l'artiste roumain Doru Dragusin. Doru a exposé dans les grandes capitales d'Europe, influencé par Brancusi il est un créateur nourri des traditions roumaines et orthodoxes byzantines. Son art d'inspiration minérale et végétale sait aussi être plusDSCF7647 reduite.jpg classique comme pour le buste en bronze de Titulesco qui a été acquis par l'ONU. Le diplomate roumain Nicolae Titulesco qui fut deux fois président de la Société des Nations est natif du même village que Doru Dragusin. Tout un symbole d'un Européen artisan de la paix à l'heure où les Etats-Unis suivis par l'Union Européenne préparent la guerre...

HPH pour le Forum Carolus

 

 

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05 mars 2014

Dernières nouvelles du crime à Strasbourg

 Alain Bauer et Charles Pellegrini à Strasbourg le 13 mai 2014

LANCEMENT DU KITSON CLUB STRASBOURG

jack.jpgIl y a du nouveau à Strasbourg: le mardi 13 mai sera lancé le Kitson club Strasbourg, les deux invités vedettes inaugureront le premier débat "off" et en petit comité du Kitson Strasbourg. Alain Bauer, le plus jeune grand maître du Grand Orient et très controversé "professeur de criminolgie" sera opposé à Charles Pellegrini, le "flic de conviction".

Le principe du Kitson Club: Elisa Kitson la fondatrice présente en 10 minutes maximum les deux intervenants qui ont droit à 5 minutes successivement pour lancer le débat, tout le reste de la soirée consiste en questions réponses entre eux et avec les invités.

Alain Bauer a été le conseiller de plusieurs présidents de la république deAlain Bauer 2.jpg droite comme de gauche, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la franc-maçonnerie et d'une quarantaine sur la ciminalité. Pour faire court, il est partisan de la répression et critique l'angélisme de la prévention pour lequel le délinquant est une victime de la société. Sous Sarkozy il a réussi à faire ériger, par le ministère de l'enseignement, la criminologie comme discipline autonome au sein du conseil national des universités. Il est à la fois intime des socialistes Manuel Valls et Stéphane Fouks et de Xavier Raufer, ancien d'Occident et du Front National avec qui il a cosigné plusieurs ouvrages.

Charles Pellegrini.jpgLe commissaire Charles Pellegrini très attaché à sa Corse natale a été engagé volontaire en Algérie, il est alors convaincu que l'Algérie doit rester française. Il participe ensuite activement à mai 1968, du côté des forces de police dont il déplore leur manque d'équipement et de préparation. Il dirige aujourd'hui, depuis plus de 20 ans, des sociétés d'analyse de risque.

La participation à ce débat qui aura lieu au château de Pourtalès se fait exclusivement sur invitation ou après validation du bureau du Kitson Strasbourg, vous pouvez envoyer vos demandes à elisakitson@wanadoo.fr ou grossouvre@forum-carolus.org

Pierre Ersetzt

01 mars 2014

Conflits: une nouvelle revue de géopolitique à paraître en avril

feu.jpgUne nouvelle revue de géopolitique va voir le jour: "Conflits". Pascal Gauchon, agrégé d'histoire et directeur de collections aux Presses Universitaires de France (PUF) est l'initiateur de cette publication à laquelle participeront notamment le géographe et géopoliticien Yves Lacoste et Christian Harbulot, directeur de l'école de guerre économique, expert en intelligence économique et ancien activiste maoïste.

L'ambition de cette revue sera de traiter non pas seulement desla_geographie_des_conflits_yves_lacoste.jpg conflits armés traditionnels mais aussi des guerres économiques et culturelles. Cette revue, distribuée en kiosque, doit être lancée en avril 2014. Le premier numéro sera consacré à l'Eurasie, sujet également du prochain festival de géopolitique de Grenoble qui aura lieu du 3 au 6 avril 2014: "Eurasie: l'avenir de l'Europe?"

Le délégué général du Forum Carolus, Henri de Grossouvre, participera au premier numéro de cette revue et interviendra au festival de géopolitique de Grenoble dans un débat qui l'opposera à l'universitaire Jean-Baptiste Jeangene Vilmer sur le thème "Quelle relation l'Union Européenne doit elle entretenir avec la Russie?" Ce débat sera animé par le journaliste du Figaro Pierre Rousselin.

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10 février 2014

11 février à 18h30 à Strasbourg: Slobodan Despot auteur du miel

Despot 2.jpgSlobodan Despot, éditeur qui a publié plusieurs livres du Forum Carolus est aussi l'auteur d'un premier roman "Le miel", publié dans la mythique collection blanche de Gallimard.

Slobodan Despot présentera cet ouvrage à Strasbourg le mardi 11 février à 18h30 à la librairie Kleber. Cette présentation sera animée par le professeur Eric Maulin, vice-président du Forum Carolus et par Henri de Grossouvre, fondateur et délégué général du Forum Carolus.

Inscriptions

 

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16:35 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (2)

28 septembre 2013

Allemagne, la rupture ?

Une Allemagne néo nationaliste ?


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Alain Favaletto, trésorier du Forum Carolus, vient de signer un livre aux éditions de l'Harmattan sur le néo-nationalisme allemand. Nous n'avons pas encore lu ce livre qui ne sera disponible que d'ici quelques jours mais nous nous réjouissons qu'un membre du bureau du Forum Carolus dont nous connaissons les qualités et le sérieux enrichisse un débat important pour l'avenir de l'Europe. Pour avoir eu des discussions avec l'auteur, il est très vraisemblable que nous ne serons pas d'accord sur tout mais il est très important que des sensibilités différentes soient représentées au Forum Carolus, il s'agit là du gage de notre liberté.

Formé à Sciences po Strasbourg, Alain Favaletto a étudié également la Gestion (DESS), l’Histoire contemporaine (DEA) à Strasbourg et les Finances publiques (DEA Paris 2). Lieutenant-colonel de réserve sous contrat jusqu’à 2012, décoré du mérite à titre militaire, ancien expert à la Commission européenne à la direction des relations extérieures, il est aujourd’hui cadre financier et réside en Allemagne. Il est aussi chanteur lyrique et fondateur de l'association Cantores Rhenani, association présidée par notre ami Alain Boos.

HPH

* * *

angela-merkel_2-420x315.jpgJusqu’aux années 90, l’Allemagne apparaissait comme un partenaire fiable et honnête. Les attitudes agressives n’étaient que souvenirs égarés dans 150 ans d’une histoire turbulente. Cependant, après la réunification (1990), l’Allemagne a renoué avec un sentiment national très fort. Celui-ci se mue dorénavant en une affirmation de primauté en tout domaine. Le redressement économique du pays ces dernières années, aussi soudain qu’inattendu, allié à la crise de l’euro, réactualise en Allemagne l’idée flatteuse d’une supériorité de principe. De vieux réflexes refont surface. L’intérêt exclusif du pays submerge les digues du partenariat européen. Les « Besserwisser », ceux qui savent mieux, refont surface dans la presse, dans les mondes politiques, fussball-fans-540x304.jpgéconomiques. L’aspect des discours reste soyeux, mais le fond s’est durci, la pensée se raidit. Ce néo-nationalisme qui ne dit pas son nom sera-t-il compatible avec la coopération en Europe ? D’où proviennent et quelle nature recèlent ce dévergondage émotionnel et cet amour de soi ? Ce livre tente de répondre à ces questions.

 

SOMMAIRE

CHAPITRE I - Les enjeux de l’histoire

1 - Le rêve impérial

2 - Le rêve identitaire

3 - Le rêve d’unité

CHAPITRE II - Trois aspects de la politique allemande actuelle

1 - Suprémacisme et nationalisme en Allemagne : le retour

2 - L'échiquier politique et son rapport à l'Europe

3 - La crise de l’europe : catastrophe finale ou renaissance ?

CHAPITRE - III : Perspectives européennes

1 - La relation franco-allemande

2 - Ein deutsches Europa ?

 

Présentation du livre par l'éditeur et bon de commande

18 mars 2013

Photos du débat sur le retour du loup - 15 février 2013

 

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Ouverture, Guillaume Beaumont (SHCF), introduction Henri de Grossouvre

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Antoine Waechter (à gauche)

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Jean-Yves Poirot (éleveur, à gauche)

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Gérard Lang, président de la fédération des chasseurs du Bas-Rhin

DSCF9893 copie.jpg Marie-Odile Guth copie.jpg

Marie-Odile Guth, inspectrice générale de l'environnement

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Baron von Gayling-Westphal, président du Forum Carolus

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Comte d'Andlau-Hombourg ; Professeur Eric Maulin

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Annie Charlez, conseil juridique de l'ONCFS et SHCF

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Dîner au tire bouchon

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François Loos, ancien ministre & Baron von Gayling-Westphal

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10 janvier 2013

Qui à peur du loup alsacien ? Débat du Saint Hubert Club de France

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07 janvier 2013

Discours de Philippe Richert aux voeux de la région Alsace

philippe-richert.jpgLe président du Conseil régional d'Alsace, Philippe Richert, soutenu au premier rang par Charles Buttner, président du Conseil général du Haut-Rhin et par Guy-Dominique Kennel, président Conseil général du Bas-Rhin, sous l'oeil attentif des préfets et du maire de Strasbourg, a prononcé ce soir, à l'occasion de la cérémonie des voeux, un discours très argumenté et très convaincant sur la chance historique offerte aux Alsaciens de se doter d'une collectivité unique lors du réferendum du 7 avril prochain. Pour résumer, il a développé trois types d'arguments. Des arguments d'ordre22_01_11_3PresidentsConseilUnique024.jpg administratif par la suppression du mille feuille administratif territorial et la création d'une collectivité unique. Des arguments d'ordre économique, liés à l'efficacité augmentée des politiques de promotion économique par une collectivité se dotant d'une stratégie économique cohérente et globale. Des arguments, enfin, d'ordre historique et culturels. L'Alsace serait plus efficace mais aussi plus forte, plus à même de mener une politique d'avenir conforme à sa spécificité historique, culturelle et linguistique.

Deux hommes d'Etat français, l'un de droite et l'autre de gauche, le général de Gaulle et François Mitterrand, ayant chacun marqué à leur manière l'histoire de la France et reconnaissant même que la centralisation a été jadis utile à la formation de la France, se sont d'ailleurs très clairement engagés sur la voie d'une décentralisation profonde. "La France a eu besoin d'un pouvoir fort et centralisé pour se faire, elle a aujourd'hui besoin d'un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire" (François Mitterrand)

On se dirigerait, a souligné Philippe Richert, en pesant ses mots, vers une forme de gouvernement régional. Il s'agirait là d'une première historique au sein, bien sur, de la République française. L'Alsace ferait ainsi figure de pionnière parmi les régions françaises, car la création de fortes régions en France et en Europe correspond bien au sens de l'histoire et s'inscira pleinement dans l'acte III de la décentralisation annoncé et préparé par le gouvernement.

alsace.gifPhilippe Richert a également plusieurs fois comparé l'Alsace à ses voisins français et aussi à son voisin d'Outre-Rhin dont les trois Länder de l'après guerre se sont rassemblés dès les années cinquante pour constituer un Land unique, le Bade-Wurtemberg, jouissant aujourd'hui et en pleine crise, d'un taux de chomage à 4,5% ce qui équivaut au plein emploi.

Cette opportunité historique, comme tous les grands sujets importants, transcende les clivages droite gauche, il ne s'agit pas là d'un combat politique partisan mais d'un sujet d'intérêt général. Les trois collectivités alsaciennes réunies en congrès se sont d'ailleurs prononcées à une écrasante majorité toutes tendances politiques confondues pour la collectivité unique. D'autres régions françaises regardent déjà l'Alsace avec envie et rêvent d'une collectivité unique. Les Alsaciens auront le 7 avril 2013 la possibilité de prendre leur destin en main et de dire oui à une Alsace plus forte et plus efficace, cette opportunité est historique.

Forum Carolus

30 décembre 2012

Qui a peur du loup ? Le retour du loup en Alsace, en France et en Allemagne

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En 2013 le Forum Carolus s'intéresse au loup et vous invite à deux soirées sur son retour en Alsace, en France et en Allemagne:

S0122280X2b copie.jpgLe dimanche 13 janvier à 17h chez le président du Forum Carolus, le baron Nikolaus von Gayling-Westphal au château d'Ebnet à Fribourg en Brisgau (photo ci-dessus). Intervention en allemand par le Dr Micha Herdtfelder. Es beginnt mit einem Wolfsfilm und einem Vortrag. Thema: „Die Rückkehr des Wolfes nach Deutschland".

Eintritt frei


* * *


alsace-retour-loup_g.jpgEt le vendredi 15 février 2013 à 17h30 au Palais du Rhin, le Saint Hubert Club de France section Alsace organise à Strasbourg en partenariat avec le Forum Carolus un grand débat contradictoire sur le retour du loup en Alsace (Antoine Waechter, Thomas Pfeiffer...), en France (avec notamment l'expert loup et lynx pour la France de l'ONCFS), :"Retour du loup, pour ou contre?".

Début à 17h45: introduction générale par Henri de Grossouvre
- Introduction thématique par Thomas Pfeiffer, auteur de "Alsace, le retour du loup" (La Nuée Bleue). Puis débat animé par Henri de Grossouvre avec:
- Antoine Waechter, conseiller régional d'Alsace, naturalisteAntoine Waechter copie.jpg
- Nikolaus von Gayling-Westphal, forestier / Land-, Forst-und Energiewirt et président du Forum Carolus
- Gérard Lang (président fédération chasseurs du Bas-Rhin
- Eric Marboutin, chef de projet Loup et Lynx à l'Office national d
e la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)
- Marie-Odile Guth, inspectrice générale de l'environnement, spécialiste de la biologie et de la gestion du loup

 - Un spécialiste allemand à choisir par Nikolaus von Gayling-Westphal
- Jean-Yves Poirot, éleveur (Haut-Rhin)
- Thomas Pfeiffer

La librairie Kleber et les éditions de la Nuée Bleue sont partenaires de cet événement

Le débat sera suivi d'un dîner chantant dont le lieu sera communiqué ultérieurement (inscriptions pour le dîner: fiona.goerg@forum-carolus.org )

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Inscriptions pour les deux événements auprès de la belle Fiona: fiona.goerg@forum-carolus.org
Ou sur la page Facebook du Forum Carolus

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24 octobre 2012

Appel pour la vie de la langue régionale d'Alsace

Assises du bilinguisme en Alsace

Intervention de Jacques Schleef

jacquesschleef.jpgIntervention de Jacques Schleef, directeur du festival Summerlied, aux assises du bilinguisme à Strasbourg, ici en photo avec Stefan Eicher au festival Summerlied 2012, cet été.

Extraits: " (...) L’approche choisie pour cet argumentaire sur la problématique du bilinguisme français/alsacien-allemand en Alsace se fonde délibérément sur un raisonnement à contre-courant des discours habituels, dont les jérémiades et les bonnes intentions sont bien connues, mais dont les résultats sont clairement insuffisants. L’objectif n’est pas de « faire de la provocation », mais d’engager un processus de prise de conscience, afin de placer les responsables publics, mais aussi les Alsaciens eux-mêmes, devant leurs contradictions, bien souvent dignes (malheureusement !) du célèbre « Hans im Schnokeloch » !

"(...) C’est donc un effort collectif, un sursaut qui est nécessaire, si nousDSC_0498.jpg voulons sortir de la logique mortifère qui gangrène la culture en Alsace, et notamment le dialecte, au fur et à mesure que se succèdent colloques et conférences, sans que des décisions concrètes soient prises pour donner une véritable perspective aux Alsaciennes et Alsaciens qui espèrent non pas la survie, mais la vie de leur langue dans les générations futures."

 

Lire le texte de l'intervention de Jacques Schleef (pdf)

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Summerlied août 2012

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18 octobre 2012

Basques et Alsaciens: vers de nouvelles régions administratives conformes à leur culture?

Les basques de France n'ont pas de territoire correspondant à leur identité culturelle et linguistique puisque le département des Pyrénées Atlantiques comprend le pays basque français et le Béarn, et pour être précis également les terres gascones de Bayonne et Bidache (plus quelque paroisses de Soubestre). En Alsace, c'est le contraire, il y a trois entités administrative (dépaLasserre.jpgrtements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et Région Alsace). Le 6 septembre 2012, Lurraldea, Conseil des élus du Pays basque créé en 1995 a demandé que la future loi sur la décentralisation (acte III) autorise la constitution d'une entité administrative spécifique. Comme en Alsace, les régionalistes et leurs opposants se retrouvent dans la plupart des partis. Le secrétaire départemental de l'UMP, Max Brisson Max Brisson.jpg(photo de gauche) est un ardent défenseur avec le sénateur Modem Jean-Jacques Lasserre (président du Conseil des élus du Pays basque, photo en haut à droite) du projet de collectivité basque tandis que Michelle Alliot-Marie s'y oppose. Idem chez les socialistes, il y a des opposants au projet, comme David Habib et des partisans d'une entité basque spécifique.

En Alsace, le projet de Conseil unique est soutenu par la majorité des élus alsaciens toutes tendroland-ries-444003-jpg_298362.JPGances confondues. Le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries a toujours revendiqué un héritage girondin et non jacobin, il y est favorable. Les élus écologistes en sont aussi majoritairement partisans, Antoine Waechter souligne les avantages liés à une politique régionale commune des transports et de l'environnement et Andrée Buchmann (photo en bas à gauche) insiste aussi quant à elle sur l'ouverture sur le monde grace au bilinguisme alsacien.

Le principal artisaandree buchmann.jpgn du Conseil unique d'Alsace est Philippe Richert, actuel président de la région Alsace et ministre des collectivités territoriales de 2010 à 2012. Il a du un temps faire face à une certaine résistance passive des Haut-Rhinois. Le président Buttner, apre et efficace négociateur, revendique toujours le siège du Conseil unique pour Colmar où, siègeait jadis, sous l'ancien régime le conseil souverain d'Alsace. Ce projet semble toutefois remis sur les rails. Le 6 octobre dernier, le groupe projet a validé deux assemblées, une législative et une exécutive pour le futur Conseil unique et un référendum aura lieu le 7 avril ou le 12 juin.

L'acte III de la décentralisation annoncé par le gouvernement et dont on ne connait pas encore la teneur exacte sera t il une opportunité historique pour les régions linguistiques basques et alsaciennes? Nous le saurons dans quelques mois mais plutôt qu'un acte III qui rappelle trop une pièce de théâtre nous appelons de nos voeux un acte final conforme tout à la fois à nos héritages régionaux historiques et au sens de l'histoire, à l'avenir de la construction européenne.

HPH

13 août 2012

Summerlied et rencontres Carolus - Photos du dimanche 13 août

Demain mardi 14 août - dernier débat à 18h à Ohlungen

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Ci-dessus "Décentralisation et droit local, une opportunité pour l'Alsace?"

Patrick Kintz et Jean-Marie Woehrling

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Les québecquois du "Vent du Nord"

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12 août 2012

Summerlied 2012 et rencontres du Forum Carolus

Photos du Festival Summerlied, dans la forêt d'Ohlungen

et des rencontres de 18h organisées par le Forum Carolus

Prochaines rencontres, dimanche 12 et mardi 14

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Ci-dessus au micro, Olivier Demers, de la formation québecquoise Le vent du Nord

 

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Helmut Mossmann, facteur de cornemuse en forêt Noire

 

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Jacques Schleef directeur du festival Summerlied avec Stephan Eicher

17 juillet 2012

Le Forum Carolus à Summerlied 2012

Du 10 au 15 août le Forum Carolus sera au festival Summerlied de chants et contes d'Alsace et d'ailleurs.

Samedi 11: débat bilingue sur les instruments traditionnels avec Fernand Lutz, président des sociétés de musique d'Alsace et Helmut Mossmann, facteur de cornemuse en Forêt Noire, et 0livier Demers du groupe Québecquois "Vent du Nord"


Dimanche 12: sur le droit local et l'acte III de la décentralisation annoncée par l'actuel gouvernement avec Jean-Marie Woehrling, président de l'Institut du droit local Alsacien et Mosellan et Patrick Kintz, président du tribunal administratif de Strasbourg

Mardi 14: Musique et la culture par delà les frontières avec Nikolaus von Gayling, président du Forum Carolus et Stadtsrat pour la culture à Fribourg en Brisgau, Wolfgang Jokerst, maire de Bühl (Allemagne), Robert Walter, directeur de la fondation centre culturel franco-allemand de Karlsruhe et Anne Sander (CESER)

Débats animés par Henri de Grossouvre, délégué général du Forum Carolus et organisés par Fiona Goerg et Laurent Winter


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30 mai 2012

Photos du débat du 30 mai: Robert Herrmann & Philippe Bilger

Débat entre Robert Herrmann, 1er adjoint à Strasbourg et Philippe Bilger, magistrat, organisé et introduit par Vincent Gouvion, président du Cercle Daniel Riot et animé par le professeur Eric Maulin, directeur de l'Institut des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg et vice président du Forum Carolus

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Photos Forum Carolus (utilisables en mentionnant la source)

19 mai 2012

Grand débat: Entre justice et politique: quelle place pour la corruption?

Le mardi 29 mardi 2012 à 19h00 à la salle Blanche de la Librairie Kléber à Strasbourg avec:M.-Robert-Herrmann.jpg

DSCF1932.JPGPhilippe BILGER, avocat général honoraire à Paris et Robert HERRMANN (photo de droite), Premier adjoint au maire de Strasbourg. Le débat sera présenté et modéré par le professeur Eric Maulin, vice-doyen de la Faculté de droit et directeur de l'Institut des Hautes Etudes Européennes.

Le débat est organisé par le Cercle Daniel Riot en partenariat avec le Forum Carolus et sera animé par Vincent Gouvion (photo de gauche), président du Cercle Daniel Riot.